INITIATIVES AFRICA · ESPACE MARIN ET CÔTIER
Connaître, protéger et valoriser durablement les espaces marins et côtiers africains.
Carte, territoires, écosystèmes, projets, outils et cadres régionaux des Conventions d’Abidjan et de Nairobi.
Explorer Océans & littoraux →Une proposition indépendante d’Initiatives Africa. Aucun agrément institutionnel revendiqué.
Les données qui décident du sort climatique du continent — flux financiers, crédits carbone, hectares restaurés, mégawatts installés, populations exposées — sont aujourd'hui dispersées entre une trentaine d'institutions, dont la plupart siègent hors d'Afrique. Cet observatoire les rassemble, les vérifie et les rend comparables sur les 54 pays. Objectif assumé : devenir le terminal de référence du climat africain — un Bloomberg du climat, conçu à Dakar, lu à Addis-Abeba, cité à Antalya.
Pourquoi cette bande. L'isohyète est l'instrument qui structure réellement l'Afrique : la Grande Muraille Verte n'est pas une ligne d'arbres, c'est le corridor compris entre les isohyètes 100 et 400 mm, sur 8 000 km de Dakar à Djibouti. Toute la navigation de cet observatoire reprend ce gradient : chaque pays, chaque module et chaque alerte portent la couleur de leur bande pluviométrique.
Chaque chiffre porte sa source et son millésime. Aucune valeur n'est reconstituée : lorsqu'une donnée n'est pas publiée, la case reste vide plutôt que d'être estimée.
Contrairement aux indicateurs ci-dessus, actualisés une fois l'an au rythme des rapports institutionnels, cette donnée est collectée chaque matin auprès de la NASA. Elle mesure les points chauds observés sur les vingt-quatre heures précédentes.
Dix piliers, une note sur 100, une lecture unique pour les 54 pays. L'IARC ne mesure pas l'exposition au risque : il mesure la capacité organisée d'un pays à l'absorber.
Chaque pilier agrège de 3 à 6 variables issues exclusivement de sources publiques vérifiables (OMM, IRENA, CPI, FVC, FAO, Banque mondiale, services météorologiques nationaux). Les variables sont normalisées en centiles continentaux, puis pondérées. Un pays disposant de moins de huit piliers suffisamment documentés n'est pas noté : il est publié en « couverture insuffisante », ce qui constitue en soi une information.
Second indice, complémentaire : l'ITVA — Indice de transition verte africaine, qui mesure non plus la résilience mais la vitesse de bascule de l'économie (capacité et mix renouvelable, accès et fiabilité, gouvernance et capacité de mesure, instruments économiques et intensité carbone, pondérés 20/25/15/15/25).
| Pays | Piliers documentés | Donnée non publiée |
|---|---|---|
| Sénégal Référence méthodologique | 10 / 10 | — |
| Maroc | 10 / 10 | — |
| Afrique du Sud | 10 / 10 | — |
| Kenya | 9 / 10 | Protection sociale activable |
| Égypte | 9 / 10 | Solde du couvert forestier |
| Éthiopie | 9 / 10 | Finance climat par habitant |
| Côte d'Ivoire | 8 / 10 | Alerte précoce, littoral |
| Nigeria | 8 / 10 | Alerte précoce, données infranationales |
| Mozambique | 7 / 10 | Eau, santé, capacité statistique |
| RD Congo | 6 / 10 | Couverture d'observation, finance |
Consulter le détail des deux indices
Chaque fiche pays ouvre sur dix onglets : panorama, climat observé, exposition et aléas, émissions, énergie, eau et sols, forêts et biodiversité, finance et carbone, gouvernance, sources.
Perimetre. Le referentiel retient les 54 Etats africains Parties a la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le Sahara occidental n en est pas Partie et ne figure a ce titre dans aucun des trois registres qui alimentent cette base : membres de l Organisation meteorologique mondiale, points focaux de la CCNUCC, autorites nationales designees du Fonds vert pour le climat. Il est donc hors perimetre de collecte, sans prejudice de toute autre consideration.
Chaque observatoire dispose de son propre tableau de bord, de sa base d'acteurs et de son flux d'actualité. Ils partagent le référentiel pays et le moteur de recherche.
Conçus pour les directions financières, les ministères, les bureaux d'études et les porteurs de projets. Exports PDF, Excel et CSV et accès API en cours de déploiement.
