Quarante fois
Ce programme mesure des teneurs depuis soixante-dix pièces. Celle-ci n'est pas géologique, et elle écrase toutes les autres.
jusqu'à 200 g d'or
Il faut donc traiter environ 5 000 tonnes de cartes pour obtenir une tonne d'or — calcul de notre fait.
Les mêmes cartes contiennent aussi de l'argent, du cuivre et des terres rares.
5 g d'or
Il faut traiter environ 200 000 tonnes de minerai pour la même tonne d'or — calcul de notre fait.
C'est l'ordre de grandeur ordinaire d'un gisement aurifère exploité.
Le ciseau des teneurs, retourné
La base Eau et rejets a posé une hypothèse structurée : l'épuisement des gisements riches pousse l'exploitation vers des teneurs plus faibles et des localisations plus arides, donc vers davantage de matériau déplacé et davantage d'eau consommée, là où il y en a moins.
La mine urbaine est le seul gisement du corpus dont la teneur ne décline pas. Elle croît, parce qu'elle suit la miniaturisation et la densification des équipements, et elle se renouvelle chaque année avec le parc mis au rebut.
Le rapport de stérile est le meilleur que ce programme ait calculé, et de très loin. La fiche zinc et plomb établissait 2,7 tonnes de minerai déplacées par tonne de zinc contenu, contre 64,9 tonnes de sable par tonne de minéral valorisable : un rapport de vingt-quatre entre deux exploitations africaines. Ici le rapport à la mine aurifère est de quarante.
Une réserve immédiate, et elle est de taille. Les cartes électroniques ne représentent qu'une fraction de la masse d'un équipement mis au rebut. La teneur de 200 grammes porte sur les cartes, non sur le déchet entier : le tri qui produit ces cartes est lui-même le travail, et son coût n'est publié nulle part. Cette base ne compare donc pas deux coûts d'extraction, elle compare deux teneurs.
Composante proposée : teneur en métaux du flux de déchets, distinguée de la teneur du minerai géologique. Elle n'a de sens qu'assortie de la fraction du flux qui la porte, et cette seconde valeur manque.
Et l'Afrique importe ce gisement
Les sources établissent qu'en 2022, le continent a importé plus de 500 000 tonnes de déchets électroniques, la grande majorité d'entre eux n'étant pas contrôlés. La production locale est de l'ordre de 2,5 kilogrammes par habitant et par an, contre 17,6 en Europe — un rapport de sept, calcul de notre fait.
C'est le renversement le plus complet que ce programme ait rencontré. Soixante-dix pièces décrivent un continent qui exporte des minerais à faible valeur ajoutée. Ici il importe une matière minérale concentrée, et n'en tire presque rien.
Les sources situent la croissance attendue à +50 % de déchets électroniques africains d'ici 2030, et estiment que détourner les déchets des décharges vers la réutilisation, le recyclage et la récupération pourrait injecter 8 milliards de dollars supplémentaires par an dans l'économie africaine.
Réserve : cette dernière estimation porte sur l'ensemble des déchets, non sur les seuls déchets électroniques, et aucune source consultée ne la ventile. Cette base la rapporte sans la rattacher à la mine urbaine.
Zéro virgule huit
Un cas documenté suffit à établir le taux d'utilisation le plus bas de tout le corpus, et il se situe dans un pays que ce programme connaît déjà.
202 tonnes traitées à fin novembre 2025 pour une capacité théorique de 24 000 tonnes par an — calcul de notre fait. L'installation, présentée comme la première du genre en Afrique, est en service depuis dix ans.
Un même pays porte les deux extrêmes du corpus
La fiche pays consacrée à ce pays d'Afrique du Nord établit sept unités de transformation phosphatière pour un taux d'activité de 40 %, et une capacité aval représentant 1,67 fois la production amont. Elle concluait qu'à pleine extraction, l'outil resterait sous-employé.
