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Outil 3 sur 20 — Indicateur propre

Capacité par personne non desservie

Les registres publient la capacité renouvelable par habitant. Rapportée à la population totale, cette mesure confond deux situations opposées : un État qui construit sans raccorder, et un État qui raccorde sans construire.

« Le dénominateur décide de ce que l'indicateur récompense. »

Troisième des vingt outils · 15 août 2026 · Indicateur de construction propre — aucune source ne le publie

Deux dénominateurs, deux lectures Aucune donnée n'est enregistrée

Libre.

En mégawatts.

En millions de personnes sans accès à l'électricité.

En millions. Renseignez-la depuis votre propre source pour obtenir la seconde lecture.

Les deux lectures, à la même échelle

Par personne non desservieindicateur de l'observatoire

36,8 W

Par habitantlecture publiée par les registres

Cas documentés par nos travaux

Ordre alphabétique, et non par valeur d'indicateur. Ce tableau n'est pas un classement : il sert à situer une saisie, pas à départager des États. Les déficits proviennent du jeu de données d'accès extrait pour les 54 États le 18 août 2026 ; les capacités sont celles relevées à ce jour.

Les 31 États dont la capacité est relevée — ordre alphabétique
ÉtatCapacité Non desservis W par non desservi Accès 2024
Afrique du Sud16 598 MW6,27 M2 646,1 W90,2 %
Algérie601 MW0,00 Mdéficit nul100,0 %
Angola4 165 MW16,86 M247,0 W55,5 %
Botswana169 MW0,50 M338,1 W80,2 %
Burundi178 MW11,22 M15,9 W20,1 %
Bénin36 MW5,93 M6,1 W59,0 %
Cameroun1 500 MW8,15 M183,9 W72,0 %
Comores11 MW0,07 M152,5 W91,7 %
Côte d'Ivoire1 029 MW8,67 M118,7 W72,9 %
Gambie26 MW0,86 M30,4 W69,0 %
Ghana1 778 MW2,79 M637,8 W91,9 %
Guinée-Bissau3 MW1,24 M2,4 W43,7 %
Kenya2 979 MW12,98 M229,5 W77,0 %
Libye9 MW1,67 M5,4 W77,4 %
Mali633 MW12,36 M51,2 W49,5 %
Maroc4 851 MW0,00 Mdéficit nul100,0 %
Mozambique2 444 MW21,86 M111,8 W36,9 %
Nigeria3 206 MW87,19 M36,8 W62,5 %
Rwanda127 MW3,99 M31,8 W72,0 %
République démocratique du Congo3 279 MW84,69 M38,7 W22,5 %
Seychelles25 MW0,00 Mdéficit nul100,0 %
Somalie49 MW8,66 M5,7 W54,4 %
Soudan du Sud45 MW11,30 M4,0 W5,4 %
São Tomé-et-Príncipe5 MW0,05 M95,4 W77,7 %
Sénégal625 MW3,16 M197,5 W82,9 %
Tanzanie2 880 MW32,67 M88,2 W52,4 %
Tchad114 MW17,57 M6,5 W13,4 %
Zambie3 536 MW9,89 M357,5 W53,6 %
Égypte9 258 MW0,00 Mdéficit nul100,0 %
Érythrée26 MW1,58 M16,4 W55,3 %
Éthiopie10 082 MW57,25 M176,1 W56,6 %
01 — Le problème du dénominateur

La même capacité, deux verdicts opposés

Le registre conjoint de suivi de l'objectif énergie publie une capacité renouvelable par habitant, pays par pays — 26 watts par habitant pour un État ouest-africain au millésime 2024, par exemple. C'est une mesure utile et c'est la mauvaise mesure pour la question qui nous occupe.

Rapportée à la population totale, la capacité installée mélange deux situations que tout oppose. Un État peut afficher une valeur médiocre parce qu'il construit peu, ou parce qu'il a déjà raccordé presque tout le monde et qu'une capacité modérée y suffit. Inversement, une valeur élevée peut signaler un parc important qui ne dessert personne.

Rapportée à la population non desservie, la mesure change de nature : elle dit combien de puissance installée existe pour chaque personne qui n'a toujours pas l'électricité. C'est la question que pose l'écart entre les deux premières composantes de l'indice de transition, et c'est la seule formulation qui sépare un État qui construit d'un État qui dessert.

Le calcul, et sa simplicité

Watts par personne non desservie = capacité en mégawatts ÷ population non desservie en millions. Une division. Aucune source internationale ne la publie, alors que ses deux termes sont publiés séparément par deux registres qui figurent tous deux dans nos sources.

02 — Ce que révèlent les trois cas

Un rapport de près de cinq entre deux pays du même palmarès

Les trois États qui portent les trois plus grands déficits d'accès du monde sont tous africains. Sur l'indicateur croisé, ils ne sont pourtant pas du tout dans la même situation.

Calcul de l'observatoire

L'État d'Afrique de l'Est dispose de 176,1 watts installés par personne non desservie, contre 36,8 pour l'État d'Afrique de l'Ouest — un rapport de 4,8. Les deux figurent parmi les trois premiers déficits mondiaux.

