Panorama
La Zambie partage la même ceinture cuprifère que la RD Congo et fait face aux mêmes questions. Elle y répond par des instruments différents : là où sa voisine plafonne les volumes exportables, la Zambie taxe la sortie du concentré et convertit ses participations en redevances sur chiffre d'affaires. C'est une comparaison naturelle que peu de travaux exploitent.
La barre de valeur captée
Cuivre vérifié
Le pays dispose d'une industrie de fonte et de raffinage ancienne — le cuivre d'une de ses raffineries est réputé parmi les plus purs au monde. Le droit d'exportation de 10 % sur le concentré vise précisément à empêcher que ce maillon soit contourné.
Acide sulfurique et intrants vérifié
Cas particulier et instructif : la Zambie a interdit l'exportation d'acide sulfurique en septembre 2025 pour réserver sa production à son propre secteur minier. La décision a fait monter les prix au comptant à 700 dollars la tonne de l'autre côté de la frontière — et créé un revenu pour un opérateur congolais.
Ce que la fiche établit, en une phrase
La Zambie teste la panoplie complète des instruments de captation de valeur — droit d'exportation sur le concentré, interdiction d'export d'un intrant, redevance sur chiffre d'affaires en lieu et place de dividendes, encouragement aux coentreprises — sans nationalisation ni expropriation. C'est la juridiction à suivre pour qui veut savoir ce que ces instruments produisent réellement.
Géologie et potentiel
La ceinture de cuivre centrafricaine se prolonge de part et d'autre de la frontière congolaise. Les provinces du Copperbelt et du Nord-Ouest portent l'essentiel de la production.
Copperbelt historique
Mines souterraines profondes de Mufulira et Nkana, en activité depuis 1931 et 1933. Le gisement de Konkola relève de la même logique d'exploitation profonde.
C'est le district le plus anciennement exploité de la région ; sa caractéristique est le coût d'exploitation, non la ressource.
Province du Nord-Ouest
Gisements plus récents, exploités à ciel ouvert à grande échelle. C'est de là que vient l'essentiel de la croissance récente.
Le principal actif producteur du pays s'y trouve, avec un potentiel d'expansion significatif.
Gisements émergents
Plusieurs projets portés par des entrants récents, dont un projet de cuivre au centre du pays et des actifs en cours de redémarrage après une longue interruption.
Le manganèse et le cobalt figurent également au portefeuille national.
| Élément | Valeur | Statut |
|---|---|---|
| Rang africain, production de cuivre | 2e, derrière la RD Congo | vérifié |
| Production mondiale de cuivre, pour situer | ~23 Mt en 2024 | à confirmer |
| Réserves nationales de cuivre | — | à collecter |
| Couverture cartographique géologique | — | à collecter |
| Ressources de cobalt et de manganèse | — | à collecter |
Divergence sur la production 2024
Deux valeurs circulent pour la production zambienne de cuivre en 2024 : environ 820 670 tonnes selon le ministère du Développement des mines et des ressources minérales, et environ 680 000 tonnes selon une lecture attribuée à l'organisme géologique de référence. L'écart de 140 000 tonnes est trop important pour être ignoré et tient probablement à un périmètre différent — cuivre contenu, cuivre métal ou cuivre raffiné. Les deux valeurs sont publiées ; aucune n'est retenue comme donnée avant réconciliation des périmètres.
Histoire minière et cycles
Nationalisations, consolidation, privatisation, puis reprise progressive de positions par l'État — la Zambie a parcouru le cycle complet des doctrines minières africaines, et se trouve aujourd'hui dans sa quatrième phase.
Mise en exploitation des mines de Nkana puis de Mufulira, distantes d'une cinquantaine de kilomètres.
Prise de contrôle publique du secteur minier.
Regroupement au sein d'une entité unique, dont procède l'actuel véhicule d'investissement de l'État.
L'État conserve une participation dans l'industrie via son véhicule d'investissement, qui devient une société de portefeuille cotée à Lusaka, Londres et sur Euronext, et détient des participations minoritaires dans les sociétés privatisées ainsi que des actifs dans l'énergie et l'immobilier.
La production tombe à environ 700 000 tonnes, contre 732 580 tonnes selon une autre source pour la même année — écart de périmètre signalé.
Le véhicule d'investissement de l'État approuve l'acquisition d'une participation de 51 % dans Mopani, pour 25,5 milliards de kwacha soit environ 1,1 milliard de dollars, par une filiale d'un groupe basé à Abou Dhabi. La transaction est finalisée le mois suivant.
