La composante qu'aucune extraction ne débloque
Quatre des cinq composantes de l'indice de transition reposent sur des registres internationaux. La cinquième — l'intensité carbone — repose sur des inventaires produits par l'État qu'elle mesure. Personne ne peut les produire à sa place.
Cette composante a inscrit une voie de résolution en trois temps, dont le premier est réalisable immédiatement : relever, pour les 54 États, le millésime du dernier inventaire et son statut de validation. Cet outil est l'instrument de ce relevé — il transforme une intuition de lecture en verdict reproductible.
Les quatre règles appliquées
- Écart de millésime. Au-delà de cinq ans d'écart entre deux inventaires, la comparaison n'est pas recevable : les méthodes, les facteurs d'émission et les périmètres ont changé entre-temps.
- Validation. Un inventaire non validé n'interdit pas la comparaison, mais impose de publier une fourchette et jamais un point.
- Écarts internes. Lorsqu'un document publie deux valeurs divergentes pour la même grandeur, les deux sont publiées, sans moyenne ni arbitrage.
- Révision de base. Toute révision d'année de base rend caducs les pourcentages calculés sur l'ancienne base — et cela s'est produit avec des corrections d'un facteur deux.
Ce que nos travaux ont rencontré
| Cas | Défaillance | Effet mesuré |
|---|---|---|
| État d'Afrique centrale, inventaire de 2010 | Révision d'année de base | Émissions ramenées de plus de 10 000 à 5 067 GgCO2-éq — une division par deux due à la seule qualité des données. Tout pourcentage appliqué à l'ancienne base est caduc. |
| État du golfe de Guinée, inventaire de 2022 | Non validé, écarts internes | Deux bilans nets publiés dans le même document — 32 037,14 et 25 772,45 GgCO2-éq, soit 19,6 % d'écart. Cinq autres divergences figurent dans le même texte. |
| État sahélo-saharien, inventaire de 2022 | Correction sectorielle | La correction du protoxyde d'azote a ramené une quasi-neutralité annoncée pour 2030 à un objectif de 75,8 % en 2035. Le potentiel du secteur des terres avait été surestimé. |
| État côtier ouest-africain | Ambition modifiée par la donnée | Objectif hors secteur des terres relevé de 17 à 20 %, soit 17,6 % d'ambition supplémentaire, attribué par le document lui-même à la mise à jour des inventaires et non à des mesures nouvelles. |
Ces quatre cas ont un point commun qui mérite d'être souligné : dans chacun, l'État a fait ce qu'il fallait. Réviser une base, signaler une correction, publier deux valeurs plutôt qu'en choisir une : ce sont les gestes d'un appareil statistique qui s'améliore. Le problème n'est pas leur conduite, c'est que la comparaison internationale n'en tient aucun compte.
Ne jamais pénaliser une révision à la baisse
Règle bloquante de la composante intensité
Un pays qui corrige ses inventaires à la baisse ne sera jamais pénalisé par l'indice. Une correction de moitié est le signe d'une capacité statistique qui progresse. Un indice qui ferait chuter un État pour avoir mieux compté enseignerait à ne pas compter — et les premiers pénalisés seraient ceux qui font précisément ce qu'il faut.
Cet outil applique la même logique : il ne note aucun inventaire. Il dit ce qu'on peut en faire, ce qui est une opération différente et beaucoup plus modeste.
La même prudence a été étendue aux capacités déclarées. Un parc immobile d'une année sur l'autre est traité comme un signal à vérifier — absence de mise en service, ou absence d'actualisation de la déclaration — et non comme une inaction démontrée. Vingt-cinq États sur cinquante-quatre étaient dans ce cas sur l'année record du continent.
Ce que cet outil ne fait pas
Il ne lit pas les inventaires. Les quatre caractéristiques doivent être relevées à la main dans les documents. C'est un travail de lecture que rien n'automatise, et c'est précisément pourquoi ce relevé n'existe pour aucun des 54 États.
Il ne vérifie pas les périmètres sectoriels. Deux inventaires de même millésime et tous deux validés peuvent porter sur des périmètres différents — avec ou sans secteur des terres, avec ou sans soutes internationales. L'outil ne le détecte pas.
Il ne juge pas la qualité méthodologique. Un inventaire validé produit avec des facteurs d'émission par défaut et un inventaire validé produit avec des facteurs nationaux reçoivent le même verdict, alors qu'ils n'ont pas la même valeur.
Il ne remplace pas une fourchette. Quand le verdict impose de publier une fourchette plutôt qu'un point, l'outil ne la calcule pas : il faut les deux valeurs, qui figurent dans le document d'origine.
Sources et journal
| Source | Millésime | Usage |
|---|---|---|
| Composante intensité carbone de l'indice de transition verte | 2026 | Les quatre règles ; règle bloquante sur les révisions à la baisse ; voie de résolution en trois temps.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Contributions déterminées au niveau national déposées par les États | Millésimes variables, 2021 à 2026 | Les quatre cas documentés : révision d'année de base, écarts internes, correction sectorielle, ambition modifiée par la donnée.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Fiches pays de l'observatoire | Juillet–août 2026 | Statut de validation relevé document par document.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Composante capacité de l'indice de transition verte | Millésimes 2024 et 2025 | Extension de la prudence aux valeurs stables et en baisse.Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026). |
| Date | Révision |
|---|---|
| 15 août 2026 | Première publication. Huitième des vingt outils, et premier à produire un verdict plutôt qu'un nombre. Quatre règles de recevabilité codifiées, dont le plafond de cinq ans d'écart de millésime. Quatre modes de défaillance documentés, tous rencontrés dans des documents réels. L'outil ne note aucun inventaire : il dit ce qu'on peut en publier. Aucune donnée saisie n'est enregistrée ni transmise. |
