Panorama
Le Sénégal n'est pas un grand pays minier par les volumes. Il l'est devenu par la vitesse : en quinze ans, l'or est passé de rien à premier poste minier, et le zircon a fait entrer le pays dans le quatuor mondial des sables minéralisés. La question posée par cet observatoire y prend une forme nette : cette croissance s'accompagne-t-elle d'une chaîne de valeur, ou seulement d'un flux ?
La barre de valeur captée, filière par filière
Or vérifié
Le lingot doré part hors du continent pour affinage. Aucune raffinerie d'or aux normes internationales n'est en service au Sénégal à ce jour.
Zircon et sables minéralisés vérifié
Le point de rupture est nommément identifié : l'usine d'enrichissement d'ilménite du groupe se trouve à Tyssedal, en Norvège. Le cas est rare et précieux : la localisation du maillon suivant est publique, ce qui rend la perte de valeur mesurable plutôt que supposée.
Phosphates à confirmer
La filière phosphates-fertilisants dispose d'une industrie locale ancienne. Les proportions affichées sont provisoires : elles seront chiffrées à partir des rapports ITIE et des déclarations d'exportation avant passage en statut vérifié.
Ce que la fiche établit, en une phrase
Le Sénégal capte les deux premiers maillons de chacune de ses trois filières et s'arrête au troisième dans deux cas sur trois. La filière phosphatière, la plus ancienne, est aussi la seule à aller plus loin — ce qui suggère que la profondeur de chaîne se construit en décennies, pas en cycles de prix.
Géologie et potentiel
Trois ensembles portent l'essentiel du potentiel : la boutonnière birimienne de Kédougou-Kéniéba à l'est, le bassin sédimentaire sénégalo-mauritanien à l'ouest, et le cordon dunaire côtier des sables minéralisés.
Boutonnière de Kédougou-Kéniéba
Formations birimiennes du Paléoprotérozoïque, à cheval sur l'est du Sénégal et l'ouest du Mali. C'est l'un des districts aurifères les plus prolifiques d'Afrique de l'Ouest.
Ordre de grandeur de part et d'autre de la frontière : côté sénégalais, le complexe de Sabodala-Massawa est crédité de 5,2 millions d'onces de ressources ; côté malien, le gisement de Loulo-Gounkoto est crédité de 11 millions d'onces attribuables.
Bassin sédimentaire
Porte les phosphates de chaux et d'alumine, les calcaires industriels et l'attapulgite. C'est le socle de l'activité minière du pays depuis l'indépendance.
Substances associées documentées : phosphates, calcaires, attapulgite, sel.
Cordon dunaire côtier
Sables minéralisés de la Grande Côte. Réserves estimées à 1,3 milliard de tonnes titrant 1,5 % de minéraux lourds.
Assemblage déclaré des minéraux lourds : 72 % d'ilménite, 10,7 % de zircon, 3,2 % de leucoxène, 2,5 % de rutile.
Ressources déclarées
| Substance | Ressource ou réserve | Périmètre | Statut |
|---|---|---|---|
| Or | 5,2 Moz | Ressources du complexe Sabodala-Massawa | vérifié |
| Or | 1,8 Moz | Réserve estimée du gisement de Boto | vérifié |
| Or | 1,4 Moz | Ressource de Mako, réserve 1 Moz à 2,25 g/t (étude de faisabilité 2015) | vérifié |
| Or | 12 Moz | Ressources nationales mesurées et indiquées — source ancienne, à réactualiser | à confirmer |
| Sables lourds | 1,3 Md t | Réserves de la concession de la Grande Côte, à 1,5 % de minéraux lourds | vérifié |
| Zircon | 54 000 t/an | Capacité estimée du projet de Niafrang | à confirmer |
| Fer | — | Gisement de la Falémé, projet intégré relancé — tonnage à établir | à collecter |
| Phosphates | — | Réserves nationales par gisement | à collecter |
Couverture cartographique
La part du territoire couverte par des levés géophysiques récents n'est pas publiée sous une forme exploitable. C'est l'un des indicateurs manquants que l'observatoire s'engage à produire : sans lui, le potentiel annoncé reste un discours et non une donnée.
