Initiatives Africa Observatoire des Mines
RDCPlafond d'exportation de cobalt fixé à 96 600 t/an pour 2026 et 2027
GuinéeSimandou : 2,2 Mt expédiées en mai 2026 depuis Morebaya
NigerConcession d'Arlit annulée par le Conseil des ministres du 18 mai 2026
Zambie890 346 t de cuivre en 2025, objectif du million manqué
AngolaPremier transport de cobalt sur le corridor de Lobito en mai 2026
Cameroun44 t d'or enregistrées à Dubaï 2021-2025, 3,4 Md$ — Sonamines, 25 mai 2026
MaliLoulo-Gounkoto : règlement de 430 M$ puis extension décennale du permis
Côte d'Ivoire1re destination africaine de l'exploration en 2025 : 186 M$
WashingtonCritical Minerals Ministerial du 4 février 2026 : 50+ pays, 7 africains
Observatoire n° 05 · 54 pays · 24 substances · Édition du 31 juillet 2026

La valeur captée,
pas le tonnage extrait.

Le continent est déjà classé partout par ses réserves. Il n'est nulle part classé par ce qu'il retient. Cet observatoire pose une seule question à chaque page : combien de dollars restent dans le pays par tonne sortie, et à quel titre ? Les barres ci-dessous suivent cinq maillons, de la mine au produit fini. La part dorée est celle qui se joue sur le sol africain.

maillon réalisé en Afrique maillon réalisé hors du continent point de rupture de la chaîne
Cobalt RDC · 74 % de l'offre mondiale
230 000 t produites en 2025. Le raffinage se fait très majoritairement hors du continent.
Mine
Concentré / hydroxyde
Raffinage
Cathode / précurseur
Batterie
Cuivre RDC · Zambie
Cathodes : 84 % du cuivre métal exporté par la RDC en 2025. Le maillon raffinage est, lui, largement tenu.
Mine
Concentré
Cathode
Fil / laminé
Équipement
Fer Guinée · Simandou
Minerai à haute teneur expédié brut. Aucun maillon sidérurgique sur le tracé à ce jour.
Mine
Bouletage
Fonte / DRI
Acier
Produit long
Bauxite Guinée · 1er exportateur mondial
Le passage bauxite → alumine est le seuil que les politiques d'interdiction d'export brut visent depuis dix ans.
Mine
Alumine
Aluminium
Demi-produit
Produit fini
Or ~1/3 de la production mondiale
Chaîne courte : la valeur ne fuit pas au raffinage, elle fuit à la déclaration douanière.
Mine / orpaillage
Doré
Affinage
Négoce
Bijou / réserve
Phosphates Maroc
Le contre-exemple continental : la chaîne est tenue jusqu'à l'engrais fini et exportée comme telle.
Mine
Roche lavée
Acide
Engrais
Formulation
01 — Tableau de bord continental

45 indicateurs, sept familles

Chaque cellule porte sa source et son millésime. Les cellules marquées « à collecter » ne sont pas des trous : ce sont les travaux ouverts de la phase 1. Rien n'est publié sans source.

Ressource

7 indicateurs
74 %
Part de la RDC dans la production mondiale de cobalt en 2025
USGS Mineral Yearbook 2026
230 000 t
Cobalt produit par la RDC en 2025, contre 226 000 t en 2024
USGS Mineral Yearbook 2026
44 000 t
Indonésie, 2e producteur mondial de cobalt — l'ordre de grandeur du concurrent
USGS Mineral Yearbook 2026
8 Mds t
Ressource estimée du gisement de fer de Simandou, Guinée
Presse spécialisée, 2024 — à confirmer sur rapport technique
—
Réserves prouvées africaines par substance, en part mondiale
Chantier phase 1 · USGS + BGS
—
Couverture cartographique géologique, en % du territoire, par pays
Chantier phase 1 · services géologiques nationaux
—
Âge médian des levés géophysiques nationaux
Chantier phase 1

