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Fiche pays SDN · Afrique du Nord-Est · Phase 2 · Pièce 79 · Édition du 9 septembre 2026

Soudan

Soixante-dix tonnes d'or produites, quatorze exportées officiellement. Le troisième guichet public du corpus est le plus ancien et le moins efficace — et le motif publié est un prix.

20 %
de la production passant par le circuit officiel en 2025
56 t
d'or hors du circuit officiel sur un seul exercice
80 %
de la production assurée par l'exploitation artisanale
1,5 M
d'emplois cités — le plus grand chiffre du corpus
~10 %
taux de captation implicite relevé sur un exercice de 2017
4e
condition proposée pour la famille C — le prix du guichet

Soixante-dix pour quatorze

La première limite de notre indice pose qu'il mesure ce que l'État capte, non ce qui atteint le creuseur. Voici l'écart le plus large que ce programme ait rencontré entre les deux.

Production et exportations officielles, exercice 2025 · en tonnes d'or
14 t · 20 % 56 t hors du circuit officiel · 80 %

Production annoncée : 70 tonnes. Exportations officielles enregistrées par la banque centrale : 14 tonnes. Un rapport de cinq — calcul de notre fait. Une source distincte estime à 70 % la part informelle des exportations d'or au premier trimestre 2026 : les deux ordres de grandeur concordent sans se recouper exactement, et cette fiche les publie ensemble.

Le motif publié n'est ni la fraude ni le désordre : c'est un prix

Les sources l'énoncent sans détour. Les orpailleurs sont tenus de vendre leur production à la banque centrale, qui l'exporte ; mais les prix d'achat de la banque sont inférieurs aux prix du marché parallèle, et les producteurs cherchent donc régulièrement à se soustraire à la réglementation.

Une seconde cause est citée : une taxation jugée importante, à laquelle s'ajoutent des prélèvements supplémentaires au moment du raffinage. La conjonction des deux explique qu'une part substantielle de la production soit exportée hors des circuits officiels, et elle est décrite comme un manque à gagner substantiel pour les autorités.

Ce que ce dossier ajoute à la famille C de notre typologie — capter le canal. Nous avons établi qu'un guichet public d'achat capte un canal sans transformer, et que les deux instruments sont séparables. Nous n'avions pas établi à quelle condition le canal est effectivement capté.

Quatrième condition proposée : le prix offert au guichet doit être au moins égal au prix alternatif. Un guichet dont le prix est inférieur au marché parallèle n'est pas un instrument de captation : c'est une taxe implicite, dont le taux est l'écart de prix, et qui se contourne comme toute taxe.

Cette condition est le symétrique exact de celle que les fiches Malawi et Congo ont établie sur la famille A, où l'effet d'une interdiction dépend de la définition du produit visé. Ici l'effet d'un guichet dépend du prix qu'il offre. Dans les deux cas, l'instrument existe, il est appliqué, et un détail de sa mise en œuvre décide de tout.

Un taux de captation implicite, relevé sur un exercice ancien

Une source rapporte que les cent tonnes produites en 2017 ont apporté à l'État un revenu d'environ 400 millions de dollars, et que des observateurs économiques relevaient alors qu'aux cours de l'époque la valeur de cette production aurait dû être dix fois supérieure.

Le taux de captation implicite est donc de l'ordre de 10 % — et il faut immédiatement dire ce qu'il vaut. Ce n'est pas une redevance : c'est un rapport entre une recette publique et une valeur de production, deux grandeurs que notre base Fiscalité comparée interdit d'assimiler. Cet observatoire le publie comme ordre de grandeur et non comme taux.

Rapproché du reste du corpus, il éclaire néanmoins une chose. Le taux de captation par redevance calculé au Malawi s'établit à 4,88 % d'une génération annoncée ; le taux effectif de prélèvement total établi en Égypte à 29,7 %. Les 10 % soudanais se situent entre les deux, sur une filière dont 80 % de la production est artisanale et dont 80 % du volume échappe au circuit officiel.

Ce que cela suggère, sans l'établir : le problème de captation n'est pas ici un problème de taux mais d'assiette. Relever un taux sur 20 % d'un volume ne produit pas ce que produirait un taux modeste sur la totalité.

Production d'or annoncée, en tonnes
2016
93
2017
100
2019
76
2021
36
2024
64
2025
70

Du creux de 2021 au niveau de 2025 : +94 %, calcul de notre fait. Les chiffres annoncés pour 2016 et 2017 ne sont pas de même nature que les suivants : aucune source consultée ne précise si la production annoncée inclut la part non déclarée. Cette fiche publie la série telle qu'elle est publiée et n'en tire aucune tendance.

