← ObservatoireIndice IARCPondérationC1C2C3C4C4 taxonomieC5Architecture
Une production Initiatives Africa — plateforme d'intelligence économique panafricaine initiativesafrica.com →
Initiatives AfricaEnvironnement & Climat Observatoire / ITVA
Indice africain de transition verte — Première édition

Celui-ci pourra être noté.

Notre indice de résilience ne classe aucun pays, parce que les données dont il dépend n’ont pas été recensées de manière comparable dans ce corpus au 18 septembre 2026 ; leur disponibilité doit être vérifiée pays par pays. L'indice de transition est dans une situation entièrement différente. Trois de ses cinq composantes reposent sur des registres internationaux qui couvrent déjà les cinquante-quatre pays, compilés à partir des déclarations des autorités nationales. La donnée n'est pas manquante : elle n'est pas encore assemblée. Ce n'est pas le même problème, et cela n'appelle pas la même réponse.

La signature de cette édition — les cinq composantes et leur source
C1Capacité et mix renouvelableRegistre — 54 pays
C2Accès et fiabilité de l'électricitéRegistre — 54 pays
C3Gouvernance et capacité de mesureAnnuaire propre — 54 pays
C4Instruments économiques et tarificationPartiel
C5Intensité carbone de l'économiePartiel
Trois composantes sur cinq sont disponibles pour les 54 pays sans production de donnée nouvelle
Contre zéro pour l'indice de résilience, dont les dix piliers dépendent de publications nationales
L'obstacle ici est une extraction, non une absence
82 397MWCapacité renouvelable installée en Afrique fin 2025, contre 71 111 un an plus tôtRegistre international · 2026
+15,9%Plus forte progression annuelle jamais enregistrée par le continent, soit 11,3 GW ajoutésRegistre international · 2026
1,6%Part africaine du parc renouvelable mondial de 5 149 GWCalcul de l'observatoire
43,6%Part du parc renouvelable africain concentrée dans trois pays seulementCalcul de l'observatoire
0,2%Part des petits États insulaires en développement dans le parc renouvelable mondial cumuléRegistre international · 2026
692GWAjouts renouvelables mondiaux en 2025, dont 511 GW de solaire photovoltaïqueRegistre international · 2026

Pourquoi cet indice n'est pas dans la situation de l'autre

La première édition de notre indice de résilience a refusé de noter. Il serait facile, et paresseux, de reproduire ici la même conclusion. Elle serait fausse.

Deux indices, deux natures de lacune
Indice de résilience — 10 piliers dépendant de publications nationales
Séries climatiques, séries d'impacts, flux financiers reçus : à produire par chaque État

Indice de transition — 5 composantes dont 3 reposant sur des registres internationaux
Capacité installée, accès à l'électricité, correspondants institutionnels : déjà compilés

La distinction est décisive. Un pays qui ne publie pas ses séries de température rend son pilier climatique incalculable ; personne ne peut le calculer à sa place. En revanche, sa capacité renouvelable installée figure dans un registre intergouvernemental, compilé chaque année à partir des déclarations des autorités nationales, publié par pays et par technologie. L'information existe, elle est publique, elle couvre tout le monde.

Ce que cela change pour la suite. L'indice de résilience attend que les États produisent une donnée comparable non recensée dans ce corpus au 18 septembre 2026. L'indice de transition attend seulement qu'un travail d'extraction et de rapprochement soit conduit — travail lourd, mais faisable par l'observatoire lui-même, sans dépendre de la publication d'un tiers. C'est pourquoi cette édition annonce une notation à venir là où l'autre s'en est abstenue durablement.
Ce que cette édition ne fait pas encore. Elle ne publie aucun score. Les valeurs par pays des trois composantes disponibles n'ont pas été extraites : à ce jour, l'observatoire ne dispose que des trois premiers parcs renouvelables africains et des agrégats continentaux. Publier un indice sur trois pays serait exactement l'erreur que nous reprochons aux classements partiels.

Les cinq composantes, et d'où vient chaque donnée

C'est l'apport principal de cette édition : une cartographie des sources, qui transforme un indice théorique en programme d'extraction.