Histoire minière et cycles
Un pays phosphatier pendant cinquante ans, devenu producteur d'or et de zircon en une décennie. La chronologie explique pourquoi la profondeur de chaîne est très inégale selon les filières.
L'exploitation des phosphates constitue l'un des piliers de l'économie depuis l'indépendance. L'activité minière reste alors limitée aux phosphates, aux calcaires industriels et à l'attapulgite.
Exploitation de courte durée et à petite échelle, à l'issue d'un processus de reconnaissance engagé près de cinquante ans plus tôt.
Le projet aurifère est divisé en six ensembles : Sabodala, Near Mine, Falémé, Dembala, Massakounda et Garaboureya.
L'État octroie un permis de 25 ans sur 451 km² pour l'exploitation des sables minéralisés de la Grande Côte.
Sabodala produit son premier lingot. Décret du 30 novembre créant le fonds de réhabilitation des sites miniers.
Le Sénégal devient producteur de zircon.
Convention minière globale sur le projet de Golouma. Concession de quinze ans obtenue sur Mako en juillet 2016. Code minier adopté le 8 novembre 2016.
Deuxième mine d'or industrielle du pays. L'actif change d'opérateur en 2019.
L'exploitant de la Grande Côte devient Eramet Grande Côte. Le 12 novembre, à l'issue de la 8e édition du Salon international des mines, le Conseil des ministres arrête une doctrine minière en quatre piliers : renforcement du cadre légal, souveraineté, industrialisation locale, développement territorial.
Un opérateur marocain porte sa participation à 60 % du projet d'exploration de Senala, voisin de sa mine de Boto, au terme d'un accord d'acquisition progressive de six ans. Le partenaire britannique est dilué à 34 % et ne financera pas la campagne suivante, budgétée à 2 millions de dollars et prévue à partir d'août 2026.
Cadre juridique et fiscal
Le pays est en train d'écrire son quatrième code minier. La question qui traverse le débat public n'est pas la qualité du texte, mais son exécution : le dispositif de retombées locales du code de 2016 est précisément l'exemple invoqué par ses critiques.
Textes en vigueur
| Texte | Référence | Date | Objet |
|---|---|---|---|
| Code minier | Loi n° 2016-32 | 8 novembre 2016 | Cadre général des activités minières |
| Décret d'application | Décret n° 2017-459 | 21 avril 2017 | Modalités d'application du code |
| Fonds de réhabilitation | Décret n° 2009-1335 | 30 novembre 2009 | Alimentation et fonctionnement du fonds de réhabilitation des sites miniers |
| Code antérieur | — | 2003 | Cadre élaboré en 2003, remanié à plusieurs reprises puis réadapté en 2016 |
La réforme en cours
Le 12 novembre 2025, le Conseil des ministres a demandé l'accélération de la finalisation et de l'adoption du nouveau projet de loi portant code minier avant la fin de l'année 2025. La doctrine annoncée repose sur quatre piliers : renforcement du cadre légal, affirmation de la souveraineté, industrialisation locale, développement territorial durable. L'objectif affiché est de faire du secteur minier le fer de lance de la stratégie industrielle nationale.
Les deux versions, publiées côte à côte
Position officielle : la réforme doit renforcer la transparence, l'inclusion et la transformation locale. Elle s'inscrit dans une série de réformes engagées après le code des impôts.
Critique publiée : il s'agirait de la quatrième réforme du genre, et le dispositif phare du code de 2016 — le Fonds d'appui au développement local, destiné à garantir des retombées aux collectivités accueillant les opérations minières — n'aurait pas tenu ses promesses neuf ans plus tard. L'observatoire ne tranche pas : il enregistre que l'exécution du dispositif de 2016 n'a pas fait l'objet d'une évaluation publique chiffrée, et fait de cette évaluation un indicateur à produire.