Production en hausse de 12 % à environ 820 670 tonnes, contre 732 580 tonnes en 2023, malgré une sécheresse sévère perturbant la production hydroélectrique et obligeant les exploitants à importer de l'électricité. Un investisseur annonce 1,3 milliard de dollars pour relancer un actif majeur.
Le gouvernement encourage les nouveaux titulaires de licences à former davantage de coentreprises avec des Zambiens — communautés locales ou entrepreneurs — tout en écartant explicitement toute appropriation d'entités détentrices d'une licence. Aucune loi n'oblige à ce jour les investisseurs à intégrer des nationaux au capital.
L'effondrement contraint un opérateur à suspendre ses activités et pèse sur l'objectif national de production.
La production est réservée au secteur minier national. Effet immédiat sur le marché régional.
Production en hausse de 8 % sur un an, annoncée par le ministère. L'objectif du million de tonnes fixé pour 2025 n'est pas atteint, principalement en raison de la rupture du bassin de résidus de février. Un opérateur quadruple sa production à 80 215 tonnes.
Le gouvernement suspend un droit d'exportation de 10 % sur près de 272 000 tonnes de concentré de cuivre, autorisant des expéditions via une société d'État pour les trois mois suivants. Un opérateur ayant obtenu l'une des plus importantes allocations déclare n'avoir aucun projet d'exportation et privilégier ses propres opérations de transformation.
Le véhicule d'investissement de l'État annonce vouloir accroître ses participations minoritaires, aux conditions du marché et sans cession forcée, et étendre son modèle de redevance sur chiffre d'affaires à d'autres actifs.
Cadre juridique et fiscal
C'est l'onglet le plus riche de cette fiche. La Zambie utilise simultanément quatre instruments distincts de captation de valeur, sans recourir à l'expropriation.
Les quatre instruments
| Instrument | Paramètre | Effet visé | Statut |
|---|---|---|---|
| Droit d'exportation sur le concentré | 10 % | Rendre l'export brut moins avantageux que la transformation locale | à confirmer |
| Interdiction d'export d'un intrant | Acide sulfurique, depuis septembre 2025 | Réserver la production au secteur minier national | vérifié |
| Redevance sur chiffre d'affaires | 3,1 % en lieu et place de dividendes sur un actif détenu à 20 % | Obtenir des flux prévisibles et protégés de l'inflation des coûts d'exploitation | vérifié |
| Portage gratuit | 5 à 15 % recherchés lorsque l'État détient déjà la licence | Participation sans décaissement | vérifié |
| Coentreprises avec des nationaux | Encouragées, non obligatoires | Contenu local capitalistique | vérifié |
La redevance sur chiffre d'affaires, une innovation à documenter
Le mécanisme substitue une redevance de 3,1 % du chiffre d'affaires aux dividendes attachés à une participation de 20 % dans un actif majeur. Il a généré 110 millions de dollars depuis 2022. La logique est explicite : obtenir des flux de trésorerie prévisibles et protégés de l'inflation des coûts d'exploitation, plutôt que des dividendes dépendant d'un résultat net que l'actionnaire minoritaire ne contrôle pas.
C'est, à notre connaissance à ce stade, le seul dispositif africain de ce type documenté publiquement. Il répond à un problème que toutes les autres fiches de ce programme rencontrent : partout, les participations d'État sont connues et les dividendes effectivement perçus ne le sont pas. L'État zambien a choisi de contourner le problème plutôt que de le résoudre. Le dispositif sera suivi comme cas d'école dans l'observatoire spécialisé « Fiscalité minière comparée ».
Une garantie explicite
La doctrine officielle écarte expressément l'appropriation : aucune entité disposant d'une licence ne fera l'objet d'une appropriation de la part de l'État, et les augmentations de participation se feront aux conditions du marché, sans cession forcée. Cette garantie est publiée telle quelle. L'observatoire la consignera et suivra son exécution — c'est une donnée du risque juridique, pas une opinion sur la sincérité de l'engagement.
Institutions
Le cadre institutionnel prévoit des directions distinctes pour le service géologique, l'exploitation artisanale et à petite échelle, et l'exploitation à grande échelle et la promotion de l'investissement minier. Cette séparation explicite de l'artisanat dans l'organigramme est notable : elle en fait un objet d'administration à part entière plutôt qu'une catégorie résiduelle.
