Une même étude projette deux chiffres pour 2050 : 920 millions de personnes vivant dans des bassins à risque de conflit élevé à très élevé si rien ne change, ou 536 millions si les États améliorent leurs usages, renforcent la coopération et préviennent les différends. L'écart — 384 millions de personnes — ne dépend pas du climat. Il dépend de décisions. C'est le sujet de cette base.
Le travail documentaire sur les cinquante-quatre pays a fait remonter, fiche après fiche, la même structure : des États dont la ressource vitale se décide chez le voisin. Aucune des quatre bases précédentes ne traitait ce sujet.
Les deux projections partagent les mêmes hypothèses climatiques. Ce qui les distingue, ce sont les traités, les organismes de bassin et les pratiques d'usage. Autrement dit : dans ce domaine précis, la variable de commande n'est pas le réchauffement — c'est l'accord ou son absence. C'est une conclusion inhabituelle dans un observatoire climatique, et elle mérite d'être énoncée telle quelle.
Le nombre même de bassins transfrontaliers africains varie de cinquante-sept à quatre-vingts selon la source. Nous publions les quatre valeurs.
| Valeur | Périmètre annoncé | Source |
|---|---|---|
| 57 bassins de lacs et de rivières | Afrique subsaharienne, couvrant 75 % de la région | Revue scientifique sur la gestion des eaux souterraines, 2024Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| 63 bassins fluviaux | Afrique, couvrant 64 % des terres du continent | Fonds pour l'environnement mondialRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| 66 bassins fluviaux | Afrique | Étude sur le risque de conflit dans les bassins transfrontaliersRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| ≈ 80 bassins fluviaux et lacustres internationaux | Afrique | Vision africaine de l'eau, banque régionale de développementRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Indicateur | Valeur | Observation |
|---|---|---|
| Pays d'Afrique subsaharienne dont 90 % ou plus de la surface des bassins partagés est couverte par un accord opérationnel | Un tiers | Indicateur des objectifs de développement durable relatif à la coopération sur les eaux transfrontalières |
| Côte d'Ivoire — surface de bassins transfrontaliers couverte par un accord opérationnel | 25 % | Aucun des aquifères transfrontaliers partagés par le pays n'est couvert |
| Afrique australe — bassins fluviaux majeurs | 15, dont 13 entièrement dans la région | Population régionale de plus de 380 millions de personnes |
| Afrique australe — aquifères transfrontaliers | ≈ 30 | Les eaux souterraines soutiennent environ 70 % de la population régionale |
| Financements consacrés aux eaux internationales par un fonds multilatéral | 735 M$ de dons, 3,9 Md$ de cofinancement | Projets portant sur 47 fleuves, 13 aquifères et 15 lacs |
Ce qui suit ne figure dans aucune source unique. C'est le produit du travail documentaire mené sur les cinquante-quatre États : chaque fiche a fait remonter une dépendance, et leur rapprochement dessine une géographie dont une synthèse comparable n’a pas été recensée dans ce corpus au 18 septembre 2026.
| Pays dépendant | Ressource | Origine | Ce que la fiche établit |
|---|---|---|---|
| Égypte | Nil | ← Éthiopie et Afrique tropicale | Plus de 95 % des besoins ; 55,5 des 60 milliards de m³ de ressources propres viennent du fleuveRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Soudan | Nil | ← Éthiopie, Soudan du Sud | Position intermédiaire entre le Sudd et l'ÉgypteRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Soudan du Sud | Nil Blanc | → Soudan, Égypte | Le Sudd, l'une des plus vastes zones humides du monde, dont l'évaporation conditionne le débit en avalRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Somalie | Djouba et Chébéli | ← Éthiopie | Les deux fleuves prennent leur source dans les hauts plateaux éthiopiensRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Gambie | Fleuve Gambie | ← Guinée, Sénégal | Le territoire est organisé tout entier autour d'un fleuve dont la source est étrangèreRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Sénégal, Mali, Mauritanie | Fleuve Sénégal | ← Guinée | Le Fouta-Djalon guinéen alimente le Sénégal, le Niger et la GambieRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Niger, Nigeria, Bénin | Fleuve Niger | ← Guinée, Mali | Même château d'eau guinéenRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Afrique du Sud | Orange-Senqu | ← Lesotho | La ressource hydrique est la première exportation du LesothoRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Botswana, Namibie | Okavango | ← Angola | Le delta de l'Okavango dépend d'un bassin partagé à troisRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Zambie, Zimbabwe, Mozambique | Zambèze | ↔ partagé | Le lac Kariba et Mphanda Nkuwa relèvent du même régime hydrologiqueRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Tchad, Cameroun, Niger, Nigeria | Lac Tchad | ↔ partagé | Bassin partagé à quatre, sous commission dédiéeRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Algérie, Tunisie, Libye | Nappe du Sahara septentrional | ↔ partagé | Aquifère fossile : la ressource ne se recharge pas à l'échelle humaineRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
L'Égypte dépend de l'Éthiopie pour plus de 95 % de son eau, mais dispose d'un poids diplomatique considérable. La Somalie dépend de la même Éthiopie pour ses deux fleuves, sans ce poids. Sa fiche le relève : elle se trouve dans la position égyptienne sans en avoir les moyens.
À l'inverse, le Lesotho — pays enclavé dans un seul autre — est en amont de l'Afrique du Sud et lui vend son eau. La position amont peut donc être une ressource économique autant qu'un levier politique, et c'est l'un des rares cas africains où elle est monétisée.
