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Fiche pays TCD · Afrique centrale · Phase 2 · Pièce 82 · Édition du 9 septembre 2026

Tchad

6,9 % de la production aurifère estimée est déclarée à l'exportation. Et un arrêté de 2026 introduit un instrument que nos sept familles ne décrivent pas : le point de sortie unique.

6,9 %
de la production aurifère déclarée à l'exportation
1 582 kg
hors du circuit officiel sur un seul exercice
1
bureau de douane compétent pour une substance entière
+375 %
d'exportations d'or en glissement annuel au premier trimestre 2026
×7,2
écart d'une estimation officielle aux exportations totales du pays
1995
code minier en vigueur, jugé dépassé par les autorités

Six virgule neuf

La fiche Soudan a publié l'écart le plus large du corpus entre production et exportation officielle. Il tient trois pièces.

Production aurifère estimée et exportations officielles, exercice 2022 · en kilogrammes
117 1 582 kg hors du circuit officiel · 93,1 %

Production estimée par le dispositif national de transparence extractive : 1 698,82 kg. Exportations déclarées : 117 kg, à destination d'un pays du Golfe. 6,9 % — calcul de notre fait.

Part de la production passant par le circuit officiel, sur les trois cas mesurables du corpus
Afrique de l'Est 52,8 % des recettes extérieures
n. p.
Afrique du Nord-Est 70 t produites, 14 t exportées
20,0 %
Ce dossier 1 699 kg produits, 117 kg exportés
6,9 %

Une réserve de comparabilité s'impose et cette fiche la pose avant le chiffre. Le numérateur est une exportation déclarée, le dénominateur une production estimée par un dispositif de transparence. Ces deux grandeurs n'ont ni la même source ni la même nature, et l'écart mesure autant la qualité de l'estimation que la fuite du volume.

Ce que ce dossier ajoute, et il n'est pas là où on l'attend

La fiche Soudan a établi la quatrième condition de la famille C : le prix offert au guichet doit être au moins égal au prix alternatif. Le motif y était publié — les prix d'achat de la banque centrale étaient inférieurs au marché parallèle.

Ici il n'y a pas de guichet public d'achat, et les sources ne publient aucun motif équivalent. L'écart est constaté, il n'est pas expliqué.

Ce qui est publié est différent et vaut d'être noté : une institution financière internationale relève que la valeur de l'or sorti en contrebande éclipse les exportations officielles. C'est une appréciation de rapport, sans chiffre de contrebande.

Ce que cette fiche en conclut est donc étroit. Un écart de cette ampleur ne suppose pas nécessairement un instrument défaillant : il peut aussi traduire l'absence d'instrument. Les sources décrivent une exploitation « majoritairement artisanale », longtemps menée « de manière informelle et non réglementée », et un code minier de 1995 que les autorités jugent elles-mêmes « incomplet, dépassé et peu compatible » avec le cadre continental de référence.

Composante proposée : existence d'un canal officiel de collecte, distinguée de son efficacité. Nos fiches mesurent des taux de captation sans dire si un canal existe. Un taux de 6,9 % là où aucun guichet n'est documenté et un taux de 20 % là où un guichet existe depuis une décennie ne se lisent pas de la même façon.

Deux divergences que cette fiche publie sans trancher

La première porte sur la valeur des exportations. Une source situe les exportations officielles d'or à environ 200 millions de dollars en 2020. Une autre donne 117 kilogrammes exportés en 2022, ce qui représente de l'ordre de 6,8 millions de dollars au cours de l'époque — calcul de notre fait. Un écart d'un facteur trente entre deux exercices distants de deux ans.

Trois explications sont possibles : les deux grandeurs ne portent pas sur le même périmètre ; les exportations se sont effondrées entre 2020 et 2022 ; ou l'une des deux inclut des réexportations. Aucune n'est confirmée, et c'est la onzième fois que ce programme rapproche deux grandeurs d'un même dossier sans qu'elles se recoupent.