ComposanteCe qu'elle mesureSource et couverture
C1 — Capacité et mix renouvelable Capacité installée par filière, sa progression annuelle, sa part dans le parc électrique 54 pays Registre annuel de capacité renouvelable d'une agence intergouvernementale, publié par pays et par technologie, à partir des déclarations des autorités nationales en fin d'année civileRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
C2 — Accès et fiabilité Taux d'accès à l'électricité, part rurale, progression annuelle 54 pays Rapport conjoint de suivi de l'objectif de développement durable sur l'énergie, produit par cinq institutions internationalesRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
C3 — Gouvernance et capacité de mesure Correspondants institutionnels par mécanisme, existence d'un système de mesure et de vérification, autorité désignée auprès des fonds 54 pays Annuaire propre à cet observatoire, construit par croisement de cinq registres multilatérauxRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
C4 — Instruments économiques Tarification du carbone, marché national ou d'export, subventions aux énergies fossiles, fiscalité de la transition Partiel Typologie établie par notre base sur les marchés carbone ; registres des standards de certification ; données de subvention agrégées mais rarement nationalesRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
C5 — Intensité carbone de l'économie Émissions rapportées au produit intérieur brut et à la population, trajectoire sectorielle Partiel Inventaires nationaux — c'est la composante qui hérite de la lacune de l'indice de résilience : inventaires anciens, non validés ou absentsRéférence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Pourquoi la composante C3 est notre apport propre. Aucun registre international ne publie, pour un pays donné, la carte de ses correspondants climat. Notre annuaire l'a construite en croisant cinq registres multilatéraux — et a établi au passage que ces cinq registres ne désignent pas toujours la même institution, chaque mécanisme s'adressant à l'interlocuteur compétent pour son guichet. C'est cette carte, et non un document isolé, qui donne la gouvernance climatique réelle d'un État.
Et pourquoi C5 restera la composante faible. L'intensité carbone suppose un inventaire national récent et validé. Notre indice de résilience a établi que c'est précisément ce qui manque : inventaires anciens, non validés, ou corrigés d'un facteur deux quand ils sont refaits. Le Centrafrique a divisé ses émissions de 2010 par deux en améliorant ses données ; la Guinée a relevé son ambition de dix-sept à vingt pour cent pour la même raison. Une composante bâtie sur ces inventaires hériterait de leur instabilité.

Ce que la première composante établit déjà

Même sans extraction pays par pays, les agrégats publiés disent trois choses que cette édition tient à mettre en avant.

Trois calculs de l'observatoire, à partir des valeurs publiées
Parc africain fin 2025 : 82 397 MW — parc mondial : 5 149 GW
→ l'Afrique représente 1,6 % du parc mondial

Trois premiers pays : 16 598 + 10 082 + 9 258 = 35 938 MW
→ soit 43,6 % du parc africain concentré dans trois États

Progression africaine 2025 : +15,9 %, la plus forte jamais enregistrée
Progression mondiale : +15,5 %

Le troisième calcul est celui qu'il faut lire avec le plus d'attention. L'Afrique a crû légèrement plus vite que le monde en 2025. C'est un fait, et il est nouveau. Mais appliqué à 1,6 % du parc mondial, ce taux produit 11,3 gigawatts quand le monde en ajoute 692. Croître plus vite que le monde ne rapproche pas du monde lorsque la base est soixante fois plus petite — c'est le même raisonnement que celui appliqué par nos bases sur l'énergie et l'alerte précoce, et il vaut ici aussi.

La concentration, troisième occurrence dans nos travaux. Trois pays détiennent 43,6 % du parc renouvelable africain. Notre base sur la finance climat établissait que dix pays captent 46 % des flux ; celle sur la biodiversité, que cinq bailleurs assurent 54 % des décaissements mondiaux. Concentration de la capacité, concentration du financement, concentration des bailleurs : le même motif à trois étages différents de la même chaîne.

Un écart de sources à connaître avant toute notation

Deux institutions comptent les ajouts renouvelables mondiaux de 2025 : l'une retient 692 GW, l'autre environ 800 GW. Les deux chiffres ne sont pas comparables et les auteurs le signalent : la première compile la capacité installée telle que déclarée par les autorités nationales en fin d'année ; la seconde publie ses propres estimations de marché et prévisions.

L'indice de transition retiendra la source déclarative, pour une raison de méthode : un indice qui note des États doit reposer sur ce que les États déclarent, non sur l'estimation d'un tiers. Le choix est explicité ici pour qu'il ne soit pas contesté plus tard.

Ce que les seize bases thématiques apportent à cet indice

Elles n'ont pas été conçues pour lui, mais elles l'alimentent — et surtout, elles fixent ce qu'il devra éviter.

BaseCe qu'elle apporte à l'indice
Énergie et accèsAlimente C1 et C2. Établit surtout que l'écart entre méthodes de mesure de l'accès atteint 37 millions de personnes — l'indice devra choisir une méthode et le dire
Marchés carboneAlimente C4. Typologie en quatre postures : domestique, pivot, export, en construction — utilisable directement comme variable qualitative
Finance climatFournit le rapport fossile-renouvelable de 7 pour 1, variable candidate pour C4
TransportSignale que la teneur en soufre du carburant conditionne l'effet de toute norme — une variable de transition qui n'est mesurée nulle part
DéchetsFournit un levier méthane à effet rapide, absent de la plupart des cadres de transition
BiodiversitéFournit l'avertissement de méthode le plus utile : une cible en surface récompense la quantité et non le résultat
L'avertissement que cet indice retient de la base biodiversité. La critique adressée à la cible mondiale de conservation vaut mot pour mot ici : compter des mégawatts installés est facile, mesurer une transition ne l'est pas. Un pays peut accroître sa capacité renouvelable tout en augmentant sa consommation fossile plus vite encore. C'est pourquoi la composante C5, la plus difficile, est aussi la seule qui empêche l'indice de récompenser la quantité. Elle ne pourra pas être abandonnée pour cause de difficulté.

Ce qui sépare cette édition d'un indice noté

Trois opérations, dans cet ordre. Aucune ne dépend de la publication d'une donnée nouvelle par un État.

Première opération — extraire C1 pour les cinquante-quatre pays

Le registre publie la capacité installée par pays et par technologie, en mégawatts, en fin d'année civile. L'extraction porte sur un jeu de données déjà constitué ; elle produit la première colonne complète de l'indice, et elle rend immédiatement calculable la progression annuelle de chaque État.

Seconde opération — extraire C2 et la rapprocher de C1

Le rapport conjoint de suivi publie le taux d'accès par pays. Rapproché de la capacité installée, il produit l'indicateur le plus parlant de cet indice : la capacité renouvelable installée par habitant non desservi. Un pays qui construit sans raccorder et un pays qui raccorde sans construire n'ont pas la même transition, et aucune source existante ne les distingue.

Troisième opération — arbitrer la pondération, et la publier avant les scores

Cinq composantes de disponibilité inégale ne peuvent pas peser également. La pondération sera publiée et justifiée avant tout score, afin que personne ne puisse soupçonner qu'elle a été ajustée après coup pour produire un classement souhaité. C'est la règle que nous nous imposons, et elle vaut engagement.

Ce que cet indice ne fera pas, même une fois noté. Il ne présentera pas un score élevé comme une performance climatique. Un pays au parc majoritairement hydraulique hérite d'une géographie autant qu'il conduit une politique — l'Éthiopie a un réseau à cent pour cent renouvelable et tire quatre-vingts pour cent de ses émissions de l'agriculture. Le score dira ce qu'il mesure : l'état du système énergétique et de sa gouvernance, non le mérite d'un gouvernement.

Sources

DonnéeSourceMillésime
Parc renouvelable africain de 82 397 MW fin 2025 contre 71 111 un an plus tôt ; progression de 15,9 % soit 11,3 GW, la plus forte jamais enregistrée par le continent ; Afrique du Sud 16 598 MW, Éthiopie 10 082 MW, Égypte 9 258 MW ; parc mondial de 5 149 GW après 692 GW d'ajouts (+15,5 %), dont 511 GW de solaire photovoltaïque ; part des petits États insulaires à 0,2 % du cumul mondial ; publication par pays et par technologie à partir des déclarations des autorités nationalesRegistre annuel de capacité renouvelable d'une agence intergouvernementale de l'énergie, édition 2026mars et juillet 2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Écart entre les deux comptages mondiaux — 692 GW contre environ 800 GW — et explication méthodologique : capacité déclarée par les autorités nationales contre estimations de marchéAnalyse comparative des deux publications de référencejuillet 2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Taux d'accès à l'électricité par pays ; part rurale ; progression annuelleRapport conjoint de suivi de l'objectif de développement durable relatif à l'énergie, produit par cinq institutions internationales — source retenue pour la composante C22026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Correspondants institutionnels par mécanisme et par paysAnnuaire des 54 de cet observatoire, construit par croisement de cinq registres multilatéraux2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Typologie des postures de marché carbone ; rapport fossile-renouvelable ; écart de méthode sur la mesure de l'accès ; instabilité des inventaires nationauxBases thématiques Marchés carbone, Finance climat, Énergie et accès, et première édition de l'indice de résilience2026Référence incomplète — document exact, page ou tableau et URL probante à vérifier. Valeur non validée dans cet audit (18 septembre 2026).
Note de méthode. Trois calculs de cette édition sont propres à l'observatoire : la part africaine de 1,6 % du parc mondial, la concentration de 43,6 % dans trois pays, et la comparaison des taux de progression africain et mondial. Tous dérivent de valeurs publiées par la même source. Le choix de retenir la source déclarative plutôt que la source estimative pour l'ensemble de l'indice est explicité au corps du texte, afin d'être opposable.
Ce que cette édition ne peut pas encore faire. Elle ne publie aucun score, pour aucun pays. Elle publie la carte des sources qui permettra de les calculer — et affirme, ce que la première édition de l'indice de résilience ne pouvait pas affirmer, que ce calcul est à portée sans qu'aucun État ait à produire une donnée nouvelle.