Les vingt outils
Le climat africain ne se gouverne pas par blocs économiques mais par bassins, corridors et centres climatiques régionaux. Les regroupements suivent cette réalité institutionnelle.
| Tableau de bord | Périmètre | Institution pivot | Priorité de suivi |
|---|---|---|---|
| Sahel & Grande Muraille Verte | 11 pays de l'emprise, isohyètes 100-400 mm | APGMV · CILSS / AGRHYMET | Hectares restaurés, emplois, décaissements |
| Corne de l'Afrique | Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Ouganda, Érythrée | IGAD · ICPAC | Sécheresse, alerte précoce, déplacements |
| Bassin du Congo | 6 pays forestiers d'Afrique centrale | COMIFAC · CEEAC | Couvert forestier, REDD+, tourbières |
| Afrique australe | 16 États membres | SADC · Centre des services climatiques | Sécheresse, hydroélectricité, cyclones |
| Afrique de l'Ouest côtière | Mauritanie → Nigeria | CEDEAO · WACA (Banque mondiale) | Érosion côtière, mangroves, submersion |
| Maghreb & Méditerranée | 5 pays de l'UMA + Égypte | UMA · Plan Bleu | Stress hydrique, dessalement, vagues de chaleur |
| Grands lacs & Afrique de l'Est | EAC élargie | EAC · Autorité du bassin du lac Victoria | Glaciers, niveau des lacs, géothermie |
| États insulaires | Cabo Verde, Comores, Madagascar, Maurice, São Tomé, Seychelles | Commission de l'océan Indien · AOSIS | Niveau marin, cyclones, économie bleue |
| Bassin du Nil | Onze États du bassin, de l'amont à l'aval | Ensemble transversal | Asymétrie amont-aval, écart de gouvernance, déficit d'accès |
| États enclavés | Seize États sans littoral | Ensemble transversal | Contrainte de corridor, norme carburant, surcoût logistique |
Une vue transversale supplémentaire suit la position de négociation du Groupe africain (AGN), de l'AMCEN et du CAHOSCC dans le processus onusien.
Les dix tableaux de bord régionaux
La carte des 54 États
Carte par niveau de couverture documentaireElle ne représente pas la vulnérabilité climatique : une couleur claire indique qu'on en sait moins, non qu'un pays fait moins.
De Kigali à Addis-Abeba : la séquence au terme de laquelle l'Afrique présidera, pour la première fois depuis Charm el-Cheikh, la conférence mondiale sur le climat.
Accueilli par le ministère rwandais de l'Environnement, avec le PNUD, la BAD, la DBSA et l'AUDA-NEPAD. Le programme 2026 bascule de la mise en place des cadres vers les salles de transaction : mise en œuvre de l'article 6, demande CORSIA, intégrité des crédits.
Dernier point de pression politique avant Antalya, centré sur les besoins de financement des petits États insulaires — dont six africains.
Configuration inédite née du compromis conclu à Belém : la Türkiye accueille et préside, l'Australie détient l'autorité sur les négociations. Sommet des chefs d'État les 11 et 12 novembre. Les CDN 3.0 soumises dans l'année y seront synthétisées et confrontées à l'écart d'émissions résiduel.
L'Éthiopie a obtenu l'aval du Groupe africain dès le deuxième jour de la COP30, devant la candidature nigériane de Lagos, sur des arguments d'infrastructure et de capacité d'accueil. C'est l'échéance qui structure l'ensemble de la feuille de route de cet observatoire : disposer, avant Addis-Abeba, d'un appareil statistique continental tenu par des Africains.
Toute donnée publiée sur cet observatoire renvoie à une source primaire identifiable et datée. Les agrégateurs commerciaux ne sont jamais cités seuls.
OMM État du climat en Afrique 2025 (juin 2026), État du climat mondial, initiative Early Warnings for All.
IRENA Renewable Capacity Statistics 2026 (31 mars 2026), Renewable Energy Statistics 2026 (juillet 2026).
Climate Policy Initiative Landscape of Climate Finance in Africa ; déclinaisons nationales Éthiopie, Nigeria, Afrique du Sud, Kenya, Ghana, Burkina Faso.
Africa Carbon Markets Initiative feuille de route et objectifs 2030/2050 ; SEforALL ; VCMI.
APGMV / Union africaine Plan d'investissements prioritaires décennal 2021-2030, Observatoire de la Grande Muraille Verte.
CNUCED, CNULCD, PNUE, FIDA, AFD, IRD pour la restauration des terres et la désertification.
CCNUCC registre des CDN, décisions de Belém, route vers Antalya, calendrier COP31 et COP32.
Banque africaine de développement pertes et préjudices, Africa Economic Outlook, Facilité africaine pour l'adaptation.
Fonds vert pour le climat, FEM, Fonds d'adaptation portefeuilles projets et décaissements par pays.
FAO, Global Forest Watch, COMIFAC couvert forestier, tourbières de la Cuvette centrale, agriculture.
Services météorologiques et hydrologiques nationaux ANACIM (Sénégal), NiMet (Nigeria), KMD (Kenya), SMA (Maroc), EMI (Éthiopie), SAWS (Afrique du Sud).
Centres climatiques régionaux AGRHYMET, ICPAC, SADC-CSC, ACMAD, ainsi que l'AMCEN et le CAHOSCC.