La seconde porte sur une estimation de potentiel. Un ministère a estimé en 2022 le potentiel minier hebdomadaire d'une région du nord à 50 milliards de francs CFA. Rapporté à l'année, cela représente 2 600 milliards.

Or les exportations totales du pays s'établissent à 89,7 milliards au premier trimestre 2026, soit de l'ordre de 359 milliards sur l'année. L'estimation vaut donc 7,2 fois les exportations totales du pays — calcul de notre fait.

Cet observatoire ne retient pas cette estimation et ne la reprend dans aucun de ses indicateurs. Il la publie avec sa mise à l'épreuve, comme il l'a fait pour l'estimation d'exportation algérienne impliquant un prix plusieurs fois supérieur à la référence de marché.

Le point de sortie

Un arrêté de février 2026 met en place un dispositif que nos sept familles ne décrivent pas, et qui complète une série ouverte il y a trois pièces.

La mesure
Un arrêté encadre l'exportation de l'antimoine et des substances minières. Son article 3 désigne un bureau de douane unique comme seul compétent pour les formalités d'exportation de l'antimoine. Une dérogation ponctuelle peut être accordée sur demande écrite au directeur général des douanes, autorisant exceptionnellement la sortie par un autre bureau.
L'objectif publié
Renforcer la traçabilité des opérations d'exportation, lutter contre la fraude et les sorties illicites, améliorer le suivi statistique des flux miniers, et renforcer la mobilisation des recettes publiques du secteur extractif.
Ce qu'il n'est pas
Ce n'est pas une interdiction d'exporter — l'exportation reste permise. Ce n'est pas un guichet d'achat — aucun organisme public ne s'interpose comme acheteur. Ce n'est pas une redevance — aucun prélèvement n'est créé. C'est une contrainte de géographie.

Contraindre le point de passage, et non le produit

Confrontons ce dispositif à la famille A. Elle regroupe les instruments qui contraignent l'exportation : interdiction du minerai brut, obligation de transformation locale, interdiction des concentrés. Tous portent sur la nature du produit qui sort.

Celui-ci porte sur le lieu par lequel il sort. C'est une variante que nos trente-neuf fiches pays n'ont pas rencontrée, et elle est d'une économie remarquable : elle ne crée aucun prélèvement, n'impose aucune installation, et ne modifie aucun prix.

Elle complète une série que trois fiches consécutives ont ouverte, et la série a maintenant une forme.

FicheCe dont dépend l'effet de l'instrumentFamille
Afrique australe, puis Afrique centraleLa définition du produit visé — « brut » laisse passer le concentré ; viser le concentré ferme la porteA
Afrique du Nord-EstLe prix offert au guichet — inférieur au marché parallèle, il devient une taxe impliciteC
Ce dossierLe point de passage physique — un bureau unique rend la sortie traçable sans rien interdireA, variante

Les trois disent la même chose sous trois angles : un instrument de famille A ou C ne vaut pas par son intitulé mais par un détail de mise en œuvre — ce qu'il définit, ce qu'il paie, ou par où il fait passer.

Composante proposée : modalité de mise en œuvre d'un instrument d'exportation — produit visé, prix offert, point de passage imposé. Aucune de nos fiches ne la porte, et les trois cas ci-dessus montrent qu'elle décide de l'effet.

Ce que cette fiche ne peut pas dire de ce dispositif

Il date de février 2026 et n'a produit aucun effet mesurable publié. Il est au premier des trois états, annoncé. Aucune source ne publie le volume d'antimoine concerné, sa valeur, ni le nombre d'opérations traitées.

Et la dérogation prévue mérite d'être signalée sans être interprétée. L'arrêté autorise, sur demande écrite, une sortie exceptionnelle par un autre bureau. Un point de passage unique assorti d'un pouvoir de dérogation discrétionnaire n'a pas la même portée qu'un point de passage unique sans exception, et aucune source ne publie les critères de cette dérogation.