Régime des participations d'État
| Véhicule | Part de l'État | Substance | Statut |
|---|---|---|---|
| Opérateur des sables de la Grande Côte | 10 % | Zircon, ilménite | vérifié |
| Sabodala Gold Operations | 10 % | Or | vérifié |
| Autres véhicules aurifères | — | Or | à collecter |
| Taux de redevance par substance | — | Toutes | à collecter |
| Clauses de stabilisation fiscale | — | Toutes | à collecter |
Cadastre, permis et titulaires
Cet onglet est celui de l'indice de gouvernance. Il ne contient pas d'analyse : il constate ce qui est consultable, par qui, et à quelle date la consultation a été faite.
| Élément | Constat | Statut |
|---|---|---|
| Cadastre minier consultable en ligne | Existence, accessibilité publique et fraîcheur à vérifier directement sur la source officielle | à collecter |
| Nombre de titres en vigueur par type | Recherche, exploitation, petite mine, artisanal | à collecter |
| Superficie totale sous titre | En km² et en part du territoire national | à collecter |
| Publication des contrats et conventions | Des conventions minières globales sont référencées dans les rapports publics ; leur publication intégrale reste à établir | à confirmer |
| Registre des bénéficiaires effectifs | Existence et accessibilité à établir | à collecter |
Superficies documentées
| Périmètre | Superficie | Titulaire | Substance |
|---|---|---|---|
| Concession des sables de la Grande Côte | 451 km² | Eramet Grande Côte | Zircon, ilménite |
| Concession de Sabodala et satellites | > 1 000 km² | Sabodala Gold Operations | Or |
| Concession issue du périmètre de Golouma | 212,6 km² | Société des mines de Golouma | Or |
| Projet d'exploration de Senala | 354,5 km² | Coentreprise à 60 / 34 % | Or |
Les superficies ci-dessus sont issues de sources publiques datées. Elles seront rapprochées du cadastre officiel avant consolidation de l'indice de gouvernance.
Mines en production et projets
Une entrée par site. La colonne « pavillon du capital » est celle qui détermine où part le concentré — et donc où se joue le maillon suivant.
| Site | Substance | Opérateur | Pavillon | Repère | Statut |
|---|---|---|---|---|---|
| Sabodala-Massawa | Or | Sabodala Gold Operations | Canada · État 10 % | 5,2 Moz de ressources ; centrale solaire de 37 MWc couplée à 16 MW de stockage mise en service | En production |
| Mako | Or | Petowal Mining Company | Australie | Ressource 1,4 Moz, réserve 1 Moz à 2,25 g/t ; concession de 15 ans obtenue en juillet 2016, production depuis janvier 2018 ; à ~40 km de Kédougou | En production |
| Boto | Or | Groupe marocain | Maroc | Réserve estimée à 1,8 Moz, objectif de production annuelle de 160 000 onces | En production |
| Senala | Or | Coentreprise 60 / 34 % | Maroc · Royaume-Uni | 354,5 km², à une quinzaine de kilomètres de Boto ; campagne de 2 M$ à partir d'août 2026 | Exploration |
| Grande Côte | Zircon, ilménite | Eramet Grande Côte | France 90 % · État 10 % | ~700 000 t de minéraux lourds traités par an ; plus de 2 200 salariés ; investissements estimés à 800 M€ | En production |
| Niafrang | Zircon | — | — | Capacité estimée à 54 000 t/an | Projet |
| Falémé | Fer | — | — | Projet intégré relancé ; tonnage et calendrier à établir | Projet |
| Filière phosphates | Phosphates | — | — | 2,8 Mt produites en 2023 ; ventilation par site à établir | En production |
Production mensuelle, un exemple de série
Les valeurs mensuelles publiées permettent de suivre les filières en quasi-temps réel. Relevé d'août 2025, en millions de francs CFA :
| Filière | Août 2025 | Juillet 2025 | Variation mensuelle | Sur un an | Cumul 8 mois |
|---|---|---|---|---|---|
| Or | 46 172,2 | 44 107,8 | +4,7 % | +30,4 % | 402 591 · +45,9 % |
| Zircon | 2 691,0 | 2 849,9 | −5,6 % | −21,2 % | 24 778,5 · −12,7 % |
| Attapulgite | 133,1 | 160,0 | −16,8 % | −8,3 % | 1 555,1 · −10,6 % |
| Sel iodé | 664,7 | 722,4 | −8,0 % | — | — |
Lecture
Les deux filières phares divergent nettement sur 2025 : l'or progresse de 45,9 % en cumul, porté par les prix autant que par les volumes ; le zircon recule de 12,7 %. Un pays dont la croissance minière repose sur une seule substance en cycle haut est exposé au retournement de cette substance — c'est précisément ce que l'indice de valorisation cherche à mesurer, en distinguant la rente du cycle de la capacité industrielle acquise.