Le même pays porte désormais le taux le plus bas que ce programme ait mesuré, sur une installation d'une nature entièrement différente.
Les causes rapportées ne sont pas les mêmes, et c'est ce qui rend le rapprochement utile. Le dossier phosphatier cite quatre freins — eau, transport, soufre, capital — dont la fiche relève qu'aucun ne relève d'un instrument, ce qui a fondé le constat 27. Ici la cause rapportée est administrative : des lourdeurs qui immobilisent le gisement, et des stocks de matériaux traités qui s'entassent faute de pouvoir être écoulés.
Une seconde cause est rapportée et elle est industrielle : faute d'unités de traitement avancées dans le pays, les composants les plus riches — notamment les cartes électroniques — sont exportés.
C'est exactement le motif que ce programme documente sur les minerais géologiques, transposé à la mine urbaine : la fraction la plus riche part, la fraction pauvre reste. La barre de valeur de la mine urbaine se rompt au même endroit que celle de la bauxite ou de la monazite — après la concentration, avant l'affinage.
Constat proposé : la mine urbaine africaine reproduit la structure de la mine géologique africaine. Elle exporte son concentré et importe sa matière première. Ce n'est pas une filière alternative : c'est la même filière, avec un gisement différent.
Onze pays sur cinquante-quatre, et deux objectifs de collecte
Sur les cinquante-quatre pays du continent, onze disposent d'une quelconque politique en matière de déchets électroniques — soit 20,4 % — et deux seulement ont fixé des objectifs de collecte, soit 3,7 %. Calculs de notre fait.
Rapprochement avec la consolidation. Ce programme recense dix-sept instruments appliqués aux minerais géologiques, dont plusieurs sont présents dans la quasi-totalité de nos trente fiches pays : redevance, participation de l'État, obligation de transformation. Sur le gisement dont la teneur est quarante fois supérieure, quatre pays sur cinq n'ont aucun cadre.
Cet observatoire n'en tire pas de recommandation et ne se prononce pas sur l'opportunité d'une politique. Il relève une asymétrie de traitement entre deux gisements, et le fait qu'elle n'apparaisse dans aucune de nos fiches — parce qu'aucune n'a regardé ce gisement.
Une mesure documentée : une circulaire actualisée en 2023 dans le pays cité impose aux établissements publics de céder leurs équipements usagés à l'agence nationale compétente, pour renforcer la collecte, améliorer la traçabilité et réduire le poids du secteur informel. C'est un guichet public de collecte, et il relève de la famille C de notre typologie — capter le canal — appliquée pour la première fois à un déchet.
L'informel majoritaire
Le secteur informel récupère plus de valeur que le secteur formel
Les sources établissent que sur la valeur des métaux récupérés dans les déchets électroniques en 2022, 9 milliards de dollars l'ont été par des systèmes formels et 12 milliards par le secteur informel — soit 57 % pour l'informel, calcul de notre fait.
C'est la première fois que ce programme dispose d'une répartition formel-informel chiffrée sur une filière. La base Artisanat minier pose la première limite de notre indice — il mesure ce que l'État capte, non ce qui atteint le creuseur — sans jamais avoir pu chiffrer la part concernée.
Ce chiffre ne la comble pas : il est mondial, non africain, et il mesure une valeur récupérée, non une valeur perçue par les travailleurs. Il établit néanmoins que sur cette filière, l'informel n'est pas une marge : c'est la majorité.
Les sources ajoutent qu'en Afrique la gestion de ces déchets est dominée par des collecteurs et des recycleurs du secteur informel dans la plupart des pays, qu'il n'existe ni systèmes de reprise organisés ni dispositions de licence pour le tri et le démantèlement, et que plus de 90 % des déchets électroniques africains sont traités par des voies non industrielles.