Cet observatoire l'enregistre comme une caractéristique du dispositif, non comme un jugement sur lui.

Point de contrôle datable : volumes et valeurs d'antimoine déclarés à l'exportation pour l'exercice 2026, rapportés à ceux de 2025.

Une croissance spectaculaire sur une base faible

Au premier trimestre 2026, les exportations du pays atteignent 89,7 milliards de francs CFA, en hausse de 13 % sur le trimestre et de 29 % sur un an. Le pétrole brut demeure le principal moteur, à +62 %. L'or progresse de 375 % et l'antimoine de 15 % en glissement annuel.

La révision 13 impose de lire ce chiffre avec sa base. Une progression de 375 % sur des exportations aurifères officielles qui représentaient 117 kilogrammes deux ans plus tôt reste une progression sur un volume faible. Elle est réelle et elle ne change pas encore l'ordre de grandeur du secteur.

Ce que la structure indique néanmoins : les deux substances minières croissent plus vite que le pétrole, ce qui est l'objectif de diversification affiché. Cet observatoire l'enregistre et attend l'exercice complet.

Ce que la grille ne voit pas

La fiche précédente a établi que notre information est mauvaise sur ce qui est ancien. Ce dossier en donne un cas vivant.

Une substance exploitée depuis toujours, et absente de nos vingt-quatre fiches

Les sources décrivent une longue tradition d'exploitation minière, remontant à l'extraction artisanale du natron dans deux provinces du pays, aux côtés de l'or. Elles précisent que ces activités revêtent une importance économique et culturelle significative, tout en ayant été longtemps menées de manière informelle et non réglementée.

Géologiquement, le pays recèle d'importantes réserves de natron, et la principale activité minière d'un de ses bassins est associée au natron extrait par des mineurs artisanaux dans la partie nord d'un grand lac.

Le natron n'apparaît dans aucune de nos vingt-quatre fiches substances, et il n'y apparaîtra pas : c'est un carbonate évaporitique dont le marché est régional, sans cours mondial ni filière d'exportation significative.

C'est exactement le motif du constat 37, dans sa troisième dimension. La fiche précédente a montré que la première substance extraite par l'humanité était un pigment, absent de notre grille. Celle-ci montre que l'absence ne concerne pas seulement le passé : le natron est extrait aujourd'hui, il fait vivre des populations, et notre indice ne le voit pas.

Ce que cet observatoire en fait, et ce qu'il n'en fait pas. Il ne propose pas une vingt-cinquième fiche substance — la fiche des minéraux de développement a établi que ce programme n'a ni les sources ni le périmètre pour traiter les filières intérieures. Il propose de le déclarer.

Composante proposée : substances extraites pour un marché intérieur ou régional, nommées et non mesurées. Une ligne par fiche pays. Elle ne mesure rien ; elle empêche de croire que l'absence d'une substance dans nos grilles signifie l'absence d'une activité.

Quatre usines annoncées, et une capacité qui n'en est pas une

La construction de quatre usines d'exploitation de l'or a été annoncée, d'une capacité de production comprise entre 300 et 1 000 tonnes par jour. Les lieux d'implantation n'étaient pas communiqués au moment de l'annonce.

La révision 13 impose ici une précision que cette fiche pose nettement. Une capacité de « 300 à 1 000 tonnes par jour » sur une usine aurifère désigne un tonnage de minerai traité, non une production d'or. Ce ne sont pas des tonnes d'or, et la confusion serait considérable : à une teneur ordinaire, mille tonnes de minerai par jour donnent quelques kilogrammes d'or.

Aucune source consultée ne publie la teneur retenue, et cette fiche ne déduit donc aucune production attendue. Le projet est au premier des trois états, annoncé, sans calendrier, sans localisation et sans investissement publiés.

