Cinq mécanismes internationaux demandent à chaque pays de désigner un correspondant. Ils ne désignent pas la même institution. Chacun s'adresse à l'interlocuteur compétent pour son guichet — et sur au moins huit pays, le correspondant relève d'une administration que personne n'attendrait : les affaires étrangères, un service météorologique, une université, une fondation. C'est le croisement des cinq registres, et lui seul, qui donne la carte réelle de la gouvernance climatique d'un État. Cette composante est la seule que nous produisons nous-mêmes.
Les composantes C1 et C2 reposent sur des registres internationaux que nous extrayons. Celle-ci n'existe nulle part : nous la construisons.
Cinq mécanismes internationaux demandent à chaque État de désigner un correspondant : un pour l'éducation et la sensibilisation climatiques, un pour les services météorologiques, un pour le fonds d'adaptation, un pour le fonds environnemental multilatéral, un pour le grand fonds climat.
Aucun ne pointe systématiquement vers le ministère de l'environnement. Chaque mécanisme s'adresse à l'interlocuteur compétent pour son guichet : le fonds d'adaptation peut écrire à l'institut météorologique, le fonds environnemental au ministère des finances, le mécanisme éducatif à une université.
Aucun registre international ne publie cette carte croisée. C'est précisément ce que notre annuaire construit, et c'est ce qui fait de C3 un apport propre plutôt qu'une extraction.
Ce n'est pas une hypothèse : les huit cas sont relevés et vérifiés. Un observateur pressé qui prendrait le premier registre venu pour « le ministère de l'environnement » se tromperait sur l'Algérie, le Botswana, le Burkina Faso, le Lesotho, la Libye, le Maroc, le Mozambique et la Sierra Leone.
Aucun d'eux n'est une erreur du registre. Chacun dit quelque chose de la manière dont un État a réparti sa compétence climatique.
| Pays | Rattachement du correspondant | Ce que cela indique |
|---|---|---|
| Libye | Une université | Cas unique du continent. Le pays n'est ni pays le moins avancé ni petit État insulaire ; sa compétence climatique éducative est logée dans l'enseignement supérieur |
| Maroc | Une fondation | Le volet éducatif est confié à une structure para-publique dédiée, non à une direction ministérielle |
| Algérie | Affaires étrangères | Le climat y est traité comme un dossier de politique extérieure avant d'être un dossier sectoriel |
| Botswana | Service météorologique | La compétence est adossée à l'organisme d'observation, non à une administration de l'environnement |
| Lesotho | Service météorologique | Même configuration — deux pays d'Afrique australe partagent ce choix |
| Burkina Faso | Agriculture | Cohérent avec une fiche où l'agriculture représente 30 % du produit intérieur brut et plus de 80 % des actifs |
| Sierra Leone | Transports | Rattachement inattendu, sans lien évident avec le profil d'émissions du pays |
| Mozambique | Intitulé ministériel obsolète | Le registre porte une dénomination qui n'est plus en vigueur — signal d'une actualisation non transmise |
| Registre | Couverture | État |
|---|---|---|
| Éducation et sensibilisation climatiques | 54 / 54 | Moisson achevée. Tableau statique exploitable. Seul registre complet à ce jour |
| Services météorologiques nationaux | 44 / 54 | Le portail principal étant inaccessible, la moisson passe par un service public d'information météorologique doté d'une interface de données. Dix pays manquent encore |
| Fonds d'adaptation et fonds environnemental multilatéral | Partiel | Deux requêtes suffisent. Ce registre a comblé à lui seul les cinq pays absents du premier — découverte de méthode, et colonne de croisement |
| Autorité nationale désignée du grand fonds climat | 0 / 54 | Registre dépositaire faisant autorité, mais la moisson automatique ne rend rien. Une capture du contenu brut d'une seule page pays depuis un serveur débloquerait l'ensemble |
| Ministères chefs de file | 0 / 54 | Dérivée du précédent, donc bloquée avec lui. Consigne expresse : ne pas la reconstituer à partir du registre éducatif, qui donnerait une carte fausse |
| Correspondants généraux de la convention | Inaccessible | Impasse technique confirmée : la page publique n'est qu'un conteneur d'application de visualisation, sans données extractibles. Seule voie restante : une demande écrite au secrétariat |
Mais le gain décisif n'est pas le temps. Un registre dépositaire fait autorité là où un site ministériel isolé ne fait que témoigner. Une valeur issue du registre du fonds d'adaptation est vérifiable par n'importe qui ; une valeur trouvée sur une page ministérielle peut être obsolète sans que rien ne le signale. La moisson n'est donc pas seulement plus rapide : elle produit une donnée d'un statut supérieur.
Aucun nom de personne, aucune coordonnée individuelle. Les registres en contiennent ; nous n'en extrayons aucun. Seule l'institution est nommée. Cette règle vaut pour l'annuaire comme pour les cinquante-quatre fiches.
Ne pas paralléliser les requêtes. Les secrétariats qui hébergent ces registres disposent de moyens limités, et une moisson agressive dégraderait un service public utile à tous. Les moissons s'exécutent en série.
Combien d'institutions distinctes les cinq registres désignent-ils pour un même pays ? Un État dont les cinq correspondants relèvent d'une seule administration n'a pas la même gouvernance qu'un État qui en mobilise quatre. Ni l'un ni l'autre n'est meilleur en soi — la concentration peut signaler une coordination forte ou un point de défaillance unique — mais la mesure n'existe nulle part.
Nos fiches ont relevé deux dispositifs remarquables : l'Ouganda a construit un outil de suivi à données ventilées par sexe tous secteurs, le Rwanda a renforcé son système avant d'annoncer ses cibles. Un pays qui se dote de l'instrument de mesure avant de promettre un résultat rend son engagement vérifiable — et ce qui n'est pas vérifiable n'est pas exigible.
Le cas mozambicain le montre : un registre peut porter un intitulé ministériel qui n'est plus en vigueur. Dater chaque désignation mesurerait la vitesse à laquelle un État tient ses inscriptions à jour — indicateur modeste, mais qui dit quelque chose de réel sur la capacité administrative.
| Élément | Précision |
|---|---|
| Registres croisés | Cinq mécanismes internationaux désignant chacun un correspondant national : éducation et sensibilisation climatiques ; services météorologiques ; fonds d'adaptation ; fonds environnemental multilatéral ; grand fonds climat |
| Clé de rapprochement | Code ISO à trois lettres, jamais le nom du pays — les intitulés varient d'un registre à l'autre |
| Périmètre | 54 États, sans exception |
| Statuts de publication | Seules les entrées vérifiées partent en publication. Une case vide reste vide, avec son motif et sa voie de résolution |
| Divergences | Deux registres désignant des institutions différentes pour un même pays : les deux sont publiées, avec leur source, sans arbitrage |
| Données personnelles | Aucun nom de personne ni coordonnée individuelle n'est extrait, même lorsque le registre en contient |