Elles décrivent aussi les conséquences sanitaires de ces traitements — dioxines, furanes, métaux lourds, troubles respiratoires et neurologiques. Cet observatoire les rapporte et ne les instruit pas : il n'a aucun élément propre, ne désigne aucun lieu et ne se prononce sur aucune responsabilité.
Composante proposée : part formelle et part informelle du traitement, en masse et en valeur. Renseignée sur aucune pièce du corpus, et disponible mondialement pour cette seule filière.
Trois valeurs de récupération, et elles ne se recoupent pas
| Grandeur publiée | Valeur | Part des 91 Md$ contenus |
|---|---|---|
| Métaux contenus dans les 62 Mt de 2022 | 91 Md$ | référence |
| Valeur récupérée, selon une source | 28 Md$ | 31 % |
| Détail de la même source | 9 formel + 12 informel = 21 Md$ | 23 % |
| Valeur récupérée, selon une autre source | 10 Md$ | 11 % |
L'écart interne à la première source est de 7 milliards de dollars, soit 25 % de la valeur qu'elle annonce — calcul de notre fait. Et la seconde source donne une valeur presque trois fois inférieure.
Trois explications sont possibles et aucune n'est confirmée. La première source ajoute peut-être aux métaux une valeur non métallique. Ou son total de 28 milliards inclut des flux que le détail formel-informel exclut. Ou les deux sources retiennent des périmètres de récupération différents — la seconde précise en effet parler d'une récupération opérée de manière écologique, à un taux documenté de 17,4 %.
Cette dernière explication est la plus probable et cette base la retient comme hypothèse : récupérer et récupérer proprement ne sont pas la même grandeur. Elle ne l'établit pas.
Cet observatoire publie les trois valeurs et ne tranche pas. C'est la huitième fois qu'il rapproche des grandeurs d'un même dossier et constate qu'elles divergent.
Les taux de recyclage divergent aussi, et de la même façon
Pour l'Afrique, les sources donnent 0,7 % selon l'une et « autour de 1 % » selon une autre. Pour l'Europe, elles donnent 40 % selon l'une et 17,6 % selon l'autre — un rapport de 2,3 entre deux valeurs censées décrire la même chose.
La divergence européenne est trop large pour tenir à un arrondi, et elle porte vraisemblablement sur la même distinction que ci-dessus : collecte documentée contre recyclage effectif et conforme.
Ce que ces deux divergences imposent à cette base : elle ne publie aucun taux de recyclage africain unique, et donne la fourchette avec ses deux sources. Un taux qui varie d'un facteur 2,3 sur le continent le mieux documenté ne peut pas servir de référence pour le continent le moins documenté.
Le seul constat qui résiste aux deux lectures est celui-ci : le taux africain est inférieur d'un ordre de grandeur à celui de toutes les autres régions, quelle que soit la définition retenue.
Méthode
Ce que cette base établit
| Question | État |
|---|---|
| La mine urbaine est-elle plus riche que la mine géologique ? | Oui, d'un facteur 40 sur l'or — mais sur la fraction « cartes », non sur le déchet entier |
| Le continent traite-t-il ce gisement ? | Non : 0,7 % à 1 % selon les sources, et plus de 90 % traités par des voies non industrielles |
| Existe-t-il des cadres ? | 11 pays sur 54 ont une politique, 2 un objectif de collecte |
| Le continent produit-il ce gisement ? | Peu : 2,5 kg par habitant contre 17,6 en Europe. Et il en importe plus de 500 000 tonnes |
| Qui récupère la valeur ? | Le secteur informel, à 57 % mondialement |
| Quelle valeur est récupérée ? | Non établi : trois valeurs publiées, de 10 à 28 Md$ sur 91 contenus |
| Une capacité africaine existe-t-elle ? | Une documentée : 24 000 t/an de capacité théorique, 0,84 % employée |
| Quel coût de tri ? | Non établi. Aucune source ne le publie, et c'est ce qui manque pour comparer deux coûts d'extraction |
Ce qu'elle refuse de publier
Ni taux de recyclage africain unique — deux sources divergent d'un facteur 2,3 sur le continent le mieux documenté. Ni valeur de la mine urbaine africaine — trois valeurs mondiales divergent de 10 à 28 milliards. Ni comparaison de coûts d'extraction entre mine urbaine et mine géologique — le coût du tri manque. Ni recommandation de politique publique.