Production

8 indicateurs
3,4 Mt
Cuivre métal, RDC 2025 — 2e rang mondial derrière le Chili (5,3 Mt), devant le Pérou (2,7 Mt)
CTCPM · bulletin statistiques minières 2025
890 346 t
Cuivre, Zambie 2025, +8 % sur un an — objectif du million de tonnes manqué
Ministère des Mines, 27 janvier 2026
388 838 t
Cuivre en concentré à Kamoa-Kakula en 2025, taux de récupération 85,6 %
Ivanhoe Mines, janvier 2026
2,2 Mt
Fer expédié depuis Morebaya en mai 2026, contre ~600 000 t/mois au démarrage
Bloomberg, 3 juin 2026
120 Mt/an
Capacité cible de Simandou à plein régime, sur quatre blocs
Consortiums SimFer et WCS
36 100 t
Cobalt produit par Glencore en RDC en 2025, en repli de 5 % sous l'effet des restrictions
Rapport annuel Glencore, février 2026
—
Production africaine d'or, industrielle et artisanale, pays par pays
Chantier phase 1
—
Part artisanale estimée par substance, en fourchette
Chantier phase 1 · charte : jamais de point unique

Transformation

6 indicateurs
84 %
Part des cathodes dans le cuivre métal exporté par la RDC en 2025 — 2 847 442 t
CTCPM · bulletin 2025
500 000 t/an
Capacité nominale de la fonderie de Kamoa-Kakula, premières anodes en janvier 2026
Ivanhoe Mines, janvier 2026
10 %
Part du plafond congolais de cobalt réservée aux projets de transformation locale
ARECOMS, communiqué de septembre 2025
700 $/t
Acide sulfurique au comptant à Kolwezi après l'interdiction d'export zambienne de septembre 2025
Presse minière, janvier 2026
—
Capacités de raffinage installées en Afrique, par substance
Chantier phase 1 — cœur de l'indice IAVM
—
Projets d'usines : annoncés / en construction / en service — trois colonnes, jamais une
Chantier phase 1

Recettes publiques

6 indicateurs
165 Mds FCFA
Pertes fiscales du Cameroun sur l'or pour la seule année 2023, selon l'ITIE
Rapport ITIE Cameroun 2023, présenté en décembre 2025
430 M$
Règlement versé par Barrick au Mali en novembre pour clore le litige fiscal de Loulo-Gounkoto
Reuters, février 2026
1 Md$
Chiffre d'affaires passé en pertes par l'exploitant après la fermeture du complexe pendant l'essentiel de l'année
Reuters, février 2026
10 %
Redevance à acquitter avant tout embarquement dans le régime congolais de quotas
ARECOMS / Reuters, décembre 2025
—
Recettes minières en part du budget de l'État, 54 pays
Chantier phase 1 · rapports ITIE + lois de finances
—
Fonds souverains et fonds de générations futures adossés aux mines
Chantier phase 1

Investissement et exploration

7 indicateurs
1,44 Md$
Budgets d'exploration en Afrique en 2025, en hausse de 11 % sur un an
S&P Global · World Exploration Trends 2026
12,40 Md$
Budget mondial d'exploration non ferreuse 2025, en repli de 0,6 % — troisième année de baisse
S&P Global, mars 2026
11,6 %
Part de l'Afrique dans le budget mondial d'exploration, rapport des deux lignes ci-dessus
Calcul Initiatives Africa sur données S&P Global
186 M$
Côte d'Ivoire, 1re destination africaine en 2025 : ~13 % du total continental
S&P Global · World Exploration Trends 2026
6,15 Md$
Exploration aurifère mondiale 2025, +11 % — premier poste mondial
S&P Global, mars 2026
3,27 Md$
Exploration cuprifère mondiale 2025, record sur douze ans
S&P Global, mars 2026
71,5 M$
Exploration cuprifère reçue par la RDC en 2024, contre 637 M$ au Chili — 2e producteur mondial, avant-dernière région
S&P Global, mars 2025

Gouvernance et souveraineté

6 indicateurs
96 600 t/an
Plafond congolais d'exportation de cobalt pour 2026 et 2027, dont 87 000 t au prorata et 9 600 t en réserve d'État
ARECOMS, septembre 2025
>60 %
Part des quotas contrôlée par trois groupes : CMOC, Glencore et Eurasian Resources Group
ARECOMS / presse spécialisée, juin 2026
61 %
Part des exportations congolaises de cuivre métal assurée par 10 sociétés sur 74 recensées
CTCPM · bulletin 2025
>90 %
Part du potentiel minier congolais déclarée inexploitée par le ministère des Mines
Ministère des Mines RDC, février 2026
7 pays
Délégations africaines à la Critical Minerals Ministerial de Washington, 4 février 2026, sur 50+ pays
Comptes rendus de presse, février 2026
—
Statut ITIE, cadastre en ligne et publication des contrats, 54 pays
Chantier phase 1 — cœur de l'indice IGRS