Donne naissance au Niger, au Sénégal et à la Gambie. Ce qui se passe sur ces versants conditionne l'hydrologie de plus de huit pays.
Alimentent le Nil Bleu, le Djouba et le Chébéli. Deux bassins distincts, quatre pays en aval, aucune symétrie de moyens.
Alimente l'Orange-Senqu. Seul cas africain documenté où la position amont est convertie en recette d'exportation.
Sépare les deux plus grands bassins du continent, du Burundi au Rwanda jusqu'à la RD Congo. Ligne de partage des eaux à l'échelle continentale.
Un instrument international existe, ouvert à tous les États depuis 2016. L'Afrique y adhère par vagues, et c'est la donnée de gouvernance la plus lisible du dossier.
| Vague d'adhésion | États africains | Observation |
|---|---|---|
| Premières adhésions africaines | Tchad, Sénégal, Ghana, Guinée-Bissau, Togo, Cameroun | Après l'ouverture de l'instrument à tous les États membres des Nations unies en 2016 |
| Vague de 2023 | Nigeria, Namibie, Gambie | Rejointes la même année par l'Irak et le Panama, premières Parties de leurs régions respectives |
| En cours d'adhésion | Plus de vingt États, en majorité africains — dont le Zimbabwe et la Sierra Leone en phase finale | — |
Les organismes de bassin africains ont été conçus pour les fleuves et les lacs. Les évaluations successives relèvent que les eaux souterraines n'y sont pas correctement prises en charge, principalement pour des raisons de capacité — et que la situation n'a pas structurellement progressé depuis une décennie.
C'est d'autant plus problématique que les eaux souterraines soutiennent environ 70 % de la population d'Afrique australe, et que la dépendance y augmentera avec la croissance démographique. Les solutions proposées sont concrètes : recruter des hydrogéologues dans les institutions régionales, adopter des politiques de données ouvertes sur l'eau, et prioriser les zones d'intervention dans les aquifères transfrontaliers.
Comme les quatre bases qui la précèdent, celle-ci précise ce qui n’a pas été recensé dans ce corpus au 18 septembre 2026 et qu’elle entend documenter.
Pour chacun des cinquante-quatre États : quelle proportion de l'eau disponible entre par une frontière. L'Égypte publie ce chiffre — plus de 95 % — et c'est le seul pays de notre échantillon à le faire. Généralisé, cet indicateur classerait les vulnérabilités hydriques bien mieux qu'un volume par habitant.
L'indicateur des objectifs de développement durable existe, mais il agrège eaux de surface et souterraines. Le cas ivoirien montre l'intérêt de les séparer : 25 % de la surface des bassins couverte, et aucun aquifère transfrontalier. Publier les deux séparément, pays par pays, révélerait un angle mort continental.
L'étude de référence sur le risque de conflit combine explicitement les projections de construction de grands barrages et la résilience institutionnelle. Recenser les ouvrages en projet avec leur position amont ou aval, et l'état de l'accord qui couvre le bassin, donnerait une carte du risque directement utilisable.
| Donnée | Source | Millésime |
|---|---|---|
| 920 millions de personnes en bassin à risque élevé à très élevé en 2050 sans changement, 536 millions avec coopération renforcée ; définition étendue du conflit ; combinaison des projections de grands barrages et de la résilience institutionnelle ; 66 bassins transfrontaliers africains | Étude sur le risque de conflit dans les bassins transfrontaliers mondiaux, conduite par quatre équipes de recherche néerlandaises | 2024Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| 63 bassins fluviaux transfrontaliers couvrant 64 % des terres du continent ; 319 millions de personnes sans accès à l'eau potable fiable en Afrique subsaharienne ; 735 M$ de dons et 3,9 Md$ de cofinancement sur 47 fleuves, 13 aquifères et 15 lacs | Fonds pour l'environnement mondial | —Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| 57 bassins de lacs et de rivières en Afrique subsaharienne couvrant 75 % de la région ; prise en charge insuffisante des eaux souterraines par les organismes de bassin ; solutions proposées | Revue scientifique internationale sur la gestion de l'eau | 2024Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Environ 80 bassins fluviaux et lacustres internationaux ; un tiers des grands bassins mondiaux en Afrique ; quasi-totalité des pays subsahariens et l'Égypte partageant au moins un bassin | Vision africaine de l'eau, banque régionale de développement | —Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Un tiers des pays subsahariens ayant 90 % ou plus de leurs bassins couverts par un accord opérationnel ; Côte d'Ivoire à 25 % et aucun aquifère couvert ; vagues d'adhésion à la convention sur les eaux transfrontalières | Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, indicateur 6.5.2 des objectifs de développement durable | 2024Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| 15 bassins majeurs en Afrique australe dont 13 entièrement dans la région ; environ 30 aquifères transfrontaliers ; 70 % de la population régionale dépendant des eaux souterraines ; population régionale de plus de 380 millions | Revue scientifique sur les droits et conflits liés à l'eau transfrontalière | 2025-2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Plus de 286 fleuves et 600 aquifères transfrontaliers dans le monde ; asymétries de pouvoir dans leur gestion | Revue sur la gouvernance du bassin du Nil | janvier 2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Ensemble de la carte des dépendances amont | Fiches pays de cet observatoire — Égypte, Soudan, Soudan du Sud, Somalie, Gambie, Guinée, Lesotho, Botswana, Zambie, Zimbabwe, Mozambique, Tchad, Cameroun, Algérie, Libye | 2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |