Gaz GTA, solaire, contenu local Sangomar, financements verts et adaptation climatique : enjeux et opportunités pour les entreprises sénégalaises.
Le Sénégal vit une révolution énergétique en deux temps. D’abord, l’exploitation des hydrocarbures : le champ Sangomar (pétrole, BP/Woodside, 76 000 bbl/jour depuis 2024) et le projet GTA — Grand Tortue Ahmeyim (gaz naturel, BP/Kosmos, 196 Mm³ de réserves, exploité avec la Mauritanie) transforment la donne économique du pays.
Parallèlement, le Sénégal accélère sa transition énergétique : plan solaire 1 000 MW d’ici 2030, centrale à gaz de Malicounda (300 MW), électrification rurale portée à 98 %. Le gouvernement cible 30 % d’énergies renouvelables dans le mix d’ici 2030, ouvrant un marché massif pour les développeurs solaires et les industriels de la chaîne de valeur ENR.
| Source | Capacité MW | Part % |
|---|---|---|
| Thermique (fioul/gaz) | 950 MW | 65 % |
| Charbon (Sendou) | 125 MW | 9 % |
| Solaire (en place) | 200 MW | 14 % |
| Éolien (Taïba N’Diaye) | 158 MW | 11 % |
| Hydro (OMVS) | 16 MW | 1 % |
| Total installé | ~1 450 MW | 100 % |
| Objectif 2030 | 3 000 MW | dont 30 % ENR |
Le littoral sénégalais recule de 1 à 3 m/an dans certaines zones (Saint-Louis, Rufisque). Saint-Louis est considérée comme l’une des villes les plus menacées d’Afrique par la montée des eaux. Investissements adaptation urgents.
Le nord du Sénégal subit l’avancée du désert : Ferlo, Linguère, Louga. Impact direct sur l’élevage pastoral (40 % de la population active rurale). Grande Muraille Verte : 8 000 km de végétation à replanter.
Les saisons des pluies deviennent plus courtes et irrégulières. Le bassin arachidier souffre de sécheresses prolongées. L’irrigation devient indispensable — mais coûteuse pour les petits exploitants.
Le réchauffement des eaux de l’Atlantique modifie les migrations des poissons. Les stocks de sardinelles (base alimentaire) se déplacent vers le nord. Reconversion partielle vers l’aquaculture nécessaire.
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