C'est la cinquième pièce du programme publiée comme cadre et relevé d'absences, après les minéraux de développement, le contenu local, l'eau et le passif. Les cinq portent sur ce qui ne s'exporte pas — les matériaux domestiques, l'emploi, l'eau, les résidus, les déchets — et c'est une régularité que cette base signale : notre information est bonne sur ce qui sort du continent et mauvaise sur ce qui y reste.
Composantes proposées
| Composante | Portée |
|---|---|
| Teneur en métaux du flux de déchets | Distinguée de la teneur géologique, et assortie de la fraction du flux qui la porte — sans quoi elle compare deux choses différentes |
| Part formelle et part informelle du traitement | En masse et en valeur. Première répartition chiffrée dont dispose ce programme sur une filière : 57 % pour l'informel. Renseignée sur aucune pièce du corpus |
| Constat proposé | La mine urbaine africaine reproduit la structure de la mine géologique africaine : les composants les plus riches sont exportés faute d'unités de traitement avancées, la fraction pauvre reste. Même rupture de barre, gisement différent |
| Famille C, application inédite | Une circulaire imposant aux établissements publics de céder leurs équipements usagés à une agence nationale est un guichet public de collecte — famille C appliquée pour la première fois à un déchet |
| Précision de méthode | Récupérer et récupérer proprement ne sont pas la même grandeur. Hypothèse retenue pour expliquer trois divergences, non établie |
Sources de cette base
Rang 2Agences des Nations unies, rapport 2024 sur les déchets électroniques — 62 millions de tonnes produites en 2022, en hausse de 82 % par rapport à 2010, et 82 millions attendues d'ici 2030 ; 7,8 kilogrammes par personne et par an en moyenne mondiale ; métaux représentant la moitié de cette masse pour une valeur de quelque 91 milliards de dollars, dont 19 milliards de cuivre, 16 de fer et 15 d'or ; 22,3 % de la masse correctement collectés et recyclés en 2022, part attendue en recul à 20 % d'ici 2030 ; taux de recyclage et de collecte de 40 % en Europe, où la production par habitant approche 18 kilogrammes, et d'environ 1 % en Afrique ; recyclage se faisant souvent dans des environnements informels.
Rang 2Observatoire mondial des déchets électroniques — valeur des métaux récupérés estimée à 28 milliards de dollars en 2022, dont 9 milliards par des systèmes formels et 12 milliards par le secteur informel ; 81 des 193 pays analysés disposaient en juin 2023 d'une politique, législation ou réglementation en la matière ; taux documenté de collecte et de recyclage de 17,4 % correspondant à 10 milliards de dollars de matière première récupérée de manière écologique ; économie nette de 15 millions de tonnes de dioxyde de carbone attribuée au recyclage du fer, de l'aluminium et du cuivre.