Chaîne logistique

5 indicateurs
1 300 km
Corridor de Lobito, du port atlantique angolais à la frontière congolaise — l'une des liaisons les plus courtes entre la ceinture de cuivre et la mer
BAD 2023 · Global Gateway
200 000 t
Fret international acheminé par le corridor en 2025, pour un objectif d'un million de tonnes par an
Opérateur du corridor, mai 2026
mai 2026
Premier transport de cobalt sur le corridor, après le premier cuivre en 2024
Opérateur du corridor, mai 2026
2028
Année annoncée pour la mise en service du tracé complet
Commission européenne / presse, mai 2026
650 km
Voie ferrée du Transguinéen construite pour Simandou, pour ~20 Md$ d'investissement total
Communication officielle, novembre 2025
Partenaire stratégique de l'observatoire
Concessionnaire officiel Cat · 11 pays
Groupe Neemba
Partenaire stratégique

L'Observatoire des mines d'Afrique est réalisé avec le soutien du Groupe Neemba

Présent dans 11 pays d'Afrique, le Groupe Neemba est le concessionnaire officiel Caterpillar sur le continent. Depuis 1932, son activité accompagne les secteurs qui font tourner les économies africaines : engins et équipements miniers, énergie, maintenance et formation des opérateurs. Une expertise construite autour d'un enjeu essentiel : permettre aux équipements critiques de rester disponibles lorsque la production ne peut pas s'arrêter.

Découvrir Neemba

Le contenu éditorial de cette rubrique relève de la seule responsabilité d'Initiatives Africa.

Éclairage partenaire · Expertise minière

L'équipement minier, le nerf discret de la production

Dans une mine, la disponibilité des engins décide directement du tonnage qui peut être produit. Une pelle, un tombereau ou un équipement critique à l'arrêt ne représente pas seulement une machine immobilisée : il peut ralentir toute une chaîne opérationnelle.

L'exploitant n'achète donc pas uniquement une machine. Il achète un temps de marche garanti. En Afrique, cette continuité de service structure le projet minier : équipements, énergie, maintenance et compétences doivent fonctionner ensemble pour soutenir durablement la production.

01 · FLOTTE

Flotte

Engins et équipements conçus pour répondre aux exigences des opérations minières.

02 · ÉNERGIE

Énergie

Des solutions d'alimentation essentielles à la continuité des opérations et des sites.

03 · MAINTENANCE

Maintenance

La disponibilité des équipements repose sur une maintenance capable d'accompagner le rythme de la production.

04 · FORMATION

Formation

La performance des équipements passe aussi par les femmes et les hommes qui les conduisent et les exploitent.

Éclairage apporté par Neemba, concessionnaire officiel Caterpillar en Afrique

02 — Indicateur prioritaire de l'observatoire

L'écart déclaratif sur l'or

Aucune institution ne publie, pays par pays et année par année, l'écart entre ce qu'un État africain déclare exporter en or et ce que ses partenaires déclarent en importer. C'est l'indicateur que cet observatoire produira en premier. Le Cameroun en est la démonstration : les deux séries existent, personne ne les avait mises côte à côte.

Déclaré à l'exportation — Cameroun
22,3 kg
En 2023, pour une production nationale officiellement enregistrée à 953 kg. En 2024 : 3,8 kg déclarés. En 2025 : aucun gramme officiellement exporté.
Tracé à l'importation — partenaires
15,2 t
Pour la même année 2023, dont plus de 90 % vers les Émirats arabes unis. En 2024 : 12,2 t. En 2025 : 8,4 t, chiffre présenté comme provisoire.

Ce que l'écart vaut, et pourquoi il est publiable

Sur 2021-2025, 44 tonnes d'or ont été enregistrées à Dubaï comme provenant du Cameroun, pour une valeur estimée à 3,4 milliards de dollars, soit environ 1 914 milliards de francs CFA. Ces données ont été compilées par la société nationale des mines à partir des statistiques transmises par les autorités émiraties et rendues publiques le 25 mai 2026. L'ITIE, de son côté, évalue les pertes fiscales de la seule année 2023 à environ 165 milliards de francs CFA.

À l'échelle continentale, les ordres de grandeur disponibles divergent et sont publiés comme tels : une étude de Swissaid retient 435 tonnes exportées hors circuits déclarés, soit l'équivalent d'environ 40 % de la production du continent ; une lecture fondée sur les travaux du Conseil mondial de l'or situe le volume annuel entre 321 et 474 tonnes, pour 24 à 35 milliards de dollars. L'observatoire ne tranche pas entre ces estimations : il construit la série pays par pays à partir des deux jeux de déclarations douanières, seule méthode qui rende l'écart opposable.

