Depuis le 1er juin 2023, le Gabon est la première entité d'Afrique subsaharienne à avoir digitalisé et bancarisé simultanément la formalisation des entreprises. Le Guichet Numérique de l'Investissement (GNI) de l'ANPI délivre RCCM et NIF en 48 à 72 heures ouvrées. Guide opérationnel complet : formes juridiques, coûts réels, obligations post-création, incitations fiscales.
L'ANPI-Gabon (Agence Nationale de Promotion des Investissements), placée sous la tutelle de la Présidence de la République, est le guichet unique officiel de la création d'entreprise. Avant le GNI, il fallait passer successivement par le greffe du tribunal, la Direction Générale des Impôts et la CNSS. Aujourd'hui, tout est centralisé sur une plateforme unique : gni-anpigabon.com.
Le Gabon applique le droit uniforme OHADA (Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), commun à 17 États africains. Le capital minimum de la SARL a été fortement abaissé dans le cadre des réformes — de 500 000 à 100 000 FCFA — pour favoriser la création d'entreprise.
L'ANPI s'est engagée dans une démarche de performance et le délai annoncé est tenu, mais sous conditions : un dossier complet, une dénomination sociale effectivement disponible (la plateforme vérifie en temps réel dans le RCCM, d'où l'intérêt de proposer trois noms) et un code NACE correctement sélectionné — première cause de rejet des dossiers. Les formes juridiques simples, à commencer par l'entreprise individuelle, sont traitées le plus rapidement ; une SA avec plusieurs actionnaires demande naturellement davantage d'instruction. Les praticiens recommandent de déposer en début de matinée. En cas de blocage, le guichet physique de l'ANPI à Libreville assure un accompagnement direct.
Montants indicatifs relevés en 2026 — à confirmer auprès de l'ANPI-Gabon au moment de la démarche, les barèmes et le capital minimum de la SARL (ramené de 500 000 à 100 000 FCFA) ayant fait l'objet de réformes successives.
Obtenir son RCCM et son NIF n'est que le point de départ. Plusieurs obligations s'enchaînent immédiatement, avec des échéances strictes.
Le Gabon dispose d'un arsenal d'incitations articulé autour du Code des Investissements, des régimes de zones économiques spéciales et de mesures sectorielles ciblées. Le Conseil des ministres du 23 octobre 2025 a réaffirmé la volonté présidentielle de « stimuler l'investissement productif, attirer des capitaux durables et faire du Gabon une terre d'opportunités et de confiance pour les entrepreneurs du monde entier ».
Trois zones économiques spéciales, développées en partenariat public-privé entre l'État gabonais (via la Caisse des Dépôts et Consignations, 38,5 %) et Arise IIP, acteur panafricain des plateformes industrielles également présent au Bénin (GDIZ) et au Togo (PIA).
Le Gabon appartient à la zone CEMAC — six pays, monnaie unique (franc CFA BEAC, parité fixe à l'euro), supervision bancaire régionale par la COBAC. Un tissu bancaire dense mais un accès au crédit encore identifié comme un frein structurel par la Banque mondiale, aux côtés du coût de l'énergie et de la logistique.
L'ANPI-Gabon met en avant six secteurs stratégiques. Le Plan National de Développement pour la Transition (PNDT 2024-2026) et les orientations de la Ve République en précisent les priorités opérationnelles. La Banque mondiale recommande d'accélérer les réformes pour stimuler le secteur non pétrolier, en particulier l'agriculture, le bois, les services et le tourisme.
Initiatives Africa vous accompagne dans la structuration de votre projet : mise en relation ANPI-Gabon, choix de la forme juridique, montage financier, implantation en zone économique spéciale.