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Fiche pays MLI · Afrique de l'Ouest · Programme pilote · Édition du 31 juillet 2026

Mali

Le pays a réécrit son code minier en 2023, audité tout le secteur, récupéré 761 milliards de francs CFA d'arriérés — et perdu 22,9 % de sa production industrielle dans l'affrontement qui a suivi. C'est le cas qui chiffre le coût de la reprise en main.

48,2 t
production nationale d'or en 2025, dont 6 t artisanales
−22,9 %
production industrielle 2025, à 42,2 t contre 54,8 t
761 Mds FCFA
d'arriérés recouvrés auprès des sociétés minières, ~1,2 Md$
244 Mds FCFA
réglés par un opérateur pour clore le litige, ~430 M$
~1/4
du budget national provient de l'or
66,48 t
pic de production industrielle, atteint en 2023

Panorama

Toutes les fiches de ce programme documentent une tentative de capter davantage de valeur. Celle-ci documente le coût de la tentative : deux années de bras de fer, un actif majeur à l'arrêt, une production nationale amputée d'un cinquième — et, au bout, un accord et un permis renouvelé.

La barre de valeur captée

Or vérifié

Mine / orpaillage
Doré
Affinage
Négoce
Bijou / réserve

Une raffinerie d'or nationale a été lancée en construction. Elle vise précisément le maillon que le Sénégal, le Ghana et le Burkina Faso ne tiennent pas davantage : l'affinage.

Ce que la fiche établit, en une phrase

Le Mali a obtenu ce qu'il cherchait — un code plus favorable, 761 milliards de francs CFA d'arriérés, un règlement de 244 milliards, un permis renouvelé à ses conditions — et l'a payé d'une chute de 22,9 % de sa production industrielle sur un exercice. Publier les deux ensemble est le seul moyen honnête de documenter une politique de souveraineté minière.

Géologie et potentiel

La boutonnière birimienne de Kédougou-Kéniéba, partagée avec le Sénégal, porte l'essentiel de la production. Le lithium apparaît comme deuxième substance stratégique.

Ensemble 01

Boutonnière de Kédougou-Kéniéba

Formations birimiennes à cheval sur la frontière sénégalaise. Le complexe de Loulo-Gounkoto y est crédité d'environ 11 millions d'onces attribuables — à comparer aux 5,2 millions d'onces du complexe sénégalais voisin.

Renvoi croisé : fiche Sénégal, onglet Géologie.

Ensemble 02

Autres districts aurifères

Plusieurs districts distincts, dont celui de Sadiola et un gisement voisin récemment mis en service, ainsi que le district exploité par le premier producteur national de 2025.

Ressources nationales consolidées à établir.

Ensemble 03

Lithium

Le pays est cité parmi les producteurs africains émergents de lithium. Ressources, opérateurs et calendrier restent à documenter dans cette édition.

ÉlémentValeurStatut
Ressources du complexe de Loulo-Gounkoto~11 Moz attribuablesà confirmer
Durée de vie restante du complexe6 ans à ciel ouvert, 16 ans en souterrainvérifié
Ressources nationales d'orà collecter
Ressources de lithiumà collecter
Couverture cartographique géologiqueà collecter

Histoire minière et cycles

Trois années suffisent à raconter l'essentiel : un code, un audit, un affrontement, un accord.

1996
Permis initial de Loulo

Accordé pour trente ans, il arrivait à échéance en 2026. Son renouvellement deviendra la clé de la réconciliation entre l'État et l'opérateur.

2023
Nouveau code minier et audit du secteur

Le code adopté en 2023 augmente la part de l'État dans les actifs miniers nationaux et introduit la possibilité pour les investisseurs locaux d'obtenir 5 % d'intérêts dans les mines. Un audit publié la même année estime que les sociétés minières devraient entre 300 et 600 milliards de francs CFA — soit 475 à 950 millions de dollars — en taxes et redevances non versées. La production industrielle atteint son pic historique à 66,48 tonnes.

Novembre 2024
Suspension des exportations d'un opérateur

Premier acte du bras de fer.

Janvier 2025
Arrêt des activités de Loulo-Gounkoto

La plus grande mine d'or du pays cesse de produire. Huit mille employés — maliens à 97 %, sous-traitants non compris — sont réduits au chômage technique. L'or représente environ un quart du budget national et le complexe pèse pour plus d'un tiers des exportations formelles d'or du pays.