Une disposition d'affectation est en revanche publiée : 5 % des revenus issus de ces exploitations seraient affectés à la province productrice, pour le financement d'infrastructures sanitaires, routières, éducatives et environnementales.

C'est un cas de la famille E — reconstruire l'assiette — appliqué à l'échelle infranationale, et le corpus n'en compte que peu. Aucune source ne publie l'assiette de ce pourcentage — chiffre d'affaires, bénéfice, redevance — : la composante proposée par la fiche Malawi s'y applique, et le taux reste sans unité.

Ce que les sources établissent par ailleurs

ÉlémentConstat
Production 2022Or : 1 698,82 kg estimés. Calcaire : 82 609 t. Latérite : 14 721 t — les deux dernières sont des minéraux de développement au sens de notre fiche substance 24
Substances recenséesOr, antimoine, natron, calcaire et argile, quartz, sel, gypse ; indices de cuivre, nickel, fer et bauxite ; évaporites et sel fossile ; occurrences d'uranium et réserves de diatomite signalées
Cadre juridiqueCode minier de 1995, jugé par les autorités « incomplet, dépassé et peu compatible » avec le cadre continental de référence ; révision engagée, incluant une fiscalité adaptée à l'exploitation artisanale et semi-industrielle
Encadrement de l'artisanatMise en place annoncée d'une brigade minière pour sécuriser l'activité des parties prenantes
Continuité transfrontalièreUne source relève que l'exploitation se déroule dans une zone du nord du pays et dans une zone du sud du pays voisin

Manquent : les recettes publiques du secteur, le régime de redevance en vigueur, les effectifs, la part du secteur dans le produit intérieur brut, le nombre de titres actifs et toute capacité de transformation.

Indices et sources

Fiche rédigée sous les révisions de méthode en vigueur, jusqu'à la quinzième incluse.

IAVM — grille de renseignement

01Part raffinée localementNulle. Aucune capacité de transformation documentée ; quatre usines de traitement annoncéesrenseigné
02Valeur ajoutée retenue par tonneNon chiffrable ; aucun prix de sortie publiéà collecter
03Capacité industrielle avalQuatre usines annoncées, 300 à 1 000 t/jour de minerai traité — non de production d'or, sans teneur, lieu ni calendrier publiés. Premier étatpartiel
04Contenu local en emplois qualifiésNon publié ; exploitation décrite comme majoritairement artisanale et source de revenus importante pour les populations localespartiel
05Achats et sous-traitance localeNon publiéà collecter
06Énergie et intrantsNon publiésà collecter
07Connexion logistique effectivePays enclavé. Bureau de douane unique désigné pour l'exportation de l'antimoine, avec dérogation possible sur demande écrite. Continuité d'exploitation avec une zone du pays voisin relevéerenseigné
08Formation, géologie et rechercheSubstances recensées sur plusieurs bassins ; réserves de natron importantes ; diatomite signalée ; politique nationale de formation des agents annoncéepartiel
09Captation publique effective de la rente117 kg exportés sur 1 698,82 kg produits, soit 6,9 % — calcul de notre fait. Aucun guichet public d'achat documenté. Affectation annoncée de 5 % des revenus à la province productrice, assiette non précisée. Recettes publiques du secteur non publiéespartiel
10Effet d'entraînement mesuréExportations totales de 89,7 Md FCFA au T1 2026 ; or +375 %, antimoine +15 %, pétrole +62 % en glissement annuel. Part du secteur dans le PIB non publiée. Couple exportations / recettes publiques non calculablepartiel

Score IAVM : non calculé. Trois piliers sur dix en statut « à collecter ». Le pilier 09 porte le taux de captation le plus bas du corpus, sur un dénominateur estimé et non déclaré.

Application des révisions en vigueur

Famille A, variante nouvelle proposée — contraindre le point de passage, et non le produit. Un bureau de douane unique rend la sortie traçable sans rien interdire, sans prélèvement et sans installation.