Donnée vérifiable · rapprochement bilatéral

Ce qui sort, ce qui arrive

Chaque tonne d'or quittant le continent est déclarée deux fois : une fois par l'État qui l'exporte, une fois par celui qui l'importe. Les deux chiffres devraient concorder. Ce tableau les rapproche, sans commentaire. Ne figurent ici que les paires pour lesquelles les deux déclarations ont été établies et datées ; les autres sont listées plus bas comme chantiers ouverts.

déclarations concordantes · écart ≤ 25 % écart significatif · 25 à 100 % écart majeur · supérieur à 100 % écart non calculable
Pays exportateur Destination Année Déclaré à l'export Déclaré à l'import Écart
Cameroun Émirats arabes unis 2023 22,3 kg 15,2 t ×682
Cameroun Émirats arabes unis 2024 3,8 kg 12,2 t ×3 211
Cameroun Émirats arabes unis 2025 0 8,4 t non calculable
Guinée Toutes destinations 2021 83,014 t 107,3 t +29,3 %
Quatre paires établies · dernière vérification : 31 juillet 2026

Cameroun : compilation de la société nationale des mines à partir des statistiques transmises par les autorités émiraties, publiée le 25 mai 2026 ; production nationale enregistrée à 953 kg en 2023 selon le rapport ITIE. Guinée : déclarations d'exportation guinéennes et déclarations d'importation des pays de destination, exercice 2021. Le chiffre 2025 du Cameroun est présenté comme provisoire par sa source.

Chantiers ouverts

Sénégal, Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana et Niger : la déclaration d'importation des partenaires est disponible, la déclaration d'exportation nationale reste à rassembler. Ces six paires ne sont pas affichées tant que leurs deux termes ne sont pas établis. Jalon fixé : série annuelle complète sur dix exercices pour les huit pays de la ceinture birimienne.

Comment lire ces chiffres

Un écart n'est pas une fraude. Il mesure la distance entre deux déclarations douanières portant sur le même flux. Il peut aussi provenir de délais d'enregistrement, de différences de nomenclature ou de réexportations mal attribuées. L'observatoire publie l'écart comme écart et ne le qualifie pas.

Les deux chiffres sont officiels. Aucun n'est une estimation d'organisation non gouvernementale : l'un émane du pays exportateur, l'autre du pays importateur. Un écart de cet ordre appelle une explication de la part de ceux qui produisent ces chiffres, pas une interprétation de la part de ceux qui les rapprochent.

Un écart nul ne prouve rien. Il signifie que les deux administrations s'accordent, non que la totalité du métal a été déclarée. L'or qui ne franchit jamais de poste douanier n'apparaît dans aucune des deux colonnes.

Les grandeurs ne s'additionnent pas. Un écart bilatéral et un écart entre production estimée et production déclarée mesurent deux choses différentes. Ce tableau ne contient que des écarts bilatéraux.

03 — Couverture

Les 54 pays, par région de l'Union africaine

Une fiche par pays, dix onglets. Les dix pays marqués d'un point doré composent le programme pilote de la phase 1. La substance indiquée est la substance dominante déclarée ; elle sera confirmée ou corrigée par la fiche pays.

Note de référentiel

L'observatoire compte 54 pays. L'Union africaine en reconnaît 55 avec la République arabe sahraouie démocratique ; le Sahara occidental n'apparaît pas ici, faute de figurer dans les registres statistiques et miniers utilisés comme sources de rang 1. La règle est la même que celle retenue par l'Observatoire de l'Environnement et du Climat.

04 — Les 24 substances suivies

Une fiche par minerai, une barre de valeur par fiche

Métaux de la transition, métaux historiques, et la catégorie que presque personne ne documente : les minéraux de développement, dont le poids économique réel est souvent supérieur à celui de l'or dans les économies qui n'exportent pas.

Pourquoi le charbon reste dans le périmètre

Il pèse encore lourd dans les recettes et l'emploi d'Afrique australe. L'écarter par convenance éditoriale fausserait toute lecture de la valeur captée dans la région. Il est donc suivi comme actif hérité : recettes, emplois et engagements de fermeture publiés d'un côté, contrainte de transition renvoyée en lien croisé vers l'Observatoire de l'Environnement et du Climat de l'autre. L'observatoire expose les deux faces ; il n'arbitre pas à la place des États.