Artisanat et petite mine
L'orpaillage est concentré dans la région de Kédougou, en périphérie des opérations industrielles. Sa mesure est le point aveugle des statistiques nationales — ici comme partout ailleurs sur le continent.
Une ampleur non établie
Les activités des mineurs artisanaux sont en hausse dans la région de Kédougou, à la suite du démarrage des opérations à grande échelle. Le constat officiel est explicite : l'ampleur réelle de l'activité artisanale n'est pas connue.
Des efforts d'encadrement et de promotion des mines artisanales sont engagés, avec un objectif affiché de contribution à la lutte contre la pauvreté.
Une fourchette, jamais un point
La charte interdit de publier un chiffre unique sur une production non déclarée. Trois estimations seront construites et publiées ensemble : nombre de sites recensés, population active estimée, tonnage déduit de l'écart déclaratif à l'exportation.
Cette dernière méthode est celle appliquée en priorité par l'observatoire, à l'échelle du continent : comparer les exportations déclarées aux importations tracées chez les partenaires commerciaux.
| Indicateur | Valeur | Statut |
|---|---|---|
| Nombre de sites d'orpaillage recensés | — | à collecter |
| Population active estimée dans l'orpaillage | — | à collecter |
| Production artisanale annuelle, estimation indépendante | ~5 t | vérifié |
| Production artisanale annuelle, fourchette nationale | — | à collecter |
| Écart entre exportations d'or déclarées et importations tracées | — | à collecter |
| Permis de petite mine et d'exploitation artisanale en vigueur | — | à collecter |
Une cellule renseignée sur six. L'onglet est conservé et affiché tel quel : le masquer donnerait l'impression d'un secteur sans orpaillage, ce qui serait faux. Un onglet incomplet est une information.
La première estimation chiffrée, et sa portée exacte
Une fondation suisse spécialisée dans les matières premières retient environ cinq tonnes d'or artisanal sénégalais acheminées hors des circuits déclarés, dans le cadre d'un bilan régional portant sur l'année 2021. C'est la première valeur chiffrée disponible pour le pays sur cet indicateur.
Sa portée est limitée et doit être énoncée : il s'agit d'une estimation haute retenue par la source pour un pays limitrophe dans un exercice de bouclage régional, non d'une mesure de la production artisanale sénégalaise. Rapportée aux estimations voisines du même exercice — 40 tonnes pour la Côte d'Ivoire, 30 pour le Burkina Faso, 12 pour la Mauritanie, 3 pour la Sierra Leone — elle situe le Sénégal parmi les contributeurs les plus modestes de la ceinture birimienne.
Le même exercice laisse un résidu de soixante-dix tonnes qu'aucune origine connue n'explique. Si ce résidu devait être réparti, l'estimation sénégalaise serait révisée à la hausse. Elle est donc publiée comme plancher, non comme mesure.
Renvoi : Série 01 · écart déclaratif sur l'or.
Transformation locale et contenu local
C'est l'onglet central de l'observatoire. Il répond à la question posée en page d'accueil : qu'est-ce qui reste dans le pays, et à quel titre ?
Le cas du zircon, ou la rupture localisable
Le concentré de sables lourds est produit sur place : extraction, séparation gravimétrique et magnétique, conditionnement. Le maillon suivant est identifié et documenté : le groupe exploitant possède une usine d'enrichissement d'ilménite à Tyssedal, en Norvège.