Série des trois modalités — l'effet d'un instrument dépend de ce qu'il définit (fiches Malawi et Congo), de ce qu'il paie (fiche Soudan), ou de par où il fait passer (ce dossier).

Révision 13 — appliquée deux fois : une capacité de 300 à 1 000 t/jour désigne un tonnage de minerai traité, non une production d'or ; et une croissance de 375 % se lit avec sa base.

Constat 37, troisième dimension — le natron est extrait aujourd'hui, fait vivre des populations, et n'apparaît dans aucune de nos vingt-quatre fiches substances. L'absence ne concerne pas seulement le passé.

Règle du calcul publié — deux divergences sont publiées sans arbitrage : un facteur trente sur les valeurs d'exportation, et une estimation de potentiel valant 7,2 fois les exportations totales du pays, que cet observatoire ne retient dans aucun indicateur.

Révision 12 — la composante appariée est marquée non calculable. Dix-neuvième fiche à l'appliquer.

Méthode complète : Les dix-sept instruments.

Sources de cette fiche

Rang 1Dispositif national de transparence extractive et ministère des Finances, 2022 à 2026 — production aurifère estimée à 1 698,82 kg, calcaire à 82 609 tonnes et latérite à environ 14 721 tonnes ; 117 kg d'or exportés en 2022 à destination d'un pays du Golfe ; note de conjoncture du premier trimestre 2026 établissant des exportations de 89,7 milliards de francs CFA, en hausse de 13 % sur le trimestre et de 29 % sur un an, le pétrole brut progressant de 62 %, l'or de 375 % et l'antimoine de 15 % en glissement annuel ; nombreux permis miniers octroyés dans plusieurs régions, retombées économiques réelles décrites comme incertaines ; nécessité affirmée que les recettes d'exportation, les redevances administratives et les conventions signées soient accessibles au public.

Rang 2Rapport diagnostique du secteur minier, août 2023 — intérêt principal d'un bassin lié aux évaporites et au natron, avec gisements de sel de surface et sel fossile ; principale activité minière de ce bassin associée au natron extrait dans la partie nord d'un grand lac par des mineurs artisanaux ; couches de calcaire rentables pour la production de ciment et importantes réserves estimées de diatomite ; occurrences d'uranium et cuirasses de bauxite suggérées ; potentiel de pierres précieuses et semi-précieuses.

Rang 2Documents de politique minière et rapports institutionnels, 2022 à 2024 — longue tradition d'exploitation minière remontant à l'extraction artisanale du natron dans deux provinces, ainsi que de l'or dans diverses régions ; activités revêtant une importance économique et culturelle significative mais longtemps menées de manière informelle et non réglementée, avec des impacts négatifs sur l'environnement et les communautés ; importantes réserves de natron ; gisements d'or prometteurs identifiés dans quatre provinces ; exploration et exploitation limitées par un manque d'investissements ; code minier issu de la loi de 1995 jugé incomplet, dépassé et peu compatible avec le cadre continental de référence, révision engagée avec une fiscalité adaptée à l'exploitation artisanale et semi-industrielle ; mise en place annoncée d'une brigade minière ; exploitation se déroulant dans une zone du nord du pays et dans une zone du sud du pays voisin.

Rang 4Presse économique et agences, 2024 à 2026 — annonce de la construction de quatre usines d'exploitation de l'or, d'une capacité comprise entre 300 et 1 000 tonnes par jour, sans lieux d'implantation communiqués ; 5 % des revenus issus de ces exploitations affectés à la province productrice pour le financement d'infrastructures sanitaires, routières, éducatives et environnementales ; potentiel minier hebdomadaire d'une région du nord estimé en 2022 à 50 milliards de francs CFA par le ministère chargé des mines ; selon une institution financière internationale, la valeur de l'or sorti en contrebande éclipse les exportations officielles, qui s'élevaient à environ 200 millions de dollars en 2020 ; arrêté de février 2026 encadrant l'exportation de l'antimoine et des substances minières, son article 3 désignant un bureau de douane unique comme seul compétent, une dérogation ponctuelle pouvant être accordée sur demande écrite au directeur général des douanes ; objectifs publiés : traçabilité, lutte contre la fraude et les sorties illicites, suivi statistique des flux, mobilisation des recettes ; substances recensées : or, antimoine, natron, calcaire et argile, quartz, sel, gypse, indices de cuivre, nickel, fer et bauxite.