Février 2025
Premier accord signé, non abouti

Un accord prévoyant un versement de 275 milliards de francs CFA — environ 438 millions de dollars — en échange de la libération d'employés détenus, de la restitution de l'or saisi et de la reprise des opérations, est signé par l'opérateur. Il reste à approuver par le gouvernement et n'entrera pas en vigueur. L'opérateur abaisse ses prévisions mondiales de production à 3,2-3,5 millions d'onces, contre 3,9 millions l'année précédente et 4,1 millions en 2023.

Mars 2025
Proposition de médiation nationale

Le conflit dure depuis plus de six mois. Une association propose une médiation nationale. Les pertes s'accumulent pour les employés, pour l'opérateur et pour l'État.

Juillet 2025
Réouverture sous administration provisoire

Le complexe rouvre sous l'autorité d'un administrateur nommé par l'État. Des difficultés logistiques persistantes limiteront la production à 5,5 tonnes sur l'année, contre 22,5 tonnes un an plus tôt.

Septembre 2025
Ralliement de trois sociétés au nouveau code

Trois sociétés minières adhèrent au cadre de 2023.

Décembre 2025
Résultat de l'audit et accord final

Le gouvernement annonce le recouvrement de 761 milliards de francs CFA — environ 1,2 milliard de dollars — d'arriérés auprès des sociétés minières. Un accord est conclu avec l'opérateur : 244 milliards de francs CFA au total, soit environ 430 millions de dollars — 144 milliards dans les six jours suivant la signature, 50 milliards en compensation de crédits de TVA et 50 milliards déjà versés l'année précédente.

13 février 2026
Renouvellement décennal du permis

Le Conseil des ministres adopte un décret renouvelant pour dix ans le permis d'exploitation de Loulo, désormais transféré à la filiale locale de l'opérateur.

16 janvier 2026
Le bilan chiffré de l'exercice

Les données provisoires du ministère des Mines établissent la production industrielle 2025 à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024 — un recul de 22,9 %. La production totale s'établit à 48,2 tonnes, soit 22,7 % en deçà de la prévision gouvernementale initiale de 54 tonnes.

T1 2026
Redémarrage plus rapide que prévu

80 000 onces produites entre janvier et mars, premier trimestre complet depuis l'arrêt. L'opérateur anticipe 260 000 à 290 000 onces attribuables sur 2026.

Cadre juridique et fiscal

Le code de 2023 est, avec celui du Zimbabwe et le dispositif congolais, l'un des trois textes les plus contraignants du programme pilote. Sa particularité est d'avoir été appliqué rétroactivement par voie d'audit.

Le code de 2023

DispositionContenuStatut
Part de l'État dans les actifs miniersAugmentée par rapport au régime antérieur ; taux à établirà confirmer
Intérêts pour les investisseurs locauxPossibilité d'obtenir 5 % d'intérêts dans les minesvérifié
Obligations fiscales renforcéesDestinées à accroître durablement la part des recettes minières perçues par l'Étatvérifié
Application aux titres existantsObjet du litige de deux ans avec le principal opérateurvérifié
Adhésions constatéesTrois sociétés minières rallient le nouveau cadre en septembre 2025vérifié

L'audit et son produit

ÉtapeMontantÉquivalentDate
Estimation initiale de l'audit300 à 600 Mds FCFA475 à 950 M$2023
Premier accord signé, non entré en vigueur275 Mds FCFA~438 M$Février 2025
Accord final avec le principal opérateur244 Mds FCFA~430 M$Décembre 2025
Recouvrement total annoncé761 Mds FCFA~1,2 Md$Décembre 2025

Le calcul du coût net, posé sans être tranché

Le recouvrement annoncé s'élève à environ 1,2 milliard de dollars. En face, la production industrielle a reculé de 12,6 tonnes entre 2024 et 2025 — de 54,8 à 42,2 tonnes. À un cours de l'or supérieur à 3 000 dollars l'once sur la période, ces 12,6 tonnes représentent de l'ordre de 1,2 à 1,3 milliard de dollars de production non réalisée, dont l'État n'aurait perçu qu'une fraction sous forme de redevances et d'impôts.

Ce calcul est de notre fait et posé comme ordre de grandeur, non comme résultat. Il ne conclut pas que l'opération fut nulle : le recouvrement est un encaissement immédiat, tandis que la production perdue ne se traduit qu'en partie en recettes publiques, et le code renforcé produira des effets sur toute la durée de vie des mines. Il indique en revanche que les deux montants sont du même ordre de grandeur — ce que ni la communication officielle ni la couverture médiatique ne mettent côte à côte.

C'est précisément le type de rapprochement que cet observatoire existe pour produire : le coût d'une politique minière n'est jamais publié en face de son produit.

Les deux versions, sur le fond du conflit

Position de l'État : l'application du nouveau code et le règlement de taxes et redevances non acquittées, établis par un audit sectoriel.

Position de l'opérateur : il avait déclaré reverser plus de 460 millions de dollars au gouvernement au titre de l'exercice précédent, et a maintenu une procédure d'arbitrage pendant le litige.

Les sources rapportent que le complexe est resté sous administration provisoire, que des employés ont été détenus et de l'or saisi. Ces faits sont consignés tels que rapportés. Le renouvellement du permis en février 2026 et le redémarrage du premier trimestre indiquent une normalisation, dont l'observatoire suivra la consolidation.

Cadastre, permis et titulaires

La séquence du permis de Loulo fournit un cas rare de cycle complet documenté : octroi, échéance, contentieux, renouvellement, transfert à une filiale locale.

ÉtapeDateNature
Octroi du permis d'exploitation1996Durée de trente ans
Échéance théorique2026Le renouvellement devient l'enjeu central du litige
Mise sous administration provisoire2025Administrateur nommé par l'État ; réouverture en juillet
Renouvellement par décret13 février 2026Dix ans supplémentaires
Transfert du permis13 février 2026À la filiale locale de l'opérateur
Élément de gouvernanceConstatStatut
Audit sectorielRéalisé, produit annoncé publiquement en décembre 2025vérifié
Publication du rapport d'auditRésultats communiqués ; publication intégrale à établirà collecter
Cadastre minier en ligneÀ vérifierà collecter
Publication des conventionsÀ établirà collecter
Registre des bénéficiaires effectifsÀ établirà collecter
Nombre de titres en vigueurÀ établirà collecter

Mines en production

L'événement de 2025 est un renversement de hiérarchie : le premier producteur historique tombe au troisième rang, dépassé par deux opérateurs de taille moyenne.

Rang 2025OpérateurProduction 2025Repère
1Opérateur canadien de taille moyenne17,5 tDevient premier producteur du pays
2Opérateur diversifié9,58 tPorté par une nouvelle grande mine mise en service aux côtés de son actif historique de Sadiola
3Loulo-Gounkoto5,5 tContre 22,5 t en 2024 ; arrêt de janvier à juillet, difficultés logistiques ensuite
Autres industriels et petites mines~9,6 tDéduction de notre fait à partir du total industriel de 42,2 t
Artisanat6 tStable par rapport à 2024

Production nationale, série

ExerciceIndustrielArtisanalTotalObservation
202366,48 tPic historique de production industrielle
202454,8 t6 tChiffre industriel actualisé
202542,2 t6 t48,2 t−22,9 % sur l'industriel ; total inférieur de 22,7 % à la prévision de 54 t
202680 000 oz au T1 sur le seul complexe de Loulo-Gounkoto ; 260 000 à 290 000 oz attribuables anticipées sur l'année

Ce que la série révèle

De 66,48 tonnes en 2023 à 42,2 tonnes en 2025, la production industrielle a perdu 36,5 % en deux ans — calcul de notre fait. Le ministère précise que le bras de fer a pesé sur le climat sectoriel et perturbé la production de toute l'industrie, compensant les gains apportés par les nouveaux entrants et l'expansion des petites mines industrielles. L'effet dépasse donc le seul actif concerné.

La stabilité parfaite de l'artisanat à six tonnes sur deux exercices mérite d'être signalée comme suspecte : une production non déclarée qui ne varie pas d'un gramme sur deux ans traduit plus probablement une estimation reconduite qu'une mesure. Conformément à la charte, ce chiffre est publié tel que la source le donne, avec cette réserve explicite.

Artisanat et petite mine

Six tonnes déclarées, inchangées d'un exercice à l'autre. Le Mali partage avec le Sénégal, la Guinée et le Burkina Faso la même boutonnière birimienne — et la même circulation transfrontalière de l'or artisanal.

IndicateurValeurStatut
Production artisanale déclarée, 2024 et 20256 t, inchangéeà confirmer
Nombre de sites d'orpaillage recensésà collecter
Population active concernéeà collecter
Dispositif de commercialisation encadréeà collecter
Écart entre exportations déclarées et importations tracéesà collecter

Trois pays, un seul gisement, une seule série à construire

Le Sénégal, le Mali et la Guinée exploitent la même formation birimienne. Leurs fiches respectives portent toutes les trois la même cellule vide : l'écart déclaratif sur l'or.

Le Ghana, sur la même ceinture, a montré ce que ce canal représente lorsqu'il est capté : 104 tonnes et plus de dix milliards de dollars en un exercice. Rapporté aux six tonnes artisanales déclarées par le Mali, l'écart d'ordre de grandeur est frappant, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion — les deux pays n'ont ni la même géologie de surface, ni la même densité d'orpailleurs, ni le même dispositif de collecte.

C'est précisément pourquoi la série régionale doit être construite pays par pays et non extrapolée. Elle constitue la priorité de collecte n° 1 de l'observatoire.

Transformation locale et contenu local

Le pays a lancé la construction d'une raffinerie d'or nationale. C'est le seul élément de transformation identifié dans les sources mobilisées pour cette édition.

ÉlémentConstatStatut
Raffinerie d'or nationaleConstruction lancée ; capacité, calendrier et partenaires à établirà confirmer
Capacité d'affinage en serviceAucune identifiée à ce jourà confirmer
Intérêts pour investisseurs locaux5 % possibles dans les mines, code de 2023vérifié
Emploi national dans les grandes mines97 % de Maliens parmi les 8 000 employés du principal complexe, hors sous-traitantsvérifié
Achats auprès de fournisseurs nationauxÀ établirà collecter
Énergie disponible pour la transformationNon documentée ; des difficultés logistiques ont bridé la reprise d'un actif majeur en 2025à collecter

Le chiffre de 97 %, et ce qu'il ne dit pas

Que 97 % des huit mille employés d'un complexe minier soient nationaux est un taux élevé, rarement documenté avec cette précision. Il est retenu comme donnée vérifiée.

Il ne renseigne cependant pas le pilier de l'indice, qui porte sur les emplois qualifiés. Un taux de nationalisation élevé est compatible avec un encadrement technique majoritairement expatrié. La distinction n'est pas une réserve de principe : c'est elle qui sépare un emploi minier d'un transfert de compétence. La donnée correspondante est portée en collecte prioritaire.

Recettes, transparence et redistribution

L'or représente environ un quart du budget national. C'est le deuxième taux de dépendance le plus élevé du programme pilote, après celui de la Zambie sur le cuivre.

Dépendance

~25 %

du budget national provient de l'or. Un actif unique pesait par ailleurs plus d'un tiers des exportations formelles d'or du pays.

Recouvrement

761 Mds FCFA

d'arriérés recouvrés auprès des sociétés minières, soit environ 1,2 milliard de dollars, annoncés en décembre 2025.

Versement d'opérateur

> 460 M$

reversés au gouvernement au titre d'un exercice antérieur selon la déclaration du principal opérateur.

ÉlémentConstatStatut
Statistiques de production ministériellesPubliées annuellement, ventilées par opérateur ; données provisoires 2025 diffusées en janvier 2026vérifié
Résultat de l'audit sectorielMontant recouvré annoncé publiquementvérifié
Affectation des 761 Mds FCFA recouvrésNon publiéeà collecter
Recettes minières courantes en part du budgetOrdre de grandeur d'un quart ; ventilation détaillée à établirà confirmer
Statut ITIE et régularitéÀ vérifierà collecter
Fonds souverain ou de générations futuresÀ établirà collecter

La règle du décaissement, appliquée ici aussi

Un montant recouvré n'est pas un montant affecté. L'observatoire suivra donc, comme il le fait sur d'autres chantiers de la plateforme, non pas l'annonce du recouvrement mais sa trace budgétaire. La même règle vaut pour le règlement de 244 milliards de francs CFA, dont les modalités sont publiques mais dont l'affectation ne l'est pas.

Indices et sources

Aucun score n'est publié à ce stade. Le profil malien est celui d'un État qui a fortement accru sa captation de la rente sans avoir encore construit de capacité aval.

IAVM — grille de renseignement

01Part raffinée localementNulle en service ; une raffinerie d'or en constructionrenseigné
02Valeur ajoutée retenue par tonneNon chiffrée ; l'or part sous forme de doréà collecter
03Capacité industrielle avalAucune en service ; raffinerie annoncée, capacité non publiéepartiel
04Contenu local en emplois qualifiés97 % de nationaux sur le principal complexe ; part qualifiée non publiéepartiel
05Achats et sous-traitance localeNon publiéà collecter
06Énergie disponible pour la transformationNon documenté ; contraintes logistiques constatéesà collecter
07Connexion logistiqueDébouchés routiers, Dakar ou Abidjan ; aucun corridor ferroviaire minéralier. Difficultés logistiques documentées sur un actif majeurpartiel
08Formation, géologie et rechercheNon documentéà collecter
09Captation publique de la renteCode renforcé, 5 % pour investisseurs locaux, 761 Mds FCFA recouvrés — captation élevée et chiffréerenseigné
10Effet d'entraînement mesuré~25 % du budget national ; effet sur les filières non extractives non mesurépartiel

Score IAVM : non calculé. Quatre piliers sur dix en statut « à collecter ». Le pilier logistique, autrefois neutralisé, est désormais renseigné en partie : débouchés routiers vers Dakar ou Abidjan, aucun corridor ferroviaire minéralier. La condition de huit piliers renseignés n'est pas atteinte. Le Mali illustre une configuration que l'indice devra savoir exprimer : une captation publique élevée n'est pas une valorisation. Prélever davantage sur une chaîne courte ne l'allonge pas.

Révisions de méthode reportées le 31 juillet 2026

Trois piliers de l'indice ont été redéfinis pendant la phase 1, à la suite de cas rencontrés dans ce programme pilote. Les modifications sont reportées ici et documentées dans la pièce Les neuf instruments.

Pilier 09 — « participation publique effective » devient « captation publique effective de la rente » : le pilier mesure désormais le rendement capté par la puissance publique quel qu'en soit le véhicule, et non la seule détention de parts au capital.

Pilier 07 — la neutralisation pour les pays enclavés prend fin. Le pilier mesure la connexion logistique effective sur quatre composantes : distance réellement parcourue jusqu'au port utilisé, mode dominant, nombre de débouchés concurrents, fiabilité incluant l'existence d'un fret retour. Voir la base Corridors et logistique minière.

Conformément à la charte, aucun score n'est publié tant que ces révisions n'ont pas été reportées sur l'ensemble des fiches et que la population de référence n'est pas constituée.

IGRS — grille de renseignement

ComposanteConstatNote
C1 · Cadastre minier en ligneÀ vérifier
C2 · Publication des contratsÀ établir ; les termes de l'accord de décembre 2025 sont partiellement publics1
C3 · Statut ITIE et régularitéÀ vérifier
C4 · Registre des bénéficiaires effectifsÀ établir
C5 · Traçabilité des recettesStatistiques de production ventilées par opérateur ; affectation des sommes recouvrées non publiée1
C6 · Fonds dédié et auditAudit sectoriel réalisé et son produit annoncé ; rapport intégral non publié, aucun fonds dédié identifié1

Score IGRS : non publié. Trois composantes renseignées sur six — à égalité avec le Sénégal, meilleur niveau de renseignement du programme pilote à ce stade.

Sources de cette fiche

Rang 1Ministère des Mines — données provisoires de production 2025 diffusées en janvier 2026, ventilées par opérateur ; annonce du recouvrement de décembre 2025.

Rang 1Conseil des ministres — décret du 13 février 2026 renouvelant le permis d'exploitation pour dix ans et le transférant à la filiale locale.

Rang 1Code minier de 2023 et audit sectoriel publié la même année.

Rang 3Rapports financiers de l'opérateur — rapport du 11 mai 2026 sur le premier trimestre, prévisions 2026, révisions de prévisions mondiales de 2025.

Rang 4Agences et presse spécialisée — dépêches de février 2025 à mai 2026 sur le litige, la médiation proposée, l'accord et le renouvellement du permis.

NoteTrois calculs sont de notre fait et signalés : l'ordre de grandeur de la production non réalisée, le recul de 36,5 % sur deux ans, et la déduction des « autres industriels ». La réserve sur la stabilité parfaite du chiffre artisanal est explicite. Aucune personne physique n'est nommée, conformément à la charte.