Pourquoi ce cas est méthodologiquement précieux
Dans la plupart des filières africaines, on sait que la valeur part, sans pouvoir dire où. Ici, la destination du maillon suivant est publique et nommée. L'écart de valeur entre une tonne d'ilménite brute expédiée et une tonne de produit enrichi est donc calculable à partir de deux prix de marché observables. C'est l'exemple type de ce que l'indicateur « valeur ajoutée retenue par tonne exportée » doit produire pour les 54 pays — et le premier calcul complet sera fait sur ce cas.
Emploi et achats locaux
| Indicateur | Valeur | Périmètre | Statut |
|---|---|---|---|
| Emplois directs, filière sables minéralisés | > 2 200 | Opérateur de la Grande Côte | vérifié |
| Investissements cumulés, filière sables | ~800 M€ | Opérateur de la Grande Côte | vérifié |
| Emplois directs, filière or | — | Tous opérateurs | à collecter |
| Part d'expatriés dans l'encadrement | — | Tous opérateurs | à collecter |
| Achats auprès de fournisseurs nationaux | — | Tous opérateurs | à collecter |
| Capacité d'affinage d'or aux normes internationales | Aucune en service | National | à confirmer |
Énergie, premier intrant de la transformation
Une centrale solaire de 37 MWc couplée à un système de stockage de 16 MW a été mise en service sur le complexe aurifère de Sabodala-Massawa. C'est une donnée d'énergie minière, à ce titre versée à l'observatoire spécialisé « Énergie des mines » : la disponibilité électrique est la contrainte de tête de toute ambition de raffinage local, avant même le capital.
Tensions autour des sables minéralisés
L'exploitation des sables minéralisés fait l'objet de tensions locales documentées. Des personnes mobilisées en soutien aux populations riveraines ont fait l'objet de convocations judiciaires, et certaines ont été détenues brièvement en février 2025 avant d'être libérées.
L'observatoire consigne le fait tel qu'il est rapporté par la source, et signale qu'il n'a pas trouvé de version publiée par l'opérateur ou par les autorités sur ces épisodes précis. L'absence de contradictoire est elle-même une information : la ligne restera ouverte jusqu'à ce qu'une réponse publique existe.
Recettes, transparence et redistribution
Le secteur pèse 9,4 % des recettes publiques et 32 % des exportations. L'enjeu n'est donc pas son poids, mais la traçabilité de ce poids jusqu'au budget et jusqu'aux collectivités.
9,4 %
des recettes publiques en 2023. L'exploitation minière représente plus de 90 % des recettes du secteur extractif, lequel contribue à environ 5 % du PIB.
32 %
des exportations totales du pays en 2023. Un pays dont un tiers des exportations est minier est, mécaniquement, exposé au cycle des prix.
93 Mds FCFA
versés aux finances publiques au titre de l'exercice 2025 par le principal opérateur aurifère, selon ses résultats annuels publiés.
Transparence
| Dispositif | État | Statut |
|---|---|---|
| Comité national ITIE | Actif, publie des rapports et met en ligne des données ouvertes sur le secteur | vérifié |
| Rapports ITIE annuels | Publiés ; ils recensent les exportations par opérateur — 539,70 Mds FCFA d'or exportés par les deux principaux producteurs en 2022 | vérifié |
| Périmètre des rapports | Des opérateurs détenant un permis d'exploitation ou de petite mine ne figuraient pas dans le périmètre de certains rapports — écart de périmètre à documenter | à confirmer |
| Fonds d'appui au développement local | Créé par le code de 2016 ; son exécution fait l'objet de critiques publiques et d'aucune évaluation chiffrée publiée | à confirmer |
| Fonds de réhabilitation des sites miniers | Créé par décret de 2009 ; montants provisionnés et décaissés à établir | à collecter |
| Fonds souverain adossé aux mines | À établir | à collecter |
L'écart de périmètre, un indicateur en soi
Lorsqu'un rapport de transparence ne couvre pas l'ensemble des détenteurs de titres, la différence entre le périmètre déclaré et le périmètre réel devient elle-même une donnée à publier. L'observatoire la traitera comme telle : nombre de titulaires actifs, nombre de titulaires déclarants, taux de couverture. C'est une mesure de la transparence bien plus utile qu'un statut d'adhésion.