NoteLe taux de 6,9 % rapporte une exportation déclarée à une production estimée : les deux grandeurs n'ont ni la même source ni la même nature, et l'écart mesure autant la qualité de l'estimation que la fuite du volume. L'écart d'un facteur trente entre les valeurs d'exportation de 2020 et 2022 est publié sans arbitrage ; trois explications sont proposées, aucune retenue. L'estimation de potentiel hebdomadaire, qui vaut 7,2 fois les exportations totales annuelles du pays, n'est reprise dans aucun indicateur de cet observatoire. La capacité de 300 à 1 000 tonnes par jour désigne un tonnage de minerai traité et non une production d'or ; aucune teneur n'étant publiée, aucune production attendue n'en est déduite. L'assiette des 5 % affectés à la province productrice n'est pas précisée : aucun taux effectif n'en est déduit. La dérogation au point de passage unique est enregistrée comme caractéristique du dispositif et non comme jugement sur lui ; ses critères ne sont pas publiés. Aucune recette publique du secteur, aucun régime de redevance, aucun effectif, aucune part dans le produit intérieur brut, aucun nombre de titres actifs n'apparaissent dans les sources. Aucune personne physique n'est nommée, et aucune entreprise n'est désignée, conformément à la charte.

Calculs de notre fait

CalculRésultatOpération
Part de la production déclarée à l'exportation6,9 %117 ÷ 1 698,82 kg — grandeurs de natures différentes
Volume hors circuit officiel1 582 kg1 698,82 − 117 kg
Valeur approchée des 117 kg exportés~6,8 M$117 kg au cours de 2022
Écart avec la valeur annoncée pour 2020×30200 M$ ÷ 6,8 M$
Potentiel hebdomadaire annoncé, sur un an2 600 Md FCFA50 Md × 52
Exportations totales annualisées~359 Md FCFA89,7 Md × 4
Rapport de l'estimation aux exportations×7,22 600 ÷ 359 — estimation non retenue

Propositions pour la consolidation

PiècePortée
Famille A, variante nouvelleContraindre le point de passage, et non le produit. Un bureau de douane unique rend la sortie traçable sans rien interdire, sans créer de prélèvement et sans imposer d'installation. Variante d'une économie remarquable, non rencontrée sur nos trente-neuf fiches pays
Gabarit pays, composante nouvelleModalité de mise en œuvre d'un instrument d'exportation — produit visé, prix offert, point de passage imposé. Trois fiches consécutives établissent qu'un instrument ne vaut pas par son intitulé mais par ce qu'il définit, ce qu'il paie, ou par où il fait passer
Gabarit pays, composante nouvelleExistence d'un canal officiel de collecte, distinguée de son efficacité. Un taux de 6,9 % là où aucun guichet n'est documenté et un taux de 20 % là où un guichet existe depuis une décennie ne se lisent pas de la même façon
Constat 37, troisième dimension confirméeLe natron est extrait aujourd'hui, fait vivre des populations, et n'apparaît dans aucune de nos vingt-quatre fiches substances. L'absence ne concerne pas seulement le passé. Composante : substances extraites pour un marché intérieur ou régional, nommées et non mesurées — elle empêche de croire que l'absence d'une substance dans nos grilles signifie l'absence d'une activité
Famille E, échelle infranationale5 % des revenus affectés à la province productrice pour des infrastructures locales. Cas peu représenté dans le corpus ; l'assiette n'étant pas précisée, le taux reste sans unité