Cadastre, permis et titulaires
Le paysage capitalistique zambien est le plus diversifié du programme pilote : canadien, indien, chinois, émirati, et un actionnaire public minoritaire présent partout.
| Participation publique | Niveau | Nature |
|---|---|---|
| Participation moyenne dans les projets miniers | ~20 % | Via le véhicule d'investissement de l'État |
| Participations minoritaires les plus faibles | à partir de 10 % | Dans des mines exploitées par des groupes canadien, chinois et indien |
| Participation dans Mopani | 20 % | Après cession de 51 % à un groupe émirati en 2024 |
| Portage gratuit recherché | 5 à 15 % | Lorsque le véhicule public détient déjà la licence minière |
| Élément de gouvernance | Constat | Statut |
|---|---|---|
| Véhicule public coté | Coté à Lusaka, Londres et sur Euronext — les obligations d'information de marché en découlent | vérifié |
| Cadastre minier en ligne | À vérifier ; un directeur du service géologique est institué | à collecter |
| Publication des contrats | À établir | à collecter |
| Nombre de licences en vigueur | À établir | à collecter |
| Registre des bénéficiaires effectifs | À établir | à collecter |
Une source de transparence indirecte
La cotation du véhicule public sur trois places boursières crée une obligation d'information périodique qui constitue, de fait, la meilleure source disponible sur les participations de l'État zambien dans le secteur. C'est une configuration rare sur le continent et une piste de collecte prioritaire : là où les autres pays exigent d'aller chercher la donnée, celle-ci est publiée par obligation de marché.
Mines et opérateurs
| Actif | Opérateur | Pavillon | Repère vérifié | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Kansanshi | Groupe coté au Canada | Canada · État 20 % | Plus grande mine en production du pays ; support du mécanisme de redevance de 3,1 % sur chiffre d'affaires | En production |
| Sentinel | Même groupe | Canada | Exploitation à ciel ouvert de grande échelle, province du Nord-Ouest | En production |
| Lumwana | Groupe coté au Canada | Canada | Expansion de plusieurs milliards de dollars visant une production supérieure à la fin de la décennie | En production |
| Konkola | Groupe indien | Inde | Production quadruplée à 80 215 t en 2025 ; 1,3 Md$ annoncés pour la relance ; exploitation souterraine profonde | En production |
| Mopani — Mufulira et Nkana | Filiale d'un groupe émirati | Émirats arabes unis 51 % · État 20 % | Acquisition finalisée en mars 2024 pour ~1,1 Md$ ; croissance de production supérieure à 40 % en 2025 ; le cuivre de Mufulira est réputé parmi les plus purs au monde | En production |
| Luanshya | — | — | Redémarrage prévu en 2026 après une longue interruption, montée en charge visée d'ici 2030 | Redémarrage |
| Kitumba, Lubambe et projets juniors | Entrants récents | Chine · divers | Portefeuille de développement | Développement |
Trajectoire de production
| Exercice | Production | Observation |
|---|---|---|
| 2023 | 732 580 t · ou ~700 000 t | Deux valeurs selon les sources ; point bas du cycle |
| 2024 | ~820 670 t | +12 % malgré la sécheresse et les importations d'électricité |
| 2025 | 890 346 t | +8 % ; objectif du million manqué après la rupture du bassin de résidus de février |
| 2026 | > 1 Mt visé | Prévision rapportée |
| 2027 | 1,2 Mt visé | Prévision rapportée |
| 2031 | 3 Mt visé | Objectif gouvernemental |
L'écart entre la trajectoire et l'objectif
Passer de 890 346 tonnes en 2025 à 3 millions de tonnes en 2031 suppose de multiplier la production par 3,4 en six ans. Le rythme observé sur les deux dernières années est de +12 % puis +8 %. À ce rythme, la production atteindrait de l'ordre de 1,3 à 1,4 million de tonnes en 2031 — soit moins de la moitié de l'objectif.
Ce calcul est de notre fait et posé comme tel. Il n'invalide pas l'objectif, qui repose sur des projets d'expansion identifiés et non sur une extrapolation. Il indique en revanche que l'écart entre trajectoire tendancielle et cible est considérable, et que le suivi annuel de cet écart est un indicateur utile — bien plus que la répétition de la cible.
Artisanat et petite mine
La Zambie est le seul pays du programme pilote à disposer d'une direction administrative dédiée à l'exploitation artisanale et à petite échelle. C'est un point de départ institutionnel rare.
Une direction dédiée
Le cadre légal institue un directeur de l'exploitation artisanale et à petite échelle, distinct du directeur du service géologique et de celui de l'exploitation à grande échelle et de la promotion de l'investissement.
Chacune de ces directions est chargée de la cartographie géologique, de l'exploration et du développement durable des activités relevant de son périmètre.