Rang 4Presse spécialisée et analyses, 2020 à 2026 — taux de recyclage de 0,7 % en Afrique et 11,8 % en Asie, les plus faibles au monde ; 11 pays africains sur 54 disposant d'une politique en matière de déchets électroniques et 2 seulement ayant fixé des objectifs de collecte ; plus de 500 000 tonnes de déchets électroniques importées par le continent en 2022, la grande majorité non contrôlés ; production de 2,5 kilogrammes par habitant et par an contre 17,6 en Europe, et taux de collecte et recyclage formels de 0,7 % contre 17,6 % ; plus de 90 % des déchets électroniques africains traités par des voies non industrielles, avec production de dioxines, furanes et métaux lourds et effets respiratoires, neurologiques et cancérogènes rapportés ; croissance attendue de 50 % des déchets électroniques africains d'ici 2030 ; estimation selon laquelle détourner les déchets des décharges vers la réutilisation, le recyclage et la récupération pourrait injecter 8 milliards de dollars supplémentaires par an dans l'économie africaine ; gestion dominée en Afrique par des collecteurs et recycleurs du secteur informel, sans systèmes de reprise organisés ni dispositions de licence pour le tri et le démantèlement ; une tonne de cartes électroniques pouvant contenir jusqu'à 200 grammes d'or, contre 5 grammes pour une tonne de minerai de mine ; dans un pays d'Afrique du Nord, environ 100 000 tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques générées chaque année et 202 tonnes traitées à fin novembre 2025 par un centre pilote présenté comme le premier du genre en Afrique, pour une capacité théorique de 24 000 tonnes par an ; lourdeurs administratives citées comme cause, stocks de matériaux traités s'entassant faute d'écoulement, et composants les plus riches exportés faute d'unités de traitement avancées ; circulaire actualisée en 2023 imposant aux établissements publics de céder leurs équipements usagés à l'agence nationale compétente.
NoteLa teneur de 200 grammes porte sur les cartes électroniques et non sur le déchet entier ; le coût du tri qui produit ces cartes n'est publié par aucune source, et cette base ne compare donc pas deux coûts d'extraction. Trois valeurs de récupération mondiale sont publiées — 10, 21 et 28 milliards de dollars — et ne se recoupent pas ; trois explications sont proposées, aucune n'est retenue. Les taux de recyclage européens divergent d'un facteur 2,3 selon les sources ; aucun taux africain unique n'est publié par cette base. L'estimation de 8 milliards de dollars porte sur l'ensemble des déchets et non sur les seuls déchets électroniques. Les conséquences sanitaires rapportées ne sont pas instruites : cet observatoire n'a aucun élément propre, ne désigne aucun lieu et ne se prononce sur aucune responsabilité. Aucune personne physique n'est nommée, et aucune entreprise ni agence n'est désignée, conformément à la charte.
Calculs de notre fait
| Calcul | Résultat | Opération |
|---|---|---|
| Rapport de teneur en or | ×40 | 200 g/t ÷ 5 g/t |
| Matériau à traiter par tonne d'or | 5 000 t · 200 000 t | 1 ÷ teneur |
| Taux d'utilisation du centre de traitement | 0,84 % | 202 ÷ 24 000 t/an |
| Capacité rapportée au gisement national | 24 % | 24 000 ÷ 100 000 t/an |
| Pays dotés d'une politique | 20,4 % | 11 ÷ 54 |
| Pays ayant un objectif de collecte | 3,7 % | 2 ÷ 54 |
| Part informelle de la valeur récupérée | 57 % | 12 ÷ 21 Md$ |
| Écart interne à une source | 7 Md$, soit 25 % | 28 − (9 + 12) |
| Rapport de production par habitant | ×7,0 | 17,6 ÷ 2,5 kg |
Renvois internes
| Pièce | Lien |
|---|---|
| Base Eau et rejets | Le ciseau des teneurs : la mine urbaine est le seul gisement du corpus dont la teneur ne décline pas |
| Fiche Tunisie | Même pays, deux capacités sous-employées : 40 % et 0,84 %. Causes rapportées différentes — quatre freins d'exploitation d'un côté, lourdeurs administratives de l'autre |
| Base Artisanat minier | Première limite de l'indice. Première répartition formel-informel chiffrée dont dispose ce programme, quoique mondiale |
| Fiche substance Titane et zircon | Premier produit commercial issu de résidus miniers. La mine urbaine en est la forme aboutie |
| Base Réhabilitation et passif | Les terrils cités comme opportunités de remédiation : un passif peut être un gisement |