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Initiatives AfricaEnvironnement & Climat Observatoire / Carbone bleu
Base thématique — Carbone bleu

Mesurer les écosystèmes. Documenter leur valeur.

Mangroves, herbiers et marais côtiers : relier les habitats, le carbone, les communautés et les projets. Distinguer les stocks, les flux annuels, les services écosystémiques et les crédits certifiés.

Contrôle documentaire du 18 septembre 2026. La comparaison graphique entre services, part de financement et taille du marché est retirée : les unités, périmètres et sources ne permettent pas cette lecture. Les chiffres de marché non vérifiés sont désormais ND.
StocksCarbone présent, à une date donnée — tC ou tCO₂e
FluxSéquestration sur une période — tCO₂e/an
CréditsÉmissions évitées ou absorptions vérifiées et effectivement émises au registre

Pourquoi cette base existe

Relier la connaissance des habitats aux décisions de protection et de restauration, puis aux financements et résultats documentés.

Une règle de comparaison. La valeur estimée d’un ensemble de services écosystémiques n’est pas le chiffre d’affaires d’un marché de crédits. Leur quotient ne mesure ni un taux de rémunération, ni une rentabilité, ni la part des services protégés.

Services et carbone

Ces habitats contribuent à la protection côtière, à la qualité de l’eau et aux ressources halieutiques. Une partie importante de leur carbone se trouve dans les sols. La Blue Carbon Initiative — About Blue Carbon documente ces fonctions (rubriques d’introduction et de séquestration ; consultation du 18 septembre 2026).

La dégradation, la restauration et la certification sont trois états distincts. Aucune quantité de crédits n’est calculée à partir d’une surface plantée.

Les grandeurs mondiales de référence

Les valeurs ci-dessous sont des références publiées ; leur présence dans une page consultée en 2026 ne les transforme pas en mesures de 2026.

GrandeurValeur et périmètreSource précise et limite
Services des mangrovesAu moins 1,6 Md US$/an, échelle mondialeBlue Carbon Initiative, About Blue Carbon, rubrique Mangroves. Date de l’estimation non précisée sur la page ; référence historique, non actualisée ici.
Part de surface mentionnée avec les émissions de déforestation0,7 % de la surface des forêts tropicales ; pas de toutes les terresMême page, rubrique Mangroves. Dénominateur corrigé. La formulation d’origine ne permet pas une estimation africaine.
Surface cumulée des trois écosystèmesND — donnée non disponible dans le corpus vérifiéLe total hérité d’environ 49 M ha est retiré : définitions, dates et recouvrements non réconciliés.
Perte annuelle actuelleND — série récente comparable à établirUn taux ancien cité par une page générale n’est pas un taux mesuré en 2026.

Marché et financements : état documentaire

IndicateurÉtatPreuve attendue
Taille et croissance du marché mondialNDÉtude identifiée, définition du marché, devise, année, méthode et transactions couvertes.
Parts des écosystèmes, régions et acheteursNDMême univers de transactions et même période.
Part dans la finance climat internationaleNDPérimètre du numérateur et du dénominateur, année et étape financière.

La rareté d’une offre certifiée ne suffit pas à établir un prix élevé ou un avantage commercial. Il faut examiner contrats, volumes, coûts, intégrité et règles de certification.

Ce que les fiches pays ont établi

Le travail documentaire sur les cinquante-quatre États a fait remonter des éléments dispersés. Ils sont rassemblés ici pour la première fois — et leur maigreur est le principal enseignement.

Mauritanie

Le seul chiffre national existant

Les herbiers du Banc d'Arguin séquestrent 732 GgCO₂e par an, soit environ 11 % des émissions nationales. La contribution du pays précise que ce pourcentage est à réviser substantiellement à la hausse au vu des nouvelles mesures de superficie.

Guinée-Bissau

Des mangroves majeures, non documentées

Parmi les plus étendues d'Afrique de l'Ouest, prolongées par l'archipel des Bijagos classé en réserve de biosphère. Aucune surface publiée, aucun stock estimé.

Seychelles

Absent du périmètre de la contribution

La contribution ne retient que quatre secteurs — énergie, froid, transport, déchets. Ni les herbiers ni les récifs n'y figurent, alors que le cadre national de l'économie bleue les met en avant.

Maurice

Une zone économique sans mesure

Le domaine maritime est sans commune mesure avec la superficie terrestre. Le capital de carbone bleu qu'il abrite n'est ni mesuré ni valorisé.

Gambie

Une mangrove productive et menacée

La riziculture de mangrove est la culture vivrière de la basse vallée. La remontée saline la menace — le carbone et la sécurité alimentaire y sont le même dossier.

Égypte

Récifs et zones humides

Récifs de la mer Rouge parmi les plus résilients au monde à la chaleur, exposés à une acidification dont l'OMM relève des niveaux record ; lacs côtiers du delta soumis à la salinisation et à l'urbanisation.