Une piste de collecte privilégiée
L'existence d'une administration dédiée implique en principe un enregistrement des opérateurs, donc des séries exploitables. C'est le point d'entrée le plus prometteur du programme pilote sur ce sujet.
Si ces séries existent, elles fourniront un référentiel méthodologique pour les pays qui n'en disposent pas.
| Indicateur | Valeur | Statut |
|---|---|---|
| Direction administrative dédiée | Instituée par la loi | vérifié |
| Nombre d'opérateurs artisanaux enregistrés | — | à collecter |
| Production artisanale, en fourchette | — | à collecter |
| Substances concernées | — | à collecter |
| Dispositif de commercialisation encadrée | — | à collecter |
Transformation locale et contenu local
Un opérateur a publiquement renoncé à exporter le concentré qu'il était autorisé à expédier. C'est l'événement le plus significatif de cette fiche pour l'angle de l'observatoire.
Le renoncement volontaire à un quota d'exportation
Le 2 juin 2026, le gouvernement suspend un droit d'exportation de 10 % sur près de 272 000 tonnes de concentré de cuivre, autorisant des expéditions via une société d'État pendant trois mois. Un opérateur ayant obtenu l'une des plus importantes allocations déclare que sa position reste inchangée depuis juillet, date des premières exemptions : il n'a aucun projet d'exporter son quota et privilégie ses propres opérations de transformation, conformément à une stratégie de long terme visant à renforcer les capacités de raffinage nationales.
Pour l'observatoire, c'est un fait de première importance : il indique qu'un opérateur peut trouver son intérêt économique dans la transformation locale, sans y être contraint et alors même qu'une porte de sortie réglementaire lui est ouverte. Cela distingue nettement l'incitation fiscale de la contrainte administrative — et suggère que les deux ne produisent pas les mêmes effets sur la durée.
à confirmer Cette information provient d'une source de rang 4 relayant une déclaration d'entreprise. Elle sera confirmée sur communiqué officiel de l'opérateur ou du ministère avant passage en statut vérifié. Compte tenu de son importance analytique, elle est publiée avec cette réserve explicite plutôt qu'écartée.
Capacités et instruments
| Élément | Constat | Statut |
|---|---|---|
| Industrie de fonte et de raffinage | Ancienne ; le cuivre d'une raffinerie du Copperbelt est réputé parmi les plus purs au monde et donne son nom à une cotation sur le marché des métaux de Londres | à confirmer |
| Droit d'exportation sur le concentré | 10 %, suspendu sur ~272 000 t pour trois mois à compter du 2 juin 2026 | à confirmer |
| Interdiction d'export d'acide sulfurique | Depuis septembre 2025 ; effet documenté sur le marché régional | vérifié |
| Capacités de fonte et de raffinage installées | À chiffrer | à collecter |
| Contenu local capitalistique | Coentreprises encouragées, aucune obligation légale | vérifié |
| Emplois directs du secteur | À établir | à collecter |
Trois régimes de contenu local, côte à côte
Le programme pilote permet désormais une comparaison directe : l'Afrique du Sud impose un minimum de 30 % d'actionnariat noir ; le Mali a introduit en 2023 la possibilité pour les investisseurs locaux d'obtenir 5 % d'intérêts ; la Zambie n'impose rien et se contente d'encourager les coentreprises. Trois degrés de contrainte pour un même objectif. L'observatoire publiera les trois et suivra leurs résultats respectifs, sans recommander.
Énergie
La sécheresse de 2024 a perturbé la production hydroélectrique au point d'obliger les principaux exploitants miniers à importer de l'électricité pour maintenir leurs activités. C'est le troisième cas du programme pilote où l'énergie apparaît comme contrainte de tête de la transformation — après la contrainte électrique sud-africaine et l'intégration énergétique à la conception au Maroc. Le fait est versé à l'observatoire spécialisé « Énergie des mines ».
Recettes, transparence et redistribution
Le cuivre représente plus de 70 % des recettes en devises du pays. C'est le taux de dépendance le plus élevé du programme pilote.
> 70 %
des recettes d'exportation en devises proviennent du cuivre. Toute variation du cours se transmet directement à la balance des paiements.
110 M$
générés depuis 2022 par le mécanisme de redevance sur chiffre d'affaires sur un seul actif. C'est l'une des rares recettes minières africaines dont le montant cumulé soit publiquement chiffré.