Valeur corrigée le 18 août 2026 : nous avions publié 175,9 à partir de sources partielles ; le jeu de données officiel donne 176,1. Les deux autres valeurs, 36,8 et 38,7, sont exactes à la décimale, et le rapport de 4,8 tient exactement.

La lecture est directe : le premier a construit un parc considérable sans le traduire en raccordements ; le second n'a pas encore construit à la mesure de son déficit. Ce sont deux problèmes différents, qui appellent deux politiques différentes — et la capacité par habitant les aurait rangés dans la même catégorie.

Le troisième cas est le plus serré : 38,7 watts par personne non desservie pour un parc de 3 279 MW. Ce même État détient un potentiel hydroélectrique de 167 000 MW exploité à 0,7 %. L'indicateur confirme ce que le tableau de bord régional avait établi : la contrainte n'est pas la ressource.

Calcul de l'observatoire — l'amplitude, désormais mesurable

Sur les 27 États où l'indicateur est calculable, il s'échelonne de 2,4 à 2 646 watts par personne non desservie — un rapport de 1 093.

Aucun autre indicateur de nos travaux ne présente une amplitude de cet ordre. Elle mesure exactement ce que la capacité installée seule confondait : à un extrême, un parc considérable face à un déficit résiduel ; à l'autre, quelques mégawatts face à des millions de personnes. Les deux situations portent le même nom dans les statistiques énergétiques.

03 — Lecture prudente

Ce qu'un chiffre élevé signifie, et ce qu'il ne signifie pas

Aucun sens n'est bon en soi

Un chiffre élevé n'est pas une bonne note et un chiffre faible n'est pas un mauvais point. Un indicateur élevé signale une capacité importante au regard du déficit restant — ce qui peut traduire un réseau qui ne suit pas, une production destinée à l'industrie, ou un déficit en voie de résorption. Un indicateur faible signale un parc modeste au regard d'un déficit massif.

L'outil ne produit donc ni classement, ni seuil, ni verdict. Il produit une grandeur qui n'existe nulle part et que l'utilisateur interprète avec sa connaissance du pays.

Trois raisons de ne pas conclure trop vite

04 — Limites

Ce que cet outil ne fait pas

Il ne couvre pas encore les 54 États. Les déficits nationaux sont désormais extraits pour les 54 ; ce sont les capacités qui manquent, reportées à ce jour pour 31 pays. La table en compte donc 31, dont 27 calculables — les quatre autres ayant un déficit nul ou négligeable. La lacune a changé de camp le 18 août 2026 et ne demande plus qu'une recopie depuis le jeu de données de la composante capacité.

Il ne calcule pas la seconde lecture sans population totale. Nous ne préchargeons aucun chiffre de population, faute de source retenue dans nos travaux pour cette grandeur. L'utilisateur renseigne la sienne, et la lecture reste sous sa responsabilité.

Il ne compare pas deux pays entre eux. Une seule colonne de saisie, par construction. La table de référence situe une valeur, elle ne départage pas.

Il ne dit rien du coût. Rapporter une capacité à un déficit ne dit pas ce que coûterait de le combler : le raccordement, le réseau et le stockage pèsent souvent plus lourd que la production.

05 — Sources

Sources et journal

Sources mobilisées
SourceMillésimeUsage
Composante capacité de l'indice de transition verteMillésimes 2024 et 2025 Capacités renouvelables des trois cas documentés.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Composante accès de l'indice de transition verteDonnées 2024, extraite le 18 août 2026 Déficits d'accès et taux des 54 États ; rangs mondiaux ; ralentissement du rythme d'électrification.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Registre conjoint de suivi de l'objectif énergie, fiches pays Millésime 2024, consulté le 14 août 2026 Publication d'une capacité renouvelable par habitant, dénominateur que cet outil conteste.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Base thématique consacrée à l'énergie et à l'accès2026 Écart entre enquêtes ménages et données administratives ; absence de mesure de fiabilité ; potentiel hydroélectrique non exploité.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Journal des révisions
DateRévision
15 août 2026 Première publication. Troisième des vingt outils. Premier outil à produire un indicateur qu'aucune source ne publie. Rapport de 4,8 établi entre deux États figurant tous deux parmi les trois premiers déficits mondiaux. Aucune population n'est préchargée, faute de source retenue. Ni classement, ni seuil, ni verdict. Aucune donnée saisie n'est enregistrée ni transmise.
18 août 2026 Table de référence portée de 3 à 31 États après extraction des déficits pour les 54 : 27 valeurs calculables, quatre États ayant un déficit nul ou négligeable. Amplitude établie de 2,4 à 2 646 watts par personne non desservie, soit un rapport de 1 093. Troisième valeur corrigée de 175,9 à 176,1 par confrontation à la source officielle ; les deux autres confirmées à la décimale. La lacune change de camp : ce sont désormais les capacités, et non les déficits, qui limitent la couverture.