05 — Contrôle capitalistique

Qui opère, et sous quel pavillon

Première table de la base sociétés. La colonne « nationalité du capital » est le vrai sujet : elle explique où part le concentré, et donc où se joue le maillon suivant de la barre de valeur.

GroupeCapitalSubstancesPays africainsRepère vérifié
CMOCChineCobalt CuivreRD Congo1er exportateur congolais de cobalt en 2025 · CTCPM
GlencoreSuisseCobalt CuivreRD Congo, Zambie36 100 t de cobalt en RDC en 2025, −5 % · rapport annuel
Ivanhoe MinesCanadaCuivreRD Congo, Zambie, AngolaKamoa-Kakula : 388 838 t de concentré en 2025
Zijin MiningChineCuivre OrRD Congo, ÉrythréeCoactionnaire de Kamoa à 39,6 %
Eurasian Resources GroupKazakhstanCobalt CuivreRD Congo, ZimbabweParmi les trois premiers détenteurs de quotas cobalt
GécaminesRD Congo · ÉtatCuivre CobaltRD CongoPartenaire de la majorité des joint-ventures du Katanga
Rio Tinto / SimFerRoyaume-Uni · AustralieFerGuinée, MadagascarSimandou blocs 3 et 4, avec l'État guinéen et CIOH
Winning Consortium SimandouSingapour · ChineFerGuinéeSimandou blocs 1 et 2
Barrick MiningCanadaOr CuivreMali, Tanzanie, Côte d'Ivoire, RDC, Zambie430 M$ versés au Mali, permis prolongé d'une décennie
AngloGold AshantiAfrique du Sud · cotation USOrGhana, Tanzanie, Guinée, RDCÀ compléter · rapports trimestriels
Gold FieldsAfrique du SudOrGhana, Afrique du SudÀ compléter
Sibanye-StillwaterAfrique du SudMGP OrAfrique du Sud, ZimbabweÀ compléter
Impala PlatinumAfrique du SudMGPAfrique du Sud, ZimbabweÀ compléter
OCPMaroc · ÉtatPhosphatesMarocChaîne intégrée jusqu'à l'engrais — cas de référence IAVM
Vedanta / KCMIndeCuivreZambieProduction quadruplée à 80 215 t en 2025

Les mentions « à compléter » signalent des lignes en statut à confirmer : elles ne portent pas encore de chiffre parce qu'aucune source de rang 1 ou 3 n'a été rapprochée. Elles ne seront pas chiffrées avant de l'être.

→ La fiche complète · base sociétés

06 — Instruments propriétaires

Deux indices, une méthode publiée

Aucun classement ne sortira sans sa formule. La première édition chiffrée interviendra après consolidation des dix fiches pilotes, pas avant.

IAVM

Indice africain de valorisation minière

Dix piliers équipondérés, note sur 100. Un pays n'est noté qu'à partir de huit piliers renseignés ; en deçà, il est publié « non noté », jamais estimé.

  1. Part de la production raffinée sur le sol national
  2. Valeur ajoutée retenue par tonne exportée
  3. Capacité industrielle aval installée
  4. Contenu local en emplois qualifiés
  5. Achats et sous-traitance locale
  6. Énergie disponible pour la transformation
  7. Connexion logistique aux ports
  8. Formation, géologie et recherche
  9. Captation publique effective de la rente : dividendes, redevances ou obligations d'actionnariat
  10. Effet d'entraînement mesuré sur le reste de l'économie

Révision du pilier 09, juillet 2026. Formulé à l'origine comme « participation publique effective », il pénalisait à tort l'Afrique du Sud — dont l'obligation porte sur l'actionnariat privé — et créditait mécaniquement le Maroc, dont l'opérateur est intégralement public. Il mesure désormais le rendement effectivement capté par la puissance publique, quel qu'en soit le véhicule. Le Ghana valide la redéfinition : aucune participation au capital, et la captation la plus forte du programme pilote.

Champion ≥ 70 Leader 55-69 En transition 40-54 Émergent < 40
IGRS

Indice de gouvernance des ressources stratégiques

Six composantes binaires ou graduées, vérifiables par un tiers en moins d'une heure. C'est la condition posée : un indice de gouvernance qu'on ne peut pas recalculer soi-même n'a aucune valeur.

  1. Cadastre minier consultable en ligne
  2. Publication effective des contrats et avenants
  3. Statut ITIE et régularité des rapports
  4. Registre des bénéficiaires effectifs
  5. Traçabilité des recettes jusqu'au budget
  6. Existence et audit d'un fonds dédié

Assistant

« Mines'Africa Intelligence » répond uniquement sur les données de l'observatoire, cite sa source et sa date, et refuse de répondre lorsque la donnée est en statut « à collecter ».

07 — Architecture éditoriale

Seize observatoires spécialisés

Chacun est une base autonome, avec sa propre signature graphique et son propre indicateur manquant à produire.

Vingt outils

Spécifiés en phase 1, développés en phase 2. Chacun n'utilise que des données publiées de l'observatoire.

01Simulateur de recettes fiscalesPrix × tonnage × régime
02Comparateur de codes miniersArticle par article
03Calculateur de valeur perdueExport brut contre transformé
04Convertisseur teneurs et unitésOnce, tonne, ppm, %
05Suivi de prix multi-substancesSources de cotation citées
06Comparateur pays à paysJusqu'à quatre juridictions
07Cartographie des permisFonds cadastraux officiels
08Coût logistique par corridorTonne-kilomètre
09Simulateur d'usineSeuil de rentabilité
10Traceur de chaîneDe la mine au port
11Alerte réglementaireCodes, décrets, quotas
12Générateur de fiche projetFormat bailleur
13Comparateur de participations d'ÉtatGratuites, payantes, dividendes
14Suivi des arbitragesAffaires, montants, issues
15Empreinte énergétiqueMWh par tonne produite
16Redevance artisanaleSimulation de formalisation
17Comparateur de fondsRègles et rendements
18Tableau de bord juniorsLevées, permis, forages
19API documentéeAccès aux séries vérifiées
20Exports PDF, Excel, CSVSur chaque page
08 — Production

Trois phases, dix pilotes

Le programme pilote couvre les six grandes familles de rente minière du continent : cuivre-cobalt, métaux précieux, bauxite-fer, phosphates, uranium et métaux de batterie. Le Botswana, la Namibie, le Mozambique et la Tanzanie ouvrent la phase 2.

Phase 1 · achevée

Le socle

  • Accueil et dossier d'architecture
  • Dix fiches pays pilotes : Sénégal, RD Congo, Afrique du Sud, Guinée, Ghana, Zambie, Maroc, Zimbabwe, Mali, Niger
  • Trois bases thématiques : cobalt et batteries, or et flux illicites, corridors
  • Première série de l'écart déclaratif sur l'or
  • Déploiement VPS et pavé « Les Observatoires »
Phase 2 · en cours

L'extension

  • 13 fiches pays restantes
  • Première édition chiffrée de l'IAVM et de l'IGRS
  • Base sociétés : fiches individuelles
  • Carte interactive et fonds cadastraux
Phase 3

L'instrument

  • API publique documentée
  • Indices de prix propriétaires et décote africaine mesurée
  • Versions anglaise, arabe et portugaise
  • Classements annuels et rapport de référence
09 — Sources

Quatre rangs, une règle

Une donnée n'entre dans l'observatoire qu'avec sa source, sa date et son millésime. La presse spécialisée établit l'événement ; elle n'établit jamais seule un chiffre structurel.

Rang 1 — sources dépositaires. Cadastres miniers nationaux, ministères des Mines, cellules statistiques (CTCPM en RD Congo), banques centrales, offices des changes, rapports pays de l'ITIE, bulletins de statistiques minières.

Rang 2 — institutions de référence. USGS, British Geological Survey, S&P Global Market Intelligence, Cobalt Institute, Conseil mondial de l'or, Agence internationale de l'énergie, Banque mondiale, Banque africaine de développement, Commission économique pour l'Afrique, Centre africain de développement minier, African Mining Legislation Atlas, Natural Resource Governance Institute, Processus de Kimberley.

Rang 3 — déclarants privés. Rapports annuels et publications trimestrielles des sociétés cotées, chambres des mines nationales, rapports techniques conformes aux codes de déclaration des ressources.

Rang 4 — presse spécialisée. Agence Ecofin, Reuters, Bloomberg, Fastmarkets, Benchmark Mineral Intelligence, Jeune Afrique, Mining Weekly, presse nationale minière. Citée pour l'événement, la date et la déclaration ; jamais seule pour une série.

Règle de conflit. Deux sources divergentes : les deux valeurs sont publiées, l'écart est signalé, l'arbitrage est différé et documenté. Aucun chiffre n'est moyenné pour faire disparaître un désaccord.

10 — Cinq séries de données

Un chantier resserré, un résultat chiffré

Chaque série part d'un seul chantier de données, documenté jusqu'au bout, plutôt que d'une couverture large et superficielle.

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