3,1 %
du chiffre d'affaires, en lieu et place des dividendes attachés à une participation de 20 %. Modèle destiné à être étendu à d'autres actifs.
| Élément | Constat | Statut |
|---|---|---|
| Recette cumulée du mécanisme de redevance | 110 M$ depuis 2022, sur un actif | vérifié |
| Obligations d'information du véhicule public | Société cotée sur trois places ; publication périodique | vérifié |
| Recettes minières en part du budget | À établir | à collecter |
| Dividendes perçus sur les autres participations | À établir | à collecter |
| Produit du droit d'exportation sur le concentré | À établir ; partiellement suspendu depuis juin 2026 | à collecter |
| Statut ITIE | À vérifier | à collecter |
| Fonds souverain adossé aux mines | À établir | à collecter |
Pourquoi le chiffre de 110 millions de dollars compte
Dans les cinq fiches produites à ce jour, c'est la première fois qu'un montant cumulé de recette publique tirée d'une participation minière est publiquement chiffré. Partout ailleurs, les participations d'État sont connues et leur rendement ne l'est pas. Le mécanisme zambien n'est pas plus vertueux : il est simplement plus lisible, parce qu'une redevance sur chiffre d'affaires se calcule sans passer par un résultat net. La lisibilité est ici un effet de la structure de l'instrument, non d'une politique de transparence — distinction utile pour l'indice de gouvernance.
Indices et sources
Aucun score n'est publié à ce stade, conformément à la méthode. Le profil zambien est celui d'une juridiction à instruments nombreux et à données de résultat rares.
IAVM — grille de renseignement
Score IAVM : non calculé. Neuf piliers sur dix renseignés au moins partiellement. Le pilier logistique, autrefois neutralisé au titre de l'enclavement, est désormais renseigné : trois débouchés concurrents, sous réserve de l'extension zambienne. La condition de huit piliers serait atteinte ; le calcul reste suspendu à la constitution de la population de référence.
Révisions de méthode reportées le 31 juillet 2026
Trois piliers de l'indice ont été redéfinis pendant la phase 1, à la suite de cas rencontrés dans ce programme pilote. Les modifications sont reportées ici et documentées dans la pièce Les neuf instruments.
Pilier 09 — « participation publique effective » devient « captation publique effective de la rente » : le pilier mesure désormais le rendement capté par la puissance publique quel qu'en soit le véhicule, et non la seule détention de parts au capital.
Pilier 07 — la neutralisation pour les pays enclavés prend fin. Le pilier mesure la connexion logistique effective sur quatre composantes : distance réellement parcourue jusqu'au port utilisé, mode dominant, nombre de débouchés concurrents, fiabilité incluant l'existence d'un fret retour. Voir la base Corridors et logistique minière.
Conformément à la charte, aucun score n'est publié tant que ces révisions n'ont pas été reportées sur l'ensemble des fiches et que la population de référence n'est pas constituée.
IGRS — grille de renseignement
| Composante | Constat | Note |
|---|---|---|
| C1 · Cadastre minier en ligne | À vérifier | — |
| C2 · Publication des contrats | À établir | — |
| C3 · Statut ITIE et régularité | À vérifier | — |
| C4 · Registre des bénéficiaires effectifs | À établir | — |
| C5 · Traçabilité des recettes | Recette cumulée d'un mécanisme publiquement chiffrée ; véhicule public coté et soumis à obligation d'information ; ventilation budgétaire non établie | 1 |
| C6 · Fonds dédié et audit | À établir | — |
Score IGRS : non publié. Une composante renseignée sur six.
Sources de cette fiche
Rang 1Ministère du Développement des mines et des ressources minérales — communiqués de production, janvier 2025 et 27 janvier 2026.
Rang 1Cadre légal minier — institution des directions du service géologique, de l'exploitation artisanale et à petite échelle, et de l'exploitation à grande échelle.
Rang 3Véhicule d'investissement public coté — déclarations de direction de mai 2026 sur la stratégie de participation et le modèle de redevance ; approbation de la cession de 2024.
Rang 4Agences et presse spécialisée — dépêches de novembre 2024 à juin 2026 sur la doctrine de contenu local, l'interdiction d'export d'acide, la suspension du droit d'exportation et la position d'un opérateur sur la transformation locale.
NoteDeux divergences sont signalées et non arbitrées : la production 2023 (732 580 t contre ~700 000 t) et la production 2024 (~820 670 t contre ~680 000 t). Le calcul d'écart entre trajectoire tendancielle et objectif 2031, dans l'onglet Mines, est de notre fait.
NoteAucune personne physique n'est nommée dans cette fiche, conformément à la charte, y compris lorsque les sources citent nommément ministres et dirigeants.