Indices et sources
Conformément à la méthode publiée dans le dossier d'architecture, aucun score n'est affiché à ce stade. L'IAVM se calcule en centiles continentaux : il exige que les dix pays pilotes soient renseignés. L'IGRS exige six composantes vérifiées ; trois le sont. Les grilles sont donc publiées renseignées, et non notées.
IAVM — grille de renseignement
Score IAVM : non calculé. Deux piliers sur dix sont en statut « à collecter ». La condition de notation exige huit piliers renseignés ; elle est atteinte de justesse, mais le calcul en centiles suppose la population des pays notés. Le score sera publié à la consolidation des dix fiches pilotes, pas avant.
Révisions de méthode reportées le 31 juillet 2026
Trois piliers de l'indice ont été redéfinis pendant la phase 1, à la suite de cas rencontrés dans ce programme pilote. Les modifications sont reportées ici et documentées dans la pièce Les neuf instruments.
Pilier 09 — « participation publique effective » devient « captation publique effective de la rente » : le pilier mesure désormais le rendement capté par la puissance publique quel qu'en soit le véhicule, et non la seule détention de parts au capital.
Conformément à la charte, aucun score n'est publié tant que ces révisions n'ont pas été reportées sur l'ensemble des fiches et que la population de référence n'est pas constituée.
IGRS — grille de renseignement
| Composante | Constat | Note |
|---|---|---|
| C1 · Cadastre minier en ligne | À vérifier sur la source officielle | — |
| C2 · Publication des contrats | Conventions référencées ; publication intégrale à établir | — |
| C3 · Statut ITIE et régularité | Comité national actif, rapports publiés, portail de données ouvertes en service | 2 |
| C4 · Registre des bénéficiaires effectifs | À établir | — |
| C5 · Traçabilité des recettes | Poids budgétaire publié ; ventilation jusqu'aux collectivités contestée et non évaluée | 1 |
| C6 · Fonds dédié et audit | Deux fonds créés par voie réglementaire ; exécution et audit non publiés | 1 |
Score IGRS : non publié. Trois composantes sur six sont renseignées. La règle est de ne publier aucun score partiel : un 4 sur 12 calculé sur la moitié des composantes serait interprété comme une performance, alors qu'il ne mesurerait qu'un état d'avancement de notre propre collecte.
Sources de cette fiche
Rang 1Comité ITIE Sénégal — aperçu du secteur, portail de données ouvertes, rapports annuels.
Rang 1Ministère des Mines et de la Géologie, direction de la prévision et des études économiques, agence nationale de la statistique — séries de production mensuelle, relevé d'août 2025.
Rang 1Textes officiels — loi n° 2016-32 du 8 novembre 2016, décret n° 2017-459 du 21 avril 2017, décret n° 2009-1335 du 30 novembre 2009 ; communiqué du Conseil des ministres du 12 novembre 2025.
Rang 3Résultats annuels d'opérateurs cotés — exercice clos au 31 décembre 2025 pour le principal producteur aurifère ; communiqués relatifs à la coentreprise d'exploration de juillet 2026.
Rang 4Presse spécialisée et généraliste — dépêches de janvier à juillet 2026 sur la réforme du code minier, les tensions autour des sables minéralisés et la consolidation du district aurifère. Utilisées pour l'événement et la date, jamais seules pour une série.
Rang 2Fondation suisse spécialisée dans les matières premières — bilan régional 2021 de l'or artisanal ouest-africain, estimation sénégalaise de ~5 t. Reprise dans la série 01 de l'observatoire.
NoteLes sources antérieures à 2024 sur les ressources nationales d'or sont signalées « à confirmer » et seront remplacées dès publication d'un état actualisé.