Le constat central de cette base. Sur les cinquante-quatre pays, un seul dispose d'un chiffre national de séquestration par carbone bleu — et sa propre contribution indique qu'il est à réviser. Pour tous les autres, l'observatoire n'a trouvé ni surface de mangroves, ni surface d'herbiers, ni stock estimé, ni solde annuel.

Les pays concernés, et ce qui manque pour chacun

DonnéeDisponibilitéOù elle devrait exister
Surface de mangroves par pays et solde annuelAucun paysInventaires forestiers nationaux ; bases mondiales de suivi du couvert
Surface d'herbiers marins par paysAucun paysProgrammes de cartographie marine ; instituts océanographiques
Stock de carbone par hectare, mesuré localementAucun paysTravaux scientifiques nationaux ; les valeurs employées sont importées d'autres régions
Séquestration annuelle nationale1 paysContributions déterminées et rapports d'inventaire
Aires marines protégées et leur superficiePartielAgences nationales de conservation ; bases internationales
Projets carbone bleu certifiés et volumes émisNon recenséRegistres des standards de certification volontaire

Les indicateurs que cette base se fixe de produire

Comme les trois bases qui la précèdent, celle-ci ne se contente pas de rassembler l'existant : elle précise ce qui n’a pas été recensé dans ce corpus au 18 septembre 2026 et qu’elle entend documenter.

Premier indicateur — la surface, pays par pays

Surface de mangroves et d'herbiers par État côtier africain, avec son solde annuel et son millésime. C'est la donnée fondatrice : sans elle, aucune valorisation n'est possible, et c'est elle qui manque partout. Trente-huit des cinquante-quatre États africains ont une façade maritime ; aucun ne publie cette donnée sous forme exploitable.

Second indicateur — la valeur du service rendu, rapportée aux émissions nationales

Le cas mauritanien montre l'intérêt de la mesure : 11 % des émissions du pays absorbées par un seul parc national. Rapporter le service au bilan national donne un ordre de grandeur immédiatement lisible par un ministère des Finances — bien plus qu'un tonnage brut.

Troisième indicateur — la part du revenu revenant aux communautés littorales

C'est le même indicateur que celui poursuivi par la base « marchés carbone », appliqué ici. Les mangroves sont exploitées par des communautés qui en vivent — pêche, bois, riziculture. Un mécanisme de valorisation qui ne leur reviendrait pas déplacerait le problème au lieu de le résoudre.

Ce que cette base ne fera pas. Elle ne publiera pas de classement des pays par surface ou par stock. Les fourchettes mondiales varient d'un facteur dix-huit sur les marais : un palmarès construit sur des données de cette qualité serait un artefact de mesure, non une information. La règle appliquée à l'indice de résilience vaut ici.

Sources

DonnéeSourceMillésime
Services mondiaux des mangroves et dénominateur de 0,7 %Blue Carbon Initiative — About Blue Carbon, rubrique Mangroves. Contrôlé le 18 septembre 2026 ; ne valide pas les autres agrégats hérités.Date de l’estimation : ND
Chiffres de marché hérités retirés des indicateursDocument exact non retrouvé dans cette vérification. ND ; éléments antérieurs conservés dans le journal des différences.Contrôle : 18 septembre 2026
Chiffres de marché hérités retirés des indicateursDocument exact non retrouvé dans cette vérification. ND ; éléments antérieurs conservés dans le journal des différences.Contrôle : 18 septembre 2026
Moins de 1 % de la finance climat internationale allant aux mangroves, marais et herbiersForum économique mondial, cité par une analyse sectorielle2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Jusqu'à 40 Mt de carbone dans les tissus vivants des herbiers — premier inventaire mondialÉtude internationale sur les herbiers marinsnovembre 2025Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Banc d'Arguin — 732 GgCO₂e/an, soit 11 % des émissions nationales, à réviser à la hausseFiche pays Mauritanie de cet observatoire, d'après la contribution déposée2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Éléments sur la Guinée-Bissau, les Seychelles, Maurice, la Gambie et l'ÉgypteFiches pays correspondantes de cet observatoire2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Acidification et récifs de la mer RougeOMM — État du climat en Afrique 2025juin 2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Note de méthode. Aucun ratio entre chiffre d’affaires du carbone et valeur globale de services écosystémiques n’est retenu. Sources et périmètres doivent être vérifiés pour chaque grandeur.
Ce que cette base ne peut pas encore faire. Elle n'établit aucune donnée africaine consolidée, car aucune série comparable n’a été recensée dans ce corpus au 18 septembre 2026. Sa première utilité est de nommer ce vide et d'en donner la mesure — un seul pays sur cinquante-quatre dispose d'un chiffre national, et lui-même le déclare provisoire.