Trois guichets

Le corpus dispose désormais de trois guichets publics d'achat d'or. Mis côte à côte, ils ne disent pas la même chose de l'instrument.

Élément
Afrique de l'Ouest
Afrique de l'Est
Afrique du Nord-Est
Nature du guichet
Acheteur et exportateur exclusif de l'or artisanal
Exportations réalisées par l'intermédiaire de la banque centrale
Obligation de vendre à la banque centrale, qui exporte
Volume concerné
~104 t/an d'or artisanal
44 t/an, toutes origines
70 t produites, 14 t exportées officiellement
Efficacité mesurable
Non publiée
52,8 % des recettes du commerce extérieur
20 % du volume produit
Raffinage local
Quatre raffineries homologuées
Aucune ; la première est annoncée
Outil de raffinage bâti ; contrebande majoritaire malgré tout
Instrument associé
Redevance indexée sur le cours ; interdiction d'exporter le brut
Aucun publié
Interdiction, depuis mars 2022, de tout export hors sociétés concessionnaires
Prix offert
Non publié
Non publié
Inférieur au marché parallèle, motif publié du contournement

Le plus ancien des trois est le moins efficace, et c'est instructif

Ce dossier est le seul des trois pour lequel on dispose d'une mesure d'efficacité en volume. Vingt pour cent. Le guichet d'Afrique de l'Est se mesure en part des recettes extérieures — 52,8 % — mais aucune source n'indique quelle fraction de la production nationale y transite. Celui d'Afrique de l'Ouest ne publie ni l'un ni l'autre.

Ce que la comparaison permet d'affirmer : l'ancienneté d'un guichet ne fait rien à son efficacité, et l'adjonction d'instruments successifs non plus. Un outil de raffinage a été bâti ; une interdiction d'exporter hors sociétés concessionnaires a été édictée en mars 2022 ; la part informelle était estimée à 70 % au début de la même année et reste du même ordre quatre ans plus tard.

Ce qu'elle ne permet pas d'affirmer, et c'est essentiel. Ces trois pays ne sont pas dans la même situation, et ce programme ne compare pas des politiques mais des dispositifs. Un guichet qui fonctionne dans un pays en paix et un guichet appliqué sur un territoire dont l'administration ne contrôle pas l'ensemble ne sont pas le même instrument, quelles que soient leurs formulations juridiques.

Cet observatoire relève donc le prix comme condition et non comme cause unique. Le motif est publié par les sources, il est vérifiable, et il suffit à formuler la quatrième condition ; il ne prétend pas expliquer l'ensemble de l'écart.

Des mesures récentes, au premier des trois états

Plusieurs dispositions sont rapportées pour 2026 : la création de juridictions spécialisées dans le traitement des affaires de trafic d'or, l'interdiction faite aux forces militaires et paramilitaires d'exercer des activités dans les zones minières, un renforcement des dispositifs de contrôle, et des mesures destinées à faire transiter une plus grande part de la production par les circuits bancaires officiels.

Un résultat est annoncé : les exportations officielles des six premiers mois de 2026 égaleraient celles de toute l'année 2025. Au premier trimestre 2026, les exportations officielles d'or représentaient 370 millions de dollars, soit 53 % des exportations enregistrées.

Ce que cette fiche en fait. Un doublement du rythme officiel, s'il se confirme sur l'exercice complet, porterait la part captée de 20 % à un ordre de 40 % — calcul de notre fait, et il suppose une production stable, ce qu'aucune source ne garantit.

Ces mesures sont au premier des trois états, annoncé, et l'une d'elles mérite d'être signalée pour ce qu'elle révèle sans que cette fiche l'interprète : interdire à des forces armées d'exercer une activité dans les zones minières suppose qu'elles y exerçaient une activité. Cet observatoire n'en dit pas davantage, ne désigne aucune partie et n'instruit rien.

Point de contrôle datable : production et exportations officielles de l'exercice 2026 complet, et part effectivement captée.

Ce que la fiche ne dit pas

Le périmètre de cet observatoire, énoncé pour ce dossier

Ce pays connaît un conflit armé. Les sources consultées le mentionnent constamment, et plusieurs établissent un lien entre les ressources minières et son financement.

Cet observatoire ne traite pas cette question, et il faut dire pourquoi plutôt que de la contourner en silence.

Un — il n'a aucun élément propre. Sa méthode est la lecture de sources publiques et le calcul sur des données publiées. Elle est adaptée à la mesure d'une captation de valeur ; elle ne l'est pas à l'établissement de responsabilités dans un conflit.

Deux — il ne désigne aucune partie. La charte de ce programme interdit de nommer des personnes physiques et des entreprises ; elle vaut a fortiori pour des belligérants.

Trois — ces questions relèvent d'instances qui ne sont pas la sienne, et un observatoire économique qui s'y aventurerait sans moyens d'enquête ne servirait ni la vérité ni les personnes concernées.

Ce que cette fiche fait, en revanche : elle publie les mesures officiellement annoncées, y compris celles qui touchent à la sécurité des zones minières, sans en déduire ce qu'elles impliquent. Et elle signale que les chiffres de production et d'exportation d'un pays dont l'administration ne contrôle pas l'ensemble du territoire doivent être lus avec une réserve supplémentaire à toutes celles déjà posées.

Le plus grand chiffre d'emploi du corpus, et sa réserve

Une source rapporte que depuis le démarrage de l'exploitation minière, il y a une dizaine d'années, le secteur a offert environ 1,5 million d'emplois permanents et temporaires. Une autre indique que les mineurs artisanaux produisent 80 % de l'or du pays, et qu'une part de la population minière comprend des enfants.

C'est le plus grand chiffre d'emploi minier que ce programme ait rencontré, devant les 310 000 emplois sectoriels annoncés en Afrique de l'Est et les 271 000 emplois permanents éthiopiens — un rapport de 4,8 avec le deuxième.

Et la composante proposée par la base Contenu local et emploi s'y applique dans ses trois termes à la fois. Stock ou flux ? La formulation dit « depuis le démarrage », ce qui suggère un cumul sur une décennie. Périmètre ? Permanents et temporaires, sans ventilation. Qualification ? Aucune.

Ce chiffre ne se compare donc à aucun autre du corpus, et la base 08 avait posé exactement ce problème : trois chiffres nationaux dans un rapport de 271, sans périmètre déclaré. Celui-ci est le quatrième, et il aggrave le constat plutôt qu'il ne le corrige.

La mention du travail des enfants est rapportée par les sources. Cet observatoire l'enregistre, ne l'instruit pas, et n'a aucun élément propre : la question relève d'organismes spécialisés.

Ce que cette fiche ne peut pas établir

Manquent : le régime de redevance en vigueur, les recettes publiques du secteur pour les exercices récents, le nombre de sites en activité, la production par région, la part du secteur dans le produit intérieur brut depuis 2018, et toute capacité de transformation au-delà du raffinage.

Une donnée fiscale isolée est disponible : un taux de 33 % applicable aux sociétés de traitement des déchets miniers. Elle ne permet aucune reconstitution du régime et est publiée telle quelle.

La barre de valeur n'est pas publiée. Un outil de raffinage existe, mais aucune source ne publie sa capacité, son taux d'utilisation ni le tonnage qui y transite — et la révision 13 interdit de traiter une capacité comme alimentée sans ce pourcentage.

Le code minier date de 2015. Plus de 400 sociétés nationales et étrangères seraient actives dans l'exploration aurifère, sans que le nombre de sites soit connu.

Indices et sources

Fiche rédigée sous les révisions de méthode en vigueur, jusqu'à la quinzième incluse.

IAVM — grille de renseignement

01Part raffinée localementOutil de raffinage bâti pour contrôler l'exportation ; capacité, taux d'utilisation et tonnage non publiéspartiel
02Valeur ajoutée retenue par tonneNon chiffrable. Taux de captation implicite d'environ 10 % relevé sur l'exercice 2017 — ordre de grandeur, non un tauxpartiel
03Capacité industrielle avalUne capacité de raffinage existe ; le troisième état n'est pas renseignable faute de taux d'utilisationpartiel
04Contenu local en emplois qualifiésEnviron 1,5 million d'emplois permanents et temporaires depuis une décennie — plus grand chiffre du corpus, sans stock ni flux ni périmètre déclarés. 80 % de la production est artisanalepartiel
05Achats et sous-traitance localeNon publiéà collecter
06Énergie et intrantsNon publiés ; usage du mercure documenté dans l'exploitation artisanalepartiel
07Connexion logistique effectiveExportation par voie maritime ; administration ne contrôlant pas l'ensemble du territoire, ce qui affecte la lecture de toute donnée de fluxpartiel
08Formation, géologie et recherchePlus de 400 sociétés actives en exploration ; nombre de sites non connu ; code minier de 2015partiel
09Captation publique effective de la renteGuichet public : obligation de vendre à la banque centrale. 14 t exportées officiellement sur 70 produites, soit 20 %. Motif publié du contournement : prix d'achat inférieur au marché parallèle, plus une taxation jugée importante. Taux de 33 % sur les sociétés de traitement de déchets miniersrenseigné
10Effet d'entraînement mesuréOr à 48 % des exportations en 2022, 53 % des exportations enregistrées au T1 2026 ; mines à 6 % du PIB en 2018. Couple exportations / recettes publiques non calculablepartiel

Score IAVM : non calculé. Un pilier sur dix en statut « à collecter », huit en statut partiel. Le pilier 09 est le seul pleinement renseigné, et il l'est par un écart plutôt que par une captation.

Application des révisions en vigueur

Famille C, quatrième condition proposée — le prix offert au guichet doit être au moins égal au prix alternatif. Un guichet dont le prix est inférieur au marché parallèle est une taxe implicite dont le taux est l'écart de prix. Symétrique exact de la quatrième condition de la famille A, où l'effet d'une interdiction dépend de la définition du produit visé.

Première limite de l'indice — il mesure ce que l'État capte, non ce qui atteint le creuseur. Écart le plus large du corpus : 20 % du volume.

Base Contenu local et emploi — quatrième chiffre national d'emploi, sans stock ni flux ni périmètre déclarés. Il aggrave le constat de cette base plutôt qu'il ne le corrige.

Révision 13 — une capacité de raffinage existe ; le troisième état n'est pas renseignable faute de taux d'utilisation publié.

Révision 12 — la composante appariée est marquée non calculable. Seizième fiche à l'appliquer.

Réserve de périmètre — cet observatoire ne traite pas la question du financement du conflit : aucun élément propre, aucune partie désignée, aucune instruction. Le motif est énoncé dans la fiche plutôt que l'omission passée sous silence.

Méthode complète : Les dix-sept instruments.

Sources de cette fiche

Rang 2Note de poste diplomatique — or constituant la première source de devises avec plus de 2 milliards de dollars en 2022, soit 48 % des exportations totales, contre 36 tonnes produites en 2021 ; une part substantielle de la différence entre production et exportation faisant sans doute l'objet de contrebande plus ou moins officialisée et organisée ; secteur relativement moins affecté que d'autres par le conflit et demeurant la principale source de recettes, malgré une baisse du volume exporté à 18 tonnes en 2023 ; reprise apparente en 2024 avec 29 tonnes exportées de janvier à juin ; taux de 33 % pour les sociétés de traitement de déchets miniers, cette taxation et les prélèvements supplémentaires au raffinage expliquant qu'une part substantielle de la production soit exportée illégalement, avec un manque à gagner substantiel pour les autorités ; cadre réglementaire sujet à interprétation et non appliqué ; code minier datant de 2015. Analyse de risque pays, 2026 — or, dont le pays est décrit comme premier producteur africain à 70 tonnes par an, restant de loin le premier poste d'exportation ; exportations officielles d'or de 370 millions de dollars au premier trimestre 2026, soit 53 % des exportations enregistrées, alors que 70 % des exportations d'or seraient informelles ; recettes et dépenses publiques nettement inférieures à 10 % du produit intérieur brut ; large part de l'économie échappant à la fiscalité officielle du fait de l'informalité et de la perte d'autorité de l'État sur une partie du territoire.

Rang 4Presse économique et encyclopédie, 2019 à 2026 — production de 70 tonnes en 2025 contre 64 en 2024 selon les chiffres officiels, l'or ayant généré environ 1,8 milliard de dollars de revenus en 2025 selon la société publique des ressources minérales ; exploitation artisanale largement dominante, une grande partie de la production échappant aux circuits officiels ; extraction par broyage puis amalgamation au mercure, procédé dangereux pour la santé et l'environnement ; en 2025, 70 tonnes produites mais seulement 14 tonnes officiellement exportées selon la banque centrale ; exportations officielles des six premiers mois de 2026 équivalentes à celles de toute l'année 2025, liées au renforcement des contrôles et aux mesures visant à faire transiter davantage par les circuits bancaires ; création de juridictions spécialisées dans le traitement des affaires de trafic d'or et interdiction faite aux forces militaires et paramilitaires d'exercer des activités dans les zones minières ; mines représentant 6 % du produit intérieur brut en 2018 avec un taux de croissance de 14 % ; mineurs artisanaux produisant 80 % de l'or ; valeur des exportations d'or par l'intermédiaire de la banque centrale de 1,87 milliard de dollars en 2017, soit environ 57 % des exportations totales, sans compter les quantités n'y passant pas ; secteur ayant offert environ 1,5 million d'emplois permanents et temporaires depuis le démarrage de l'exploitation il y a une dizaine d'années ; plus de 400 sociétés nationales et étrangères actives dans l'exploration, nombre de sites inconnu ; orpailleurs tenus de vendre à la banque centrale, mais prix d'achat inférieurs à ceux du marché parallèle, conduisant les producteurs à se soustraire régulièrement à la réglementation ; contrebande estimée à 70 % du total au début de 2022 malgré l'outil de raffinage et les décrets ; durcissement du 17 mars 2022 interdisant tout export d'or hors des sociétés concessionnaires ; production de 93 tonnes en 2016, plus de cent en 2017 et 76 en 2019 ; cent tonnes produites en 2017 apportant environ 400 millions de dollars à l'État, des observateurs relevant que la valeur aurait dû être dix fois supérieure ; travail des enfants rapporté.

NoteCet observatoire ne traite pas la question du financement du conflit : il n'a aucun élément propre, ne désigne aucune partie et n'instruit rien ; ces questions relèvent d'instances qui ne sont pas la sienne. Les chiffres de production et d'exportation d'un pays dont l'administration ne contrôle pas l'ensemble du territoire appellent une réserve supplémentaire à toutes celles déjà posées. Les valeurs de production de 2016 et 2017 ne sont pas nécessairement de même nature que les suivantes : aucune source ne précise si elles incluent la part non déclarée, et aucune tendance n'est tirée de la série. Le taux de captation implicite d'environ 10 % est un rapport entre une recette publique et une valeur de production, non une redevance : il est publié comme ordre de grandeur. Le chiffre d'emploi ne déclare ni stock ni flux ni périmètre et ne se compare à aucun autre du corpus. La mention du travail des enfants est enregistrée sans être instruite. Aucun régime de redevance, aucune recette publique récente du secteur, aucune capacité de raffinage, aucun taux d'utilisation, aucun nombre de sites n'apparaissent dans les sources consultées. Aucune personne physique n'est nommée, et aucune entreprise n'est désignée, conformément à la charte.

Calculs de notre fait

CalculRésultatOpération
Part passant par le circuit officiel20 %14 ÷ 70 t
Volume hors circuit officiel56 t70 − 14 t
Rapport production / exportation officielle×570 ÷ 14 t
Reprise depuis le creux de 2021+94 %70 ÷ 36 t
Taux de captation implicite, 2017~10 %400 M$ sur une valeur dix fois supérieure
Part captée si le rythme de 2026 se confirmeordre de 40 %28 ÷ 70 t — suppose une production stable
Rapport au deuxième chiffre d'emploi du corpus×4,81,5 M ÷ 310 000

Propositions pour la consolidation

PiècePortée
Famille C, quatrième conditionLe prix offert au guichet doit être au moins égal au prix alternatif. Un guichet dont le prix est inférieur au marché parallèle n'est pas un instrument de captation : c'est une taxe implicite dont le taux est l'écart de prix, et qui se contourne comme toute taxe. Symétrique de la quatrième condition de la famille A : là une définition, ici un prix — dans les deux cas un détail de mise en œuvre décide de tout
Gabarit pays, composante nouvellePrix offert par un guichet public, rapporté au prix alternatif observable. Renseignée sur aucune fiche du corpus, alors que trois pays y appliquent un guichet
Première limite de l'indice, cas extrême20 % du volume produit passe par le circuit que notre indice mesure. Écart le plus large du corpus entre ce que l'État capte et ce qui est produit
Base Contenu local et emploi, quatrième chiffre1,5 million d'emplois permanents et temporaires, cumul sur une décennie, sans périmètre ni qualification. Il aggrave le constat de cette base plutôt qu'il ne le corrige : quatre chiffres nationaux, quatre définitions
Réserve de méthodeLes données d'un pays dont l'administration ne contrôle pas l'ensemble du territoire appellent une réserve supplémentaire à toutes celles déjà posées. Le périmètre de cet observatoire est énoncé dans la fiche plutôt